LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2106551

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2106551

jeudi 21 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2106551
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation4ème chambre
Avocat requérantSELARL CAROLINE LAVEISSIERE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une décision du 29 novembre 2021, la présidente du tribunal administratif de Bordeaux a ouvert la procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n°1905437 et n°1905452 du 4 mai 2021.

Par une requête enregistrée le 29 novembre 2021, Mme A B, représentée par la Selarl Caroline Laveissière, demande au tribunal d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, l'exécution du jugement n°1905437 et n°1905452 du 4 mai 2021 par lequel le tribunal a annulé les arrêtés des 10 mai et 16 septembre 2019, ensemble la décision de rejet du recours gracieux présenté le 5 juillet 2019 par lesquels le maire de la commune de Saint Médard-de-Guizières a placé rétroactivement Mme B en congé de maladie ordinaire à compter du 1er novembre 2016 et la plaçant en disponibilité d'office à compter du 1er novembre 2017 date à laquelle elle avait épuisé ses congés de maladie ordinaire.

Elle soutient que :

- le jugement n°1905437 et n°1905452 n'est pas exécuté, sa situation n'ayant pas été réexaminée ;

- la commune n'a pas versé la somme de 2 080,80 euros mise à sa charge en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 28 février et 14 juin 2022, la commune de Saint Médard-de-Guizieres conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- le maire a saisi, le 28 février 2022, le comité médical afin qu'il se prononce sur l'aptitude physique de Mme B, comité qui s'est réuni le 15 juin 2022 ;

- les frais de justice ont été réglés à Me Laveissière.

Mme B a adressé un mémoire, enregistré le 23 juin 2022, non communiqué.

La commune de Saint Médard-de-Guizières a adressé un mémoire, enregistré le 28 juin 2022, non communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de M. Naud, rapporteur public,

- et les observations de Me Roncin, représentant Mme B ;

- la commune de Saint Médard-de-Guizières n'étant ni présente ni représentée.

Considérant ce qui suit :

1. Estimant que sa situation n'avait pas été réexaminée, Mme A B a saisi la présidente du tribunal, le 20 juillet 2021, d'une demande d'exécution. Par une décision du 29 novembre 2021, la présidente du tribunal administratif de Bordeaux a ouvert la procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n°1905437 et n°1905452 du 4 mai 2021.

Sur les conclusions à fin d'exécution de jugement :

2. D'une part, aux termes de l'article R. 921-5 du code de justice administrative : " () Lorsque le président estime qu'il a été procédé à l'exécution ou que la demande n'est pas fondée, il en informe le demandeur et procède au classement administratif de la demande ". Aux termes de l'article R. 921-6 du même code : " () lorsque le demandeur le sollicite dans le mois qui suit la notification du classement décidé en vertu du dernier alinéa précédent (), le président de la cour ou du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle () " et L. 911-4 du même code : " En cas d'inexécution d'un jugement (), la partie intéressée peut demander au tribunal administratif () qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () Si le jugement () dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ". Lorsque le juge administratif est saisi d'une demande tendant à l'exécution d'une décision juridictionnelle, il se détermine en fonction de la situation de droit et de fait existant à la date à laquelle il statue.

3. D'autre part, aux termes du II de l'article 1er de la loi du 16 juillet 1980 reproduit à l'article L. 911-9 du code de justice administrative : " - Lorsqu'une décision juridictionnelle passée en force de chose jugée a condamné une collectivité locale ou un établissement public au paiement d'une somme d'argent dont le montant est fixé par la décision elle-même, cette somme doit être mandatée ou ordonnancée dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de justice. A défaut de mandatement ou d'ordonnancement dans ce délai, le représentant de l'Etat dans le département ou l'autorité de tutelle procède au mandatement d'office. / En cas d'insuffisance de crédits, le représentant de l'Etat dans le département ou l'autorité de tutelle adresse à la collectivité ou à l'établissement une mise en demeure de créer les ressources nécessaires ; si l'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement n'a pas dégagé ou créé ces ressources, le représentant de l'Etat dans le département ou l'autorité de tutelle y pourvoit et procède, s'il y a lieu, au mandatement d'office ".

4. Par un jugement n°1905437 et n°1905452 du 4 mai 2021, devenu définitif, le tribunal a annulé les arrêtés des 10 mai et 16 septembre 2019, ensemble la décision de rejet du recours gracieux présenté le 5 juillet 2019, par lesquels le maire de la commune de Saint Médard-de-Guizières a placé rétroactivement Mme B en congé de maladie ordinaire à compter du 1er novembre 2016 et en disponibilité d'office à compter du 1er novembre 2017 date à laquelle elle avait épuisé ses congés de maladie ordinaire, au motif que l'administration ne peut retirer un arrêté, s'il est illégal, que dans le délai de quatre mois suivant son adoption.

5. Il résulte de l'instruction que le maire de la commune de Saint Médard-de-Guizières a reconnu, dès le 10 février 2016, le caractère imputable au service de l'accident de trajet subi par Mme B le 5 février 2016 qui a conservé l'intégralité de son traitement jusqu'au 9 mai 2019. Le maire a, par un arrêté du 10 mai 2019, placé l'intéressée, à la suite à l'avis de la commission de réforme du 3 avril 2019, en congé de maladie ordinaire à compter du 1er novembre 2016, à plein traitement jusqu'au 31 janvier 2017, puis à demi-traitement du 1er février 2017 au 31 octobre 2017, et " à titre conservatoire " à demi-traitement à compter du 1er novembre 2017. Dans ces conditions, en se bornant à saisir à nouveau, le 28 février 2022, le comité médical afin qu'il se prononce sur l'aptitude physique de Mme B, comité qui s'est réuni le 15 juin 2022, le maire de Saint Médard-de-Guizières n'a pas exécuté entièrement le jugement du tribunal qui a censuré d'une part, la décision par laquelle l'administration communale a retiré illégalement un acte créateur de droit par lequel a été reconnu le caractère imputable au service de l'accident de service subi le 5 février 2016 qui a conduit au maintien du traitement de l'intéressée jusqu'au 9 mai 2019 avant que la commune place Mme B en congé de maladie ordinaire et d'autre part, par voie de conséquence, la décision subséquente du 16 septembre 2019, ainsi que la décision de rejet du recours gracieux présenté le 5 juillet 2019.

6. La requérante soutient que la commune de Saint Médard-de-Guizières n'a pas exécuté l'article 3 du jugement par lequel la commune de Saint Médard-de-Guizières a été condamnée à verser à Me Caroline Laveissière une somme de 2 080,80 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Caroline Laveissière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat. Toutefois, dès lors que l'article 1er de la loi du 16 juillet 1980, auquel se réfère l'article L. 911-9 du code de justice administrative, permet à la requérante, en cas d'inexécution d'une décision passée en force de chose jugée d'obtenir du comptable public assignataire le paiement par mandatement d'office de la somme que la commune de Saint Médard-de-Guizières est condamnée à lui verser, il n'y a pas lieu de faire droit à une demande tendant à ce que le juge prenne des mesures pour assurer l'exécution de cette décision.

7. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 que le maire de la commune Saint Médard-de-Guizières ne justifie pas avoir accompli les diligences nécessaires pour assurer l'exécution du jugement en tant qu'il n'a pas rétabli Mme B dans ses droits à bénéficier du régime de l'accident de service du 5 février 2016 au 9 mai 2019 et de la rémunération qui y est attachée et n'a pas réexaminé sa situation postérieurement au 9 mai 2019, la simple saisine du comité médical départemental et l'avis rendu par elle le 15 juin 2022 ne constituant pas un réexamen de la commune.

8. Dès lors, il y a lieu, dans les circonstances de l'affaire, d'enjoindre au maire de la commune Saint Médard-de-Guizières de rétablir Mme B dans ses droits et de réexaminer sa situation dans les conditions énoncées au point précédent, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

9. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est enjoint au maire de la commune de Saint Médard-de-Guizières d'une part, de faire bénéficier Mme B du régime applicable à l'accident de trajet du 5 février 2016 au 9 mai 2019 et de la rétablir dans ses droits à plein traitement pour cette même période et d'autre part, de réexaminer sa situation postérieurement à cette date, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Article 2 : Les conclusions présentées par Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Saint Médard-de-Guizières.

Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Billet-Ydier, présidente,

Mme Lahitte, conseillère,

M. Bongrain, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.

La présidente-rapporteure,

F. C

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

A. LAHITTELa greffière,

C. SCHIANO

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions