Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Tarn du 15 janvier 2026 le maintenant en rétention administrative. Suite à une ordonnance du 17 janvier 2026 du tribunal judiciaire de Toulouse mettant fin à cette rétention, le juge administratif a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Le tribunal a par ailleurs admis provisoirement M. B... à l’aide juridictionnelle, mais a rejeté le surplus de ses demandes, notamment indemnitaires. Cette décision applique les articles R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, L. 761-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 janvier 2026, M. A... B..., représenté par Me Joubin, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d’annuler l’arrêté du 15 janvier 2026 par lequel le préfet du Tarn l’a maintenu en rétention administrative ;
3°) d’enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer une attestation de demandeur d’asile dans les huit jours à compter de sa libération du centre de rétention ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 000 euros à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, dans l’hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale, le versement de cette même somme sur le seul fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Un mémoire en défense et des pièces ont été enregistrés pour le préfet du Tarn le 16 janvier 2026.
Vu :
- l’ordonnance du 17 janvier 2026 par laquelle la juge désignée par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin à la rétention de M. B... ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif a désigné Mme Gigault, première conseillère, pour statuer sur les demandes présentées au titre des articles L. 921-1, L. 921-2, L. 921-3, L. 921-4, L. 922-1 et L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Considérant ce qui suit :
1. En premier lieu, il y a lieu d’admettre provisoirement M. B... à l’aide juridictionnelle.
2. En deuxième lieu, aux termes de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. Il peut, par ordonnance : / (…) ; 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours ; / (…) ».
3. Par une ordonnance du 17 janvier 2026, la juge désignée par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin à la rétention de M. B.... Dès lors, les conclusions de l’intéressé aux fins d’annulation de l’arrêté du 15 janvier 2026 portant maintien en rétention sont devenues sans objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.
4. En troisième lieu, dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B... sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation présentées par M. B....
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Joubin et au préfet du Tarn.
Fait à Toulouse, le 19 janvier 2026.
La magistrate désignée,
S. GIGAULT
La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,