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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2508008

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2508008

lundi 15 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2508008
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMOURA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Var du 12 novembre 2025 le maintenant en rétention administrative. Entre-temps, une ordonnance du 16 novembre 2025 du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin à cette rétention. Le tribunal administratif a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et qu’il n’y avait plus lieu d’y statuer. La demande de frais irrépétibles a été rejetée, mais l’aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 novembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Moura, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’annuler l’arrêté du 12 novembre 2025 par lequel le préfet du Var l’a maintenu en rétention administrative ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu :
l’ordonnance du 16 novembre 2025 par laquelle la juge désignée par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin à la rétention de M. B... ;
les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique,
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal administratif a désigné Mme Gigault, première conseillère, pour statuer sur les demandes présentées au titre des articles L. 921-1, L. 921-2, L. 921-3, L. 921-4, L. 922-1 et L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.




Considérant ce qui suit :

1. En premier lieu, il y a lieu d’admettre provisoirement M. B... à l’aide juridictionnelle.

2. En deuxième lieu, aux termes de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. Il peut, par ordonnance : / (…) ; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours ; / (…) ».

3. Par une ordonnance du 16 novembre 2025, la juge désignée par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin à la rétention de M. B.... Dès lors, les conclusions de l’intéressé aux fins d’annulation de l’arrêté du 12 novembre 2025 portant maintien en rétention sont devenues sans objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.

4. En troisième lieu, dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B... sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation présentées par M. B....

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Moura et au préfet du Var.


Fait à Toulouse, le 15 décembre 2025.



La magistrate désignée,



S. GIGAULT











La République mande et ordonne à la préfète du Var, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme :

La greffière en chef,


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