Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2621073
mercredi 4 novembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2621073 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des mémoires et des pièces complémentaires, enregistrées les 28 septembre et 12 octobre 2026, M. N... G..., demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°)
d’enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer son attestation de travail et, le cas échéant, l’attestation employeur destinée à France Travail, comportant les informations nécessaires à la justification de sa situation professionnelle et de la cessation de ses fonctions, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°)
de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que le blocage que lui impose l’administration l’empêche de faire valoir ses droits auprès de France travail alors qu’il a cessé ses fonctions depuis le 4 juillet 2026 ;
- la mesure sollicitée, qui vise à obtenir les documents nécessaires à la justification de sa situation professionnelle, est utile ;
- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 octobre 2026, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Il fait valoir la cheffe du bureau des rémunérations et des pensions de la préfecture de police a, le 30 septembre 2026, signé son attestation employeur.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. G..., qui était gardien de la paix, a été radié des cadres par un arrêté du ministre de l’intérieur du 11 août 2026 à compter du 4 juillet précédent. Par la présente requête, il demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer une attestation employeur destinée à France travail.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ».
3. Il résulte de l’instruction que le ministre de l'intérieur a adressé à M. G... l’attestation sollicitée en cours d’instance. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qui ont perdu leur objet.
4. M. G..., qui n’est pas représenté par un avocat, n’établit pas avoir exposé des frais susceptibles de relever de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par suite, les conclusions présentées à ce titre doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. G... présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. N... G... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Cergy, le 4 novembre 2026.
La juge des référés,
Signé
V. Fléjou
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, des mémoires et des pièces complémentaires, enregistrées les 28 septembre et 12 octobre 2026, M. N... G..., demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°)
d’enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer son attestation de travail et, le cas échéant, l’attestation employeur destinée à France Travail, comportant les informations nécessaires à la justification de sa situation professionnelle et de la cessation de ses fonctions, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°)
de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que le blocage que lui impose l’administration l’empêche de faire valoir ses droits auprès de France travail alors qu’il a cessé ses fonctions depuis le 4 juillet 2026 ;
- la mesure sollicitée, qui vise à obtenir les documents nécessaires à la justification de sa situation professionnelle, est utile ;
- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 octobre 2026, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Il fait valoir la cheffe du bureau des rémunérations et des pensions de la préfecture de police a, le 30 septembre 2026, signé son attestation employeur.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. G..., qui était gardien de la paix, a été radié des cadres par un arrêté du ministre de l’intérieur du 11 août 2026 à compter du 4 juillet précédent. Par la présente requête, il demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer une attestation employeur destinée à France travail.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ».
3. Il résulte de l’instruction que le ministre de l'intérieur a adressé à M. G... l’attestation sollicitée en cours d’instance. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qui ont perdu leur objet.
4. M. G..., qui n’est pas représenté par un avocat, n’établit pas avoir exposé des frais susceptibles de relever de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par suite, les conclusions présentées à ce titre doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. G... présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. N... G... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Cergy, le 4 novembre 2026.
La juge des référés,
Signé
V. Fléjou
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.