LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2505405

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2505405

vendredi 1 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2505405
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B tendant à la suspension de quatre saisies administratives à tiers détenteur émises pour un indu de rémunération. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de requête au fond en annulation des décisions contestées, ni joint la copie de cette requête, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a prononcé le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes indemnitaires et de frais, sans examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées les 25 et 28 juillet 2025, Mme A B, doit être regardée comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution des quatre saisies administratives à tiers détenteurs émises le 21 mars 2025 par le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et de Haute-Garonne, au titre d'indus sur rémunération, pour un montant global de 5 221,88 euros ;

2°) d'annuler les quatre saisies à tiers détenteurs ;

3°) de condamner l'Etat à lui rembourser la somme de 200 euros correspondant aux frais bancaires assortis des pénalités ainsi que les frais bancaires à venir ;

4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme globale de 3 600 euros en réparation des préjudices subis au titre du préjudice financier et des troubles dans les conditions d'existence ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a des difficultés financières, dès lors qu'elle est actuellement sans emploi, en arrêt de travail depuis le 18 février 2025 pour maladie ordinaire dans l'attente d'une reconnaissance de son accident de travail ;

- les créances sont inexigibles au regard de la prescription quadriennale ;

- les indus en litige sont créateurs de droit, dès lors que leur réclamation est intervenue plus de quatre mois après la date de paiement des rémunérations ;

- l'administration a commis une faute de nature à engager sa responsabilité ;

- le préjudice financier s'élève à la somme de 1 100 euros ;

- les troubles dans les conditions d'existence s'élèvent à la somme de 2 500 euros.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Soddu, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes du second alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Aux termes de l'article L. 522- 3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, selon l'article R. 522-2 du même code, les dispositions de l'article R. 612-1 de ce code qui imposent au juge d'inviter l'auteur de conclusions entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours à les régulariser, ne sont pas applicables au juge des référés statuant en urgence.

2. Mme B n'a introduit aucune requête au fond tendant à l'annulation des quatre saisies administratives à tiers détenteurs émises le 21 mars 2025 par le directeur régional des finances publiques d'Occitanie et de Haute-Garonne dont elle demande la suspension et n'a pas joint à sa requête en référé, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 522-1 du code de justice administrative précité, une copie de cette requête.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B est manifestement irrecevable et qu'il y a lieu de la rejeter en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Toulouse, le 1er août 2025.

La juge des référés,

N. SODDU

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielles en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions