Le Tribunal Administratif de Toulouse a statué sur un recours pour excès de pouvoir de M. Jaber contre un arrêté préfectoral l'assignait à résidence. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, car l'arrêté contesté était fondé sur une obligation de quitter le territoire français qui avait été annulée par un jugement antérieur, privant ainsi l'assignation de base légale. En conséquence, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. Jaber au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les , , représenté par Me , demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du par lequel le préfet de la Haute-Garonne l’a assigné à résidence ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de euros à son conseil en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l’arrêté est dépourvu de base légale dès lors qu’il se fonde sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
- il est entaché d'un défaut de motivation. ;
Par un mémoire en défense enregistré le , le préfet de la Haute-Garonne conclut au non-lieu à statuer.
Par un courrier enregistré le 9 octobre 2025, M. Jaber a indiqué maintenir sa demande de condamnation de l’Etat au paiement des frais irrépétibles.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Gigault, première conseillère, pour statuer sur les demandes présentées au titre des articles L. 921-1, L. 921-2, L. 921-3, L. 921-4, L. 922-1 et L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Les parties ont régulièrement été averties du jour de l’audience.
Le rapport de Mme Gigault a été entendu au cours de l’audience publique.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d’annulation :
Par un jugement n° 2506758, le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’arrêté du 18 septembre 2025 par lequel le préfet de la Haute-Garonne avait fait obligation à M. Jaber de quitter le territoire français et l’avait interdit de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le préfet de la Haute-Garonne en conclut que cette décision a pour effet d’abroger l’arrêté du 24 septembre 2025, ce qui n’est pas contesté par le requérant. Dans ces conditions, il n’y a plus lieu de statuer sur la demande tendant à l’annulation de cet arrêté.
Sur les frais liés au litige :
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la demande de M. Jaber tendant à l’annulation de l’arrêté du 24 septembre 2025 du préfet de la Haute-Garonne.
Article 2 : l’Etat versera à M. Jaber une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à , à Me et au préfet de la Haute-Garonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2025.
La magistrate désignée,
S. Gigault
La greffière,
V. Bridet
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef