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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2507382

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2507382

mercredi 7 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2507382
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du maire de Toulouse du 9 juillet 2025 supprimant sa nouvelle bonification indiciaire (NBI). La requérante soutenait que cette suppression n'était pas fondée sur ses missions ou la nature de ses fonctions. Le tribunal a estimé que ce moyen, non précisé et dépourvu d'argumentation juridique, n'était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2025, Mme B... A... demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 9 juillet 2025 par lequel le maire de la commune de Toulouse a décidé de lui supprimer le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er juillet précédent ;

2°) d’enjoindre à ladite commune de procéder à la reconstitution de ses droits financiers à compter du 1er juillet 2025, notamment par le versement rétroactif de ladite bonification.

Elle soutient que la suppression de la NBI n’est fondée sur aucun élément relatif à ses missions et la nature de ses fonctions.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ».

2. A l’appui de sa requête, Mme A... se borne à soutenir que la suppression de la nouvelle bonification indiciaire décidée par l’arrêté attaqué n’est fondée sur aucun élément relatif à ses missions non plus qu’à la nature de ses fonctions. Un tel moyen, qui n’est pas davantage précisé et qui ne repose sur aucune argumentation juridique, n’est pas assorti des précisions suffisantes permettant d’en apprécier le bien-fondé. Dans ces conditions, et dès lors que la requête n’a été suivie dans le délai de recours contentieux, lequel a commencé à courir au plus tard à la date d’introduction de celle-ci, d’aucune production comportant d’autres moyens, la requête de Mme A... doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Toulouse le 7 janvier 2026.


La présidente de la 6ème chambre,




M-O. MEUNIER-GARNER


La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,




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