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Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2620066

mercredi 4 novembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2620066
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantROBIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 septembre 2026, Mme L..., représentée par Me Robin, doit être regardée comme demandant à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelles, à titre provisoire ;

2°) d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de la convoquer à un rendez-vous, d’enregistrer sa demande de renouvellement de son titre de séjour « membre de la famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire et de lui délivrer un récépissé, dans un délai de 8 jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de non-admission provisoire à l’aide juridictionnelle, à verser à Mme L... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que cette situation la place dans une situation de grande précarité administrative ;
- la mesure sollicitée, qui révèle un dysfonctionnement du service public, est utile ;
- la mesure sollicitée, qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse, ne fait nullement obstacle à l’exécution d’une décision administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 2 octobre 2026, le préfet du Val-d’Oise conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Gay-Heuzey, première conseillère, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.


Considérant ce qui suit :

Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire :

1. Aux termes de l’article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 : « Dans les cas d’urgence (…) l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée (…) par la juridiction compétente ou son président. (…) ». Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de prononcer l’admission provisoire de la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Sur les conclusions au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Par un mémoire, enregistré le 6 octobre 2026, Mme L... a informé le tribunal qu’elle entendait se désister de ses conclusions à fin d’injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

3. Dès lors que Mme L... a été admise provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle, son conseil peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Par ailleurs, dès lors que le désistement résulte de la satisfaction des conclusions de la requérante en cours d’instance, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce et sous réserve que Me Robin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, de mettre à la charge de l’Etat le versement à Me Robin de la somme de 1 200 euros au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à l’intéressée, la somme de 1 200 euros lui sera versée directement.


O R DO N N E :


Article 1er : Mme L... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d’injonction de Mme L....

Article 3 : Sous réserve de l’admission définitive de Mme L... à l’aide juridictionnelle et sous réserve que Me Robin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, l’Etat versera à Me Robin une somme de 1 200 euros en vertu de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme L..., la somme de 1 200 euros lui sera versée directement.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme I... L... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet du Val-d’Oise.

Fait à Cergy, le 4 novembre 2026.


La juge des référés,

Signé


A. Gay-Heuzey


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.