LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2507594

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2507594

vendredi 31 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2507594
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantFAURE-PIGEYRE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A.... Celle-ci contestait la décision du maire de Toulouse modifiant ses horaires de travail pour inclure un dimanche après-midi par mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'avoir apporté des précisions suffisantes sur les répercussions concrètes de cette modification sur sa situation personnelle ou sur la gravité de l'atteinte à son repos dominical.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 24 octobre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Faure-Pigeyre, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision du 26 août 2024, notifiée le 27 août 2024, par laquelle le maire de Toulouse a rejeté son recours gracieux du 2 juillet 2024 tendant à se voir exonérer du travail dominical toutes les quatre semaines à compter du 1er janvier 2025 et à voir maintenu son emploi du temps initial à la bibliothèque d’étude et de patrimoine de Toulouse ;

2°) d’enjoindre au maire de Toulouse de la rétablir dans ses fonctions et son emploi du temps initial et de ne pas l’inscrire sur le planning d’une autre bibliothèque ouvrant le dimanche.

Elle soutient que :
en ce qui concerne la condition tenant à l’urgence :
ses conditions de travail sont compromises et elle est exposée à une sanction disciplinaire compte tenu de son refus de se soumettre à la décision contestée fixant un cycle de travail la conduisant à travailler un dimanche après-midi par mois depuis le 1er janvier 2025.

en ce qui concerne la condition tenant à l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
la décision en litige est entachée d’un vice de procédure en ce que l’avis de la commission sociale territoriale n’a pas été sollicité ;
elle méconnaît le principe du contradictoire ;
elle est entachée d’un défaut de motivation ;
elle méconnaît les dispositions de l’article L. 611-2 du code général de la fonction publique et son décret d’application n° 2001-623 ;
elle est entachée d’un détournement pouvoir en ce que le maire de Toulouse a rejeté sa demande circonstanciée avant que la délibération du conseil municipal fixant ses nouveaux horaires de travail lui soit opposable ;
elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation dès lors que d’une part, la requérante, agent territorial travaillant à la bibliothèque d’étude et du patrimoine de Toulouse depuis plus de 25 années ne peut voir ses horaires de travail modifiés par une organisation commune à l’ensemble des bibliothèques de Toulouse sans qu’il soit justifié de la nécessité impérieuse de sa présence personnelle un dimanche après-midi sur quatre en période scolaire, d’autre part cette modification substantielle de son temps de travail méconnaît son droit fondamental au repos dominical.

Vu :
-
les autres pièces du dossier ;
-
la requête n° 2406588 enregistrée le 28 octobre 2024 tendant à l’annulation de la décision contestée.

Vu :
le code général de la fonction publique ;
le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Bouisset, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». L'article L. 522-3 de ce même code dispose toutefois : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire. ».
Il résulte des dispositions citées au point précédent que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision administrative contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il en va ainsi, alors même que cette décision n'aurait un objet ou des répercussions que purement financiers et que, en cas d'annulation, ses effets pourraient être effacés par une réparation pécuniaire. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
Pour justifier de l’urgence que présente la suspension de l’exécution de la décision en litige, Mme A... soutient que cette dernière porte gravement atteinte à son droit fondamental au repos dominical et que son refus de s’y soumettre l’expose en conséquence à une sanction disciplinaire. Toutefois, l’intéressée ne donne aucune indication ou précision sur les répercussions concrètes de la décision qu’elle conteste sur sa situation personnelle ou sur la gravité de l’atteinte que son temps de travail dominical mensuel d’une durée de 4h15 porterait aux intérêts qu’elle entend défendre au regard de la décision prise par le conseil municipal de Toulouse d’ouvrir ses bibliothèques municipales le dimanche pour faire évoluer l’offre de lecture publique. Dans ces conditions, Mme A... ne peut être regardée comme justifiant que la décision qu’elle conteste porte une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation caractérisant une situation d’urgence au sens des dispositions citées au point 1.
Par suite, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition tenant à l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de cette décision, il y a lieu de rejeter la requête de l’intéressée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 précité du code de justice administrative.































O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Une copie en sera adressée à la commune de Toulouse.

Fait à Toulouse, le 31 octobre 2025.



La juge des référés,




Karline BOUISSET



La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions