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Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2600316

mercredi 4 novembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2600316
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantSADEK

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 janvier 2026 et 13 mars 2026, M. I... N..., représenté par Me Sadek, demande au tribunal :

1) d’annuler l’arrêté du 16 mai 2025 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2) d’enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer sa situation sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir et de procéder à la suppression de son signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen ;

3) de mettre à la charge de l’État le versement d’une somme de 1 500 euros à son conseil en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


Il soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- il a été pris par une autorité incompétente : la délégation de signature produite est imprécise et l’absence ou l’empêchement du préfet ne sont pas démontrés ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure méconnaissant le principe du contradictoire et son droit d'être entendu ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce que le préfet n’a pas vérifié préalablement son droit au séjour ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire :
- sa situation personnelle justifie qu’un délai de départ supérieur à trente jours lui soit accordé ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fonde ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est privée de base légale en raison de l’illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L.612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est disproportionnée dans sa durée et entachée d’une erreur d’appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 mars 2026, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par une décision du 17 décembre 2025, M. N... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.


La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont régulièrement été averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Mérard a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

1. M. N..., ressortissant guinéen né le 1er janvier 1980 à Conakry (Guinée), déclare être entré en France le 14 août 2020. Sa demande d’asile, enregistrée le 25 août 2020, a été rejetée par une décision du 23 novembre 2022 de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 23 novembre 2022. Par l’arrêté attaqué du 16 mai 2025, le préfet de la Haute-Garonne l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation

En ce qui concerne l’arrêté dans son ensemble :

2. En premier lieu, par un arrêté du 5 décembre 2024 publié le lendemain au recueil des actes administratifs spécial n° 31-2024-583, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme D..., directrice des migrations et de l’intégration, pour signer les décisions d’éloignement et celles les assortissant. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de l’arrêté litigieux doit être écarté. Cette délégation, qui liste de manière suffisamment précise les actes concernés, n’était, en tout état de cause, pas conditionnée à une absence ou un empêchement du préfet.

3. En deuxième lieu, l’arrêté contesté vise les dispositions et stipulations dont il fait application, notamment le 4° de l’article L. 611- 1 et les articles L. 612-1 et L. 612-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. En outre, il retrace les conditions d’entrée et de séjour de M. N... sur le territoire français, mentionne les principaux éléments relatifs à sa situation personnelle et familiale, indique qu’il ne justifie pas de la présence de son enfant mineur en France et de l’ancienneté, de la stabilité de l’intensité de sa communauté vie et il précise qu’il n’établit pas être exposé à des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d’origine. Enfin, il mentionne les critères retenus pour édicter l’interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, l’arrêté est suffisamment motivé.

4. En troisième lieu, aux termes des dispositions des articles L. 614-1 et suivants et
L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français et le cas échéant les mesures assortissant cette obligation. Dès lors, l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration, qui fixe les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en application de l’article L. 211-2 du même code, ne saurait être utilement invoqué à l'encontre de la décision portant obligation du territoire français et des décisions l’assortissant. Le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire doit en conséquence être écarté.

5. En quatrième lieu, aux termes de l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, le droit d’être entendu préalablement à toute décision qui affecte sensiblement et défavorablement les intérêts de son destinataire constitue l’une des composantes du droit de la défense, tel qu’il fait partie des principes généraux du droit de l’Union européenne ayant la même valeur que les traités. Il garantit à toute personne la possibilité de faire connaître de manière utile et effective son point de vue au cours de la procédure administrative, afin que l’autorité compétente soit mise à même de tenir compte de l’ensemble des éléments pertinents pour fonder sa décision. Ce droit n’implique pas systématiquement l’obligation, pour l’administration, d’organiser de sa propre initiative un entretien avec l’intéressé, ni même d’inviter ce dernier à produire ses observations mais suppose seulement que, informé de ce qu’une décision lui faisant grief est susceptible d’être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n’est susceptible d’affecter la régularité de la procédure à l’issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu’il lui revient, le cas échéant, d’établir devant la juridiction saisie. En outre, dans le cas prévu au 4° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile où la décision portant obligation de quitter le territoire français est prise suite à un refus de demande d’asile, confirmée par la Cour nationale du droit d’asile, l’obligation de quitter le territoire français découle nécessairement de ce refus. Le droit d’être entendu n’implique alors pas que l’administration ait l’obligation de mettre l’intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l’obligeant à quitter le territoire français et les décisions l’assortissant, dès lors qu’il a pu être entendu avant que n’intervienne la décision de rejet de sa demande d’asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d’être entendu doit être écarté.

6. En cinquième et dernier lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Haute-Garonne se serait abstenu de procéder à un examen complet de la situation de l'intéressé. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

7. En premier lieu, aux termes de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. ». Aux termes de l’article L. 423-23 du même code : « L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ». Enfin, aux termes de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 (…) ».

8. Il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Garonne, avant de prendre la décision attaquée, a procédé à un examen de la situation de l’intéressé et a vérifié si la durée de sa présence en France, la nature et l’ancienneté des liens entretenus ou encore si des circonstances humanitaires justifiaient qu’il se voie délivrer un titre de séjour. En outre, le requérant, qui n’a pas sollicité son admission au séjour à un autre titre que l’asile, ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile à l’encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. En tout état de cause, à supposer que
M. N... ait entendu invoquer le défaut d’examen de son droit au séjour au regard des dispositions de ces articles, il ressort des pièces du dossier que l’intéressé n’a été admis à séjourner sur le territoire français que le temps de l’examen de sa demande d’asile, désormais rejetée, et qu’il n’a pas exécuté la précédente mesure d’éloignement dont il a fait l’objet. Par ailleurs, s’il soutient entretenir une relation de concubinage avec une ressortissante française et produit une attestation d’hébergement, postérieure à la décision attaquée, et des factures aux nom de sa concubine, ces éléments sont insuffisants pour caractériser l’existence même de cette relation. Ainsi, l’intéressé doit être regardé comme n’ayant pas noué des liens d’une particulière intensité et stabilité sur le territoire français, alors qu’il n’est pas dépourvu de tout lien dans son pays d’origine. Enfin, ces éléments ne sont pas de nature à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées doivent être écartés.

9. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

10. En troisième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales est inopérant à l’encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui n’a ni pour objet ni pour effet de fixer le pays à destination duquel les étrangers sont renvoyés en cas d’exécution d’office.

En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire :

11. Aux termes de l’article L. 612-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ».




12. Si M. N... soutient que sa situation personnelle justifie qu’un délai de départ supérieur à trente jours lui soit accordé, il ne fait état d’aucun élément faisant obstacle à l’organisation de son départ dans ce délai. Dès lors, il y a lieu d’écarter ce moyen.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi devrait être annulée par voie de conséquence de l’annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.

14. En second lieu, aux termes de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ».

15. M. N... soutient être exposé à des persécutions ou à des atteintes graves en cas de retour dans son pays d’origine en raison de ses activités politiques et associatives. Toutefois, la seule production d’une page de conseil au voyageur pour un voyage en Guinée de France diplomatie, et d’un article de presse général et non circonstancié, ne permet pas d’établir la réalité et l’actualité d’un risque personnel en cas de retour dans son pays d’origine. Au demeurant, l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides et la Cour nationale du droit d’asile ont définitivement rejeté sa demande d’asile. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

16. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour devrait être annulée par voie de conséquence de l’annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.

17. En second lieu, aux termes de l’article L. 612-8 : « Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. (…) » Aux termes de l’article L. 612-10 du même code : « Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l’autorité administrative tient compte de la durée de présence de l’étranger sur le territoire français, de la nature et de l’ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu’il a déjà fait l’objet ou non d’une mesure d’éloignement et de la menace pour l’ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ».

18. Il résulte de ce qui a été dit au point 8 que M. N... ne dispose pas de liens anciens, intenses et stables sur le territoire, et n’a été admis à séjourner sur le territoire français que le temps de l’examen de sa demande d’asile, désormais rejetée, et qu’il n’a pas exécuté la précédente mesure d’éloignement dont il a fait l’objet. Ces éléments, alors même que l'intéressé ne représente pas une menace à l’ordre public, sont de nature à justifier, dans son principe et sa durée, l’interdiction de retour sur le territoire d’une durée d’un an prononcée à son encontre par le préfet de la Haute-Garonne. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées et de l’erreur d’appréciation, ainsi que de la disproportion de la mesure, doivent être écartés.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de l’arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 16 mai 2025 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l’application de l’article
L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. N... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. I... N... et au préfet de la
Haute-Garonne.


Délibéré après l'audience du 14 octobre 2026, à laquelle siégeaient :
- Mme Duran-Gottschalk, présidente ;
- Mme Mérard, première conseillère ;
- M. Zouad, conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2026.


La rapporteure,



Bénédicte Mérard
La présidente,



Karine Duran-Gottschalk


La greffière,



Lison Dispagne

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :
La greffière en chef