Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant la décision du 28 octobre 2025 qui retirait son nom d’un arrêté de délégation de signature. Le juge a estimé que cette décision, relative à l’organisation du service, ne faisait pas grief car elle était sans incidence sur les droits statutaires ou les prérogatives du requérant et ne constituait pas une sanction déguisée. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 novembre 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 28 octobre 2025 par laquelle la directrice interrégionale Sud de la protection judiciaire de la jeunesse, agissant au nom du préfet de la région Occitanie, a modifié l'arrêté de délégation de signature du 15 mai 2023 en en retirant son nom.
Il soutient que :
- la décision attaquée n’a pas été publiée ;
- cette décision n’est pas motivée ;
- cette décision constitue une sanction déguisée ;
- cette décision porte atteinte au principe de sécurité juridique et au principe d’égalité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens. / (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 15 mai 2023, confirmé par un arrêté du 28 août 2025, le préfet de la région Occitanie a donné délégation, notamment, à M. B... en vue de l’édiction de différentes mesures d’ordre budgétaire dans le cadre de l’activité de la direction interrégionale Sud de la protection judiciaire de la jeunesse. Par un arrêté du 28 octobre 2025, une nouvelle délégation a été confiée à différents fonctionnaires de ce service, délégation dont a été exclu M. B....
3. L’arrêté du 28 octobre 2025 est relatif à l'organisation du service, est dépourvu de toute incidence sur les droits que le requérant tient de son statut et sur les prérogatives attachées à ses fonctions. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu’il constituerait une sanction disciplinaire déguisée. Il ne constitue donc pas une mesure faisant grief pouvant faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir de la part de M. B.... Par suite, la requête de celui-ci est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Toulouse, le 27 novembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
P. GRIMAUD
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,