LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2600089

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2600089

vendredi 9 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2600089
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par le GAEC WAPI et M. E... d'une demande de suspension de deux arrêtés préfectoraux du Gers instaurant une zone réglementée suite à un foyer de dermatose nodulaire contagieuse bovine. Les requérants invoquaient une atteinte grave à leurs libertés fondamentales (droit de propriété, libre disposition du cheptel) et un détournement de pouvoir. Le juge des référés a rejeté la requête pour incompétence territoriale, estimant que, en application des articles R. 221-3 et R. 312-10 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Pau, le siège des exploitations et la zone d'application des arrêtés étant situés dans le Gers.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2026, le GAEC WAPI, représenté par M. D... A... et Mme B... A..., et M. C... E..., demandent au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de l’arrêté n° 32-2025-12-12-00001S du préfet du Gers du 12 décembre 2025 déterminant une zone réglementée à la suite d’un foyer de dermatose nodulaire contagieuse bovine ;

2°) de suspendre l’exécution de l’arrêté n° 32-2025-12-19-00004 du préfet du Gers du 19 décembre 2025 déterminant une zone réglementée à la suite d’un foyer de dermatose nodulaire contagieuse bovine.

Ils soutiennent que :

- les arrêtés en litige portent une atteinte grave aux libertés fondamentales que constituent le droit à la libre disposition du cheptel et le droit de propriété alors que la dermatose nodulaire ne présente aucun risque pour la santé publique ;
- ils sont entachés de détournement de pouvoir, visent des règlements européens inapplicables en France et prescrivent des mesures qui présentent un caractère disproportionné.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné Mme Cherrier, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». Aux termes de l’article R. 522-8-1 du même code, « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance ».

2. En premier lieu, aux termes de l’article R. 312-10 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux législations régissant les activités professionnelles, notamment les professions libérales, les activités agricoles, commerciales et industrielles, la réglementation des prix, la réglementation du travail, ainsi que la protection ou la représentation des salariés, ceux concernant les sanctions administratives intervenues en application de ces législations relèvent, lorsque la décision attaquée n'a pas un caractère réglementaire, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve soit l'établissement ou l'exploitation dont l'activité est à l'origine du litige, soit le lieu d'exercice de la profession. Si, pour ces mêmes catégories de litiges, la décision contestée a un caractère réglementaire et ne s'applique que dans le ressort d'un seul tribunal administratif, ce tribunal administratif est compétent pour connaître du litige. (…) ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code, « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) Pau : Gers (…) ».

3. Le siège du GAEC WAPI et l’exploitation de M. E... sont situés respectivement à Castelnavet (32290) et à Bazian (32320), dans le département du Gers, où s’appliquent par ailleurs les arrêtés contestés. Par suite, en application des dispositions des articles R. 221-3 et R. 312-10 du code de justice administratif, leur requête relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Pau. Il y a lieu, par conséquent lieu de rejeter la requête comme portée devant un tribunal incompétent pour en connaître, par application des dispositions de l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E :


Article 1er : La requête du GAEC WAPI et de M. E... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au GAEC WAPI, représenté par M. D... A... et Mme B... A..., et à M. C... E....

Fait à Toulouse, le 9 janvier 2026.


La juge des référés,




Sylvie Cherrier

La République mande et ordonne au préfet du Gers en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Ou par délégation la greffière,



Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions