mardi 19 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2103667 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL GOLDWIN SOCIÉTÉ D’AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juillet 2021, la société par actions simplifiée Formalix, représentée par Me Bellaiche, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 30 décembre 2020 par lequel la préfète de la Gironde a retiré l'autorisation accordée à la société " VTC university " pour l'exploitation d'un centre de formation pour conducteurs de voiture de transport avec chauffeur ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable dès lors que l'arrêté attaqué ne lui a jamais été notifié ;
- l'arrêté contesté a été pris par une autorité incompétente, dès lors que son signataire ne disposait pas d'une délégation régulière ;
- il a été pris au terme d'une procédure irrégulière, la société Formalix n'ayant pas été informée des griefs susceptibles d'être retenus contre elle ni mise à même de présenter ses observations ;
- il n'est pas motivé, ni en droit ni en fait ;
- le président de la société Formalix a informé le 20 novembre 2020 les services préfectoraux de son acquisition de l'ensemble des parts de la société VTC university, titulaire de l'agrément litigieux.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 décembre 2021, la préfète de la Gironde conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et, à titre subsidiaire, au rejet de celle-ci.
Elle soutient que :
- la requête est tardive ;
- la société Formalix est dépourvue d'intérêt pour agir dès lors qu'elle n'est pas le bénéficiaire de l'agrément retiré ;
- les moyens soulevés par la société Formalix ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des transports ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme de Gélas,
- et les conclusions de Mme Champenois, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté en date du 31 juillet 2019, le préfet de la Gironde a délivré une autorisation d'exploitation d'un centre de formation professionnelle, initiale et continue, pour chauffeurs de voiture de transport au profit de l'établissement d'enseignement " VTC university ". Le 17 novembre 2020, M. C a acquis les actions de cette société et modifié sa dénomination sociale, devenue " Formalix ". Par arrêté en date du 30 décembre 2020, dont la société Formalix demande l'annulation, la préfète de la Gironde a procédé au retrait de l'agrément du 31 juillet 2019.
2. D'une part, l'article R. 3120-9 du code des transport dispose : " L'exploitation d'un centre de formation en vue de la formation, initiale ou continue, des conducteurs des véhicules de transport public particulier est subordonnée à la délivrance d'un agrément par le préfet du département où est situé le centre de formation () L'agrément peut être suspendu pour une durée maximale de six mois ou retiré par l'autorité administrative qui l'a délivré lorsque l'une des conditions auxquelles sa délivrance est subordonnée cesse d'être remplie. () La décision de suspension ou de retrait de l'agrément est notifiée au représentant légal du centre de formation. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
4. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 30 décembre 2020 par lequel la préfète de la Gironde a retiré l'autorisation d'exploitation d'un centre de formation professionnelle pour chauffeur de voitures de transport qu'elle avait consentie à la société VTC university, qui mentionne les voies et délais de recours, a été notifié par deux courriers adressés le 31 décembre 2020 respectivement à M. A B, ancien président de la société VTC university, et à M. C, en sa qualité de directeur général de cette société. Ces envois, effectués en recommandé avec avis de réception à l'adresse du siège social de la société indiquée dans ses statuts, à savoir " 1 avenue Niel Armstrong 33700 Mérignac ", ont été retournés aux services préfectoraux les 11 et 13 janvier 2021 avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". Le préfet soutient, sans être contredit, avoir par ailleurs renvoyé cet arrêté le 4 février 2021 à M. B à la même adresse, en précisant le numéro de bâtiment, et à M. C, représentant légal du centre de formation, au " 117 quai Bacalan 33000 Bordeaux ". Dans ces conditions, l'arrêté litigieux doit être regardé comme ayant été régulièrement notifié. Dès lors, le délai de recours contentieux a commencé à courir à compter du 1er janvier 2021. La requête de la société Formalix n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 16 juillet 2021. Ainsi, elle a été présentée tardivement et n'est, par suite, pas recevable.
5. Il résulte de ce qui précède que la fin de non-recevoir opposée en défense doit être accueillie et la requête de la société Formalix rejetée pour tardiveté.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Formalix est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Formalix et au préfet de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Chauvin, présidente,
Mme de Gélas, première conseillère,
Mme Ballanger, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2023.
La rapporteure,
C. DE GÉLAS
La présidente,
A. CHAUVINLa greffière,
C. JANIN
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026