Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La requérante avait adressé un recours gracieux à une autorité indéterminée, sans formuler de conclusions claires ni exposer de moyens, ce qui ne constitue pas une saisine contentieuse valide au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, écarte la demande sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 décembre 2025, Mme A... B... saisit le tribunal d’un recours gracieux adressé à une autorité indéterminée en vue d’obtenir la révision de son entretien professionnel du 22 septembre 2025.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes des dispositions de l’article R. 411-1 de ce code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ».
2. Mme B... a adressé au tribunal un recours gracieux adressé à une autorité indéterminée à laquelle elle indique qu’elle demande la réévaluation de son entretien professionnel et que « dans le cas contraire j’engagerais un recours contentieux devant le tribunal administratif ». Ainsi, le courrier soumis à la juridiction, qui ne comporte d’ailleurs aucune conclusion, ne peut donc être regardé comme un écrit destiné à saisir le tribunal d’une requête contentieuse. Sa demande est donc irrecevable en vertu des dispositions précitées de l’article R. 411-1 du code de justice administrative et elle doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Toulouse, le 26 décembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
P. GRIMAUD
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,