mercredi 1 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2100037 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL INTERBARREAUX RACINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 janvier 2022, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2020 par lequel le maire de la commune de Blanquefort ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par l'établissement public Bordeaux Métropole le 27 novembre 2020, portant sur la réalisation d'une aire de stationnement de 35 places et un affouillement d'une superficie de 772 m² et d'une profondeur d'un mètre, sur la parcelle cadastrée section CE n° 308 située 60 rue de Maurian.
Il soutient que :
- l'arrêté méconnaît les dispositions du paragraphe 1 de l'article 1 du règlement de la zone US2 du plan local d'urbanisme dès lors que la réalisation d'un parking ne correspond pas à un projet de service public ou d'intérêt collectif ;
- il méconnaît les dispositions des articles 1.2 et 1.3.4.4 de ce règlement, faute d'être nécessaire à une activité de service public ou d'intérêt collectif ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 2.4.1.1 du même règlement, dès lors qu'il permet la réalisation de quatorze places de stationnement et une place " PMR " dans le recul entre la rue Jean Duvert (au droit de la piste cyclable) et les places de stationnement, qui est inférieur à cinq mètres.
- il méconnaît les dispositions des articles 2.1.2 et 2.4.4.1 du même règlement, faute de prévoir des séquences plantées.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 octobre 2021, la commune de Blanquefort, représentée par Me Hounieu, conclut :
- à titre principal, au non-lieu à statuer ;
- au rejet de la requête
- à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été retiré par une décision du 26 mars 2021, devenue définitive ;
- la requête est irrecevable, dès lors que :
* le requérant n'a pas intérêt à agir,
* il ne justifie pas de de son titre de propriété ou d'occupation,
* la décision ne lui fait pas grief ;
- en tout état de cause aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 9 décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de M. Vaquero, rapporteur public,
- les observations de M. A,
- et les observations de Me Caijeo, représentant la commune de Blanquefort.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2020 par lequel le maire de Blanquefort ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par Bordeaux Métropole le 27 novembre 2020 portant sur la réalisation d'une aire de stationnement de 35 places et un affouillement d'une superficie de 772 m² et d'une profondeur d'un mètre, sur la parcelle cadastrée section CE n° 308 située 60 rue de Maurian.
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, le maire de Blanquefort a décidé, par un arrêté du 26 mars 2021 pris à la demande de Bordeaux Métropole, de retirer l'arrêté de non-opposition en litige, étant observé au demeurant que l'arrêté du 25 mars 2021 portant non-opposition à la déclaration préalable déposée le 5 mars 2021 par Bordeaux Métropole pour un projet similaire n'a pas été contesté. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. A ont perdu leur objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une quelconque somme à la charge de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. A.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Blanquefort sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Bordeaux Métropole et à la commune de Blanquefort.
Délibéré après l'audience du 18 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pouget, président,
M. Josserand, conseiller,
M. Frézet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2023.
Le rapporteur,
L. C Le président,
L. POUGET
La greffière,
M-A PRADAL
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026