jeudi 14 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2104224 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 16 août 2021, 23 mai et 14 août 2023, M. B A, représenté par Me Laplagne, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler à titre principal, la décision implicite de rejet née de l'absence de réponse à son recours gracieux formé le 29 mai 2021, pour obtenir l'abrogation de son brevet de pension, en raison du défaut de prise en compte de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux réglementaire maximum de 32 % et la régularisation de sa situation ou, à titre subsidiaire, la décision du 1er mai 2014 par laquelle il a été informé de son droit d'option ;
2°) de condamner l'Etat à lui allouer une indemnité de 144 826 euros, arrêtée au 31 mai 2021, à actualiser ;
3°) d'enjoindre au ministre des armées de recalculer sa pension en prenant en compte la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux réglementaire maximum de 32% dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de la lui servir rétroactivement à sa date de radiation des cadres ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa demande d'abrogation, fondée sur les dispositions de l'article L. 242-4 du code des relations entre le public et l'administration, a été présentée dans un délai raisonnable inférieur à douze mois après la prise de connaissance de décisions de justice confirmant l'existence d'une erreur de droit sur les modalités de calcul de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat ;
- il remplit les conditions de l'article unique de la loi n°59-1479 ;
- il peut demander la révision de sa pension en application de l'article 22 de la loi n°49-1097, qui prévaut sur l'article 40 du décret n°2004-1056 d'une valeur juridique inférieure ;
- ce décret n'a pu abroger la loi de 1949 qui demeure applicable ;
- il existe une erreur de calcul affectant la liquidation de sa pension de retraite, en raison du défaut de prise en compte de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux réglementaire maximum de 32%, en méconnaissance des dispositions de la loi n° 59-1459 du 28 décembre 1959 ;
- l'amputation des droits à pension, qui résulte de l'erreur commise par l'administration, constitue une atteinte au droit au respect de ses biens, en méconnaissance de l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle constitue également une atteinte au principe d'égalité de traitement entre agents d'un même corps placés dans une situation comparable, contraire à l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors que des collègues ont obtenu la liquidation de leur pension sur la base d'une prime de rendement au taux de 32 % ;
- la fausse information délivrée par l'administration par le biais de sa décision du 1er mai 2014 l'a induit en erreur ; ce faisant, la responsabilité du ministère des armées est engagée ;
- toute illégalité est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration ; les illégalités affectant son brevet de pension lui donnent droit à l'obtention d'une indemnisation ;
- il subit un préjudice financier résultant de la différence entre les sommes dues et celles versées, augmentée des intérêts ; il subit également un préjudice moral et une gêne dans les actes de la vie courante, en lien avec l'illégalité commise.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 avril 2022, la ministre des armées conclut au rejet de la requête :
Elle fait valoir que :
- la requête, qui est fondée sur l'existence d'une erreur de droit dans le calcul de sa pension de retraite, est tardive par application de l'article 40 du décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 ; l'administration se trouvait, de ce fait, en situation de compétence liée pour rejeter la demande ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense enregistré les 11 octobre 2021 et 1er septembre 2023, la caisse des dépôts et consignations conclut au rejet de la requête de M. A.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, que la requête est tardive ;
- à titre subsidiaire, la circonstance que les décisions de justice aient été rendues en faveurs d'autres personnes n'a pas pour conséquence de permettre à M. A de demander la révision de sa pension ou de saisir le tribunal au-delà des délais de recours prévus par les textes ;
- elle a agi dans le respect du mandat qui lui a été confié et de la réglementation en vigueur ;
- l'article 22 de la loi n°49-1097 a été abrogé.
Par courrier du 19 juillet 2023, le tribunal a informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, qu'il était susceptible de relever d'office les moyen tirés, d'une part, de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires tendant à la réparation des préjudices financiers invoqués, compte tenu du caractère définitif de la pension de retraite concédée en 2015 et, d'autre part, de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision du 1er mai 2014 par laquelle M. A été informé de son droit d'option dès lors qu'elle ne fait pas grief au requérant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et son premier protocole additionnel ;
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 59-1479 du 28 décembre 1959 ;
- la loi n° 49-1097 du 2 août 1949 ;
- le décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delvolvé, président-rapporteur ;
- les conclusions de Mme Patard, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Gouinguène, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Sur le fondement de la loi du 28 décembre 1959 ouvrant à certains fonctionnaires de l'ordre technique une option en faveur du bénéfice d'une pension au titre de la loi du 2 août 1949 lors de leur départ à la retraite, M. A, admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er mai 2014, a opté pour une pension de retraite d'ouvrier des établissements industriels de l'Etat, laquelle lui a été concédée par un titre de pension du 30 juillet 2015. Par lettre du 29 mai 2021, il a, d'une part, demandé au ministre des armées l'abrogation de sa pension et la liquidation d'une nouvelle pension en raison du défaut de prise en compte de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux maximum de 32 % et, d'autre part, sollicité le versement d'une somme de 144 826 euros en réparation de l'ensemble de ses préjudices. Le silence gardé par le ministre pendant plus de six mois sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet. M. A demande l'annulation de cette décision, ainsi que de la décision du 1er mai 2014 par laquelle il a été informé de son droit d'option et présente également des conclusions indemnitaires tendant à la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 144 826 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis à raison des erreurs commises par l'administration dans le mode de calcul de sa pension de retraite.
En ce qui concerne la légalité de la décision du 27 mai 2015 pour laquelle M. A a été informé de son droit d'option :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 27 mai 2015, notifié au plus tard le 30 juillet 2015 à M. A, le ministre de la défense a informé ce dernier de son droit d'opter entre une pension de fonctionnaire, liquidée en application du code des pensions civiles et militaires de retraite, et une pension ouvrière, liquidée conformément au décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004. En l'absence de notification à l'intéressé d'un titre de pension, les indications contenues dans ce courrier ne font pas grief au requérant.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A contre la décision du 27 mai 2015 doivent être rejetées comme étant irrecevables.
En ce qui concerne la légalité du refus implicite de revalorisation de la pension de retraite de M. A :
4. Aux termes de l'article 40 du décret du 5 octobre 2004 relatif au régime des pensions des ouvriers des établissements industriels de l'Etat, applicable : " () la pension est définitivement acquise et ne peut être révisée, ou supprimée à l'initiative du fonds spécial ou sur demande de l'intéressé que dans les conditions suivantes :/ 1° A tout moment en cas d'erreur matérielle ;/ 2° Dans un délai d'un an à compter de la notification de la décision de concession en cas d'erreur de droit. ()
5. Le requérant excipe de l'illégalité de ces dispositions qui seraient contraires aux dispositions de l'article 22 de la loi du 2 août 1949 portant réforme du régime des pensions des personnels de l'Etat, applicable aux ouvriers de l'Etat par renvoi de la loi du 28 décembre 1959, qui dispose que : " La pension peut être révisée à tout moment en cas d'erreur ou d'omission quelle que soit la nature de celle-ci. Elle peut être modifiée ou supprimée si la concession en a été faite dans des conditions contraires aux prescriptions de la présente loi ". Cependant, de telles dispositions ont été implicitement mais nécessairement abrogées par l'article 22 de la loi du n° 77-574 du 7 juin 1977 portant diverses dispositions d'ordre économique et financier modifiant l'article L. 55 du code des pensions civiles et militaires de retraite lesquelles disposent que : " La pension et la rente viagère d'invalidité sont définitivement acquises et ne peuvent être révisées ou supprimées à l'initiative de l'administration ou sur demande de l'intéressé que dans les conditions suivantes : - A tout moment en cas d 'erreur matérielle ; - Dans un délai d'un an à compter de la notification de la décision de concession initiale de la pension ou de la rente viagère, en cas d'erreur de droit. " Le moyen ne peut donc qu'être écarté.
6. Pour demander la révision de la pension civile de retraite qui lui a été concédée le 30 juillet 2015, M. A soutient qu'elle a été liquidée sans que soit appliqué un taux de prime de rendement de 32 % pour calculer le salaire maximum de référence servant de base pour la liquidation de la pension, auquel il avait droit, en application des dispositions de l'article unique de la loi du 28 décembre 1959 ouvrant à certains fonctionnaires de l'ordre technique une option en faveur d'une pension ouvrière lors de leur mise à la retraite. L'erreur invoquée par M. A porte ainsi sur l'interprétation des textes, en vertu desquels sa pension devait être liquidée. Dans ces conditions, le requérant invoque, non une erreur matérielle, mais une erreur de droit.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. A, admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er mai 2014, s'est vu concéder une pension de retraite ouvrière par un brevet de pension qui lui a été notifié le 30 juillet 2015. Ainsi, le délai qui lui était imparti pour exciper, au soutien d'une demande de révision de sa pension, de l'erreur de droit qu'aurait commise l'administration était expiré lorsque, le 29 mai 2021, il a saisi le ministre des armées d'une telle demande. La circonstance qu'il n'a constaté l'erreur de droit alléguée qu'au vu de décisions de justice rendues dans des litiges concernant d'autres pensionnés est sans incidence sur le point de départ et la durée du délai d'un an prévu par les dispositions précitées. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le ministre des armées a implicitement rejeté la demande de révision de la pension de retraite de M. A qui a été présentée après l'expiration du délai d'un an prévu par l'article 40 du décret du 5 octobre 2004, suivant la notification de la décision de concession de la pension.
8. Aux termes de l'article L. 242-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Sur demande du bénéficiaire de la décision, l'administration peut, selon le cas et sans condition de délai, abroger ou retirer une décision créatrice de droits, même légale, si son retrait ou son abrogation n'est pas susceptible de porter atteinte aux droits des tiers et s'il s'agit de la remplacer par une décision plus favorable au bénéficiaire. "
9. M. A ne peut utilement faire valoir que sa demande présentée le 15 décembre 2020 ne serait pas forclose au regard des dispositions de l'article L. 242-4 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que le caractère intangible des décisions portant concession de pension fait obstacle à ce que leur bénéficiaire puisse en demander le retrait ou l'abrogation une fois cette dernière devenue définitive.
10. M. A soutient que d'autres fonctionnaires dans la même situation que lui auraient obtenu la révision de leur pension de retraite afin d'intégrer un taux de 32 % de prime de rendement dans les émoluments de base retenus pour la liquidation de la pension. Il ne résulte pas de l'instruction que ces fonctionnaires auraient, contrairement à lui, formulé leur demande de révision de leur pension de retraite au-delà du délai prévu par les dispositions de l'article 40 du décret du 5 octobre 2014. Par suite, M. A n'établit pas qu'il aurait été traité différemment par rapport à certains fonctionnaires dans une situation identique à la sienne. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité et des stipulations de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
11. Les dispositions précitées de l'article 40 du décret du 5 octobre 2004 ont pour objet d'ouvrir, aussi bien aux pensionnés qu'à l'administration, un droit à révision des pensions concédées dans le cas où la liquidation de celles-ci est entachée d'une erreur de droit et de prévoir que ce droit est ouvert dans les mêmes conditions de délai aux pensionnés et à l'administration. Le délai de révision ainsi prévu bénéficie aussi bien aux pensionnés, dont les droits à pension sont définitivement acquis au terme de ce délai, qu'à l'administration qui est, postérieurement à l'expiration de ce même délai, mise à l'abri de contestations tardives. Ainsi ces dispositions ne méconnaissent pas les exigences qui s'attachent à la protection d'un droit patrimonial, tel qu'il découle de l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation implicite par laquelle le ministre des armées a rejeté sa demande du 29 mai 2021 tendant à la revalorisation du montant de sa pension de retraite. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
13. Il résulte de ce qui a été indiqué au point 9 que la pension de retraite qui a été concédée en 2015 à M. A est devenue définitive avec toutes les conséquences pécuniaires qui en sont inséparables. Il s'ensuit que l'intéressé n'est pas recevable à demander la réparation des préjudices financiers qu'il estime avoir subis du fait de la non-prise en compte par l'administration, dans le calcul de sa pension de retraite, de la prime de rendement d'ouvrier de l'Etat au taux maximum de 32 %. En outre, en se bornant à lister l'ensemble des autres préjudices financiers qu'il soutient subir, ainsi qu'à se prévaloir d'un préjudice moral et de troubles dans les conditions d'existence, M. A n'apporte, en tout état de cause, pas d'éléments suffisants pour établir la réalité de ces chefs de préjudice. Par ailleurs, si M. A sollicite le versement d'un complément d'indemnité différentielle correspondant au taux maximum de la prime de rendement de 32 % en lieu et place du taux moyen de 16 %, et peut ainsi être regardé comme se prévalant d'une faute commise dans la liquidation de sa rémunération pour la période allant du mois d'octobre 1987 au mois de juin 2013, ainsi que le fait valoir le ministre en défense, une telle demande est atteinte par la prescription quadriennale prévue à l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics. Par suite, ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au ministre des armées et à la caisse des dépôts et consignations.
Délibéré après l'audience du 1er décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Delvolvé, président-rapporteur,
Mme Mounic, première conseillère,
Mme Passerieux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.
La première assesseure,
S. MOUNIC Le président-rapporteur,
Ph. DELVOLVÉ
La greffière,
L. SIXDENIERS
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026