Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 12 décembre 2025 le maintenant en rétention administrative. Le juge a constaté que le maintien en rétention avait déjà pris fin par une ordonnance du tribunal judiciaire du 13 décembre 2025, rendant la requête sans objet dès son introduction. En application de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le recours a été jugé manifestement irrecevable et rejeté.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Saihi, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d’annuler l’arrêté du 12 décembre 2025 par lequel le préfet du Var l’a maintenu en rétention administrative ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil par l’application combinée de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
- l’ordonnance n° 25/03052 du 13 décembre 2025 par laquelle le vice-président désigné par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a mis à la rétention administrative de M. A... ;
La présidente du tribunal administratif a désigné M. Zouad, conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre des articles L. 921-1, L. 921-2, L. 921-3, L. 921-4, L. 922-1 et L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Considérant ce qui suit :
1. En premier lieu, aux termes de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. Il peut, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance ».
2. Par une ordonnance du 13 décembre 2025, antérieure à l’introduction du recours de M. A... devant ce tribunal, le vice-président désigné par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin au maintien en rétention de M. A.... Dès lors, la requête de M. A..., qui était dépourvue d’objet à la date de son introduction, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Saihi et au préfet du Var.
Fait à Toulouse, le 22 décembre 2025.
Le magistrat désigné,
Bachir Zouad
La République mande et ordonne à la préfète du Var, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,