LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2200032

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2200032

mercredi 4 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2200032
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème Chambre
Avocat requérantRIVIERE | AVOCATS | ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 4 janvier 2022, le 15 juin 2022 et le 28 septembre 2022, la société civile immobilière Moulin, représentée par Me Valdés, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2021 par lequel le maire de Bordeaux a délivré à la société par actions simplifiée unipersonnelle C Promotion Immobilière un permis de construire portant sur la démolition des constructions existantes et la réalisation d'un ensemble de 13 logements sur les parcelles cadastrées section VR nos 60, 61 et 62 situées 67-71 rue Deveaux, ainsi que sa décision du 20 octobre 2021 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'annuler l'arrêté du 27 juillet 2022 par lequel le maire de Bordeaux a délivré à la société civile de construction vente Le Patio Primavera un permis de construire modificatif portant sur la modification des locaux à vélo, des ouvertures, des espaces en pleine terre et la création de fenêtres de toit ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Bordeaux la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est signé par une autorité incompétente ;

- le dossier de demande est incomplet, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme, en l'absence de plan de masse coté en trois dimensions et à défaut de faire apparaître l'intégralité du bâtiment D, la largeur et la longueur du terrain d'assiette, et les places de stationnement ;

- la réalisation du projet était soumise à la délivrance d'un permis de construire valant division, en application des dispositions combinées des articles L. 442-1 et R. 421-19 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions combinées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et des articles 3.1.2 et 3.2.2 du règlement de la zone UM34 du plan local d'urbanisme dès lors que les voies de circulation et les accès sont inadaptés A desservir un projet d'une telle ampleur ; il doit comporter un plan de division ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 2.3.5 du même règlement, combinées aux dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors que le projet portera atteinte au caractère des lieux avoisinants ;

- le permis de construire modificatif, délivré à la société Le Patio Primavera alors que la demande a été signée par la société C Immobilier, contient une information erronée en ce qui concerne son bénéficiaire.

Par des mémoires en défense enregistrés le 25 janvier 2022, le 2 août 2022 et le 1er décembre 2022, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la société C Promotion, représentée par Me Bonneau, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à l'application de l'article L. 600-5-1 ou L. 600-5 du code de l'urbanisme, et à ce que soit mise à la charge du la requérante la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 mars 2022, la commune de Bordeaux, représentée par Me Bérard, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par une ordonnance du 22 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 6 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. D,

- les conclusions de M. Vaquero, rapporteur public,

- les observations de Me Andronikos, représentant la société Moulin,

- les observations de Me Bérard, représentant la commune de Bordeaux,

- et les observations de Me Guirriec, représentant la société C Promotion.

Considérant ce qui suit :

1. La société Moulin demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2021 par lequel le maire de Bordeaux a délivré à la société C Promotion un permis de construire portant sur la démolition des constructions existantes et la réalisation d'un ensemble de 13 logements sur les parcelles cadastrées section VR n°s 60, 61 et 62 situées 67-71 rue Deveaux, ainsi que sa décision du 20 octobre 2021 rejetant son recours gracieux. Elle demande également au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 juillet 2022 par lequel le maire de Bordeaux a délivré à la société civile de construction vente Le Patio Primavera un permis de construire modificatif portant sur la modification des locaux à vélo, des ouvertures, des espaces en pleine terre et la création de fenêtres de toit, intervenu en cours d'instance.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les dispositions de l'arrêté du 5 juillet 2021 qui n'ont pas été modifiées par l'arrêté du 27 juillet 2022 :

2. Par un arrêté du 10 décembre 2020, le maire de Bordeaux a consenti à M. Stéphane Gomot, conseiller municipal délégué auprès de M. F B A le droit des sols et permis de densifier, une délégation de signature en matière d'autorisation d'urbanisme aux fins notamment d'instruire les demandes de permis de construire. Cet arrêté, affiché et notifié en préfecture le 16 décembre 2020, a été publié au recueil des actes administratifs de la commune. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté.

En ce qui concerne les vices propres de l'arrêté du 27 juillet 2022 :

3. Il ressort des termes de l'arrêté du 27 juillet 2022 qu'il vise le transfert de permis de construire en date du 23 août 2021 de la société C Immobilier à la société Le Patio Primavera, toutes deux représentées par M. E C. Par suite, le moyen tiré du caractère erroné de l'information concernant le bénéficiaire du permis de construire doit être écarté.

En ce qui concerne les dispositions de l'arrêté du 5 juillet 2021 qui ont été modifiées par l'arrêté du 27 juillet 2022 :

S'agissant de la complétude du dossier :

4. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ou d'aménager ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire ou d'aménager qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 442-1 du code de l'urbanisme : " Constitue un lotissement la division en propriété ou en jouissance d'une unité foncière ou de plusieurs unités foncières contiguës ayant A objet de créer un ou plusieurs lots destinés à être bâtis ". Aux termes de l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme : " Lorsque les travaux projetés portent sur la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette comprenant une ou plusieurs unités foncières contiguës, doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance avant l'achèvement de l'ensemble du projet, le dossier présenté à l'appui de la demande est complété par un plan de division et, lorsque des voies ou espaces communs sont prévus, le projet de constitution d'une association syndicale des acquéreurs à laquelle seront dévolus la propriété, la gestion et l'entretien de ces voies et espaces communs à moins que l'ensemble soit soumis au statut de la copropriété ou que le demandeur justifie de la conclusion avec la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent d'une convention prévoyant le transfert dans leur domaine de la totalité des voies et espaces communs une fois les travaux achevés ".

6. Il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire modificatif comporte un plan de division et un projet de statuts d'une association syndicale libre regroupant les acquéreurs des lots. Il s'ensuit, d'une part, que le moyen tiré du défaut des pièces mentionnées à l'article R. 431-24 cité au point précédent doit être écarté. Il s'ensuit d'autre part que le moyen tiré de ce que le projet était soumis à la délivrance d'un permis de construire valant division doit également être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment A l'alimentation en eau et l'assainissement. () ".

8. Il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire modificatif comporte un plan des façades Nord, Sud, Est et Ouest de chacun des bâtiments, un plan de masse et un plan des toitures. Ces éléments ont permis au service instructeur d'apprécier le projet dans ses trois dimensions. Par suite, le moyen tiré du défaut de plan de masse coté en trois dimension doit être écarté.

9. En troisième lieu, le dossier de demande de permis de construire modificatif comprend un plan de masse des emprises faisant apparaître les largeurs et longueurs du terrain d'assiette du projet, mais également un plan de masse figurant les places de stationnement. En outre, contrairement à ce que soutient la société Moulin, les plans de façades et les plans de masse font apparaître le bâtiment D. Par suite, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier doit être écarté en toutes ses branches.

S'agissant de la sécurité :

10. En premier lieu, la société Moulin ne saurait utilement invoquer les dispositions de l'article 3.1.2 du règlement de la zone UM34, qui est compris dans un article 3.1 relatif à la desserte par la voirie, A soutenir que l'accès et la voie interne au terrain d'assiette au projet sont accidentogènes dès lors qu'aux termes de l'article 3.1.1 du règlement de la zone UM34 : " La voie constitue la desserte du terrain d'assiette du projet ".

11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3.2.1 de ce règlement : " L'accès correspond soit à la limite donnant directement sur la voie (portail, porte de garage), soit à l'espace tel que le porche ou la portion de terrain (bande d'accès ou servitude de passage) par lequel les véhicules pénètrent sur le terrain d'assiette du projet depuis la voie de desserte. () ". Aux termes de l'article 3.2.2 de ce règlement : " A les constructions à destination d'habitation qui comptent un seul logement, les accès ont une largeur comprise entre 2,40 m et 3 m. / A les constructions à destination d'habitation de plus d'un logement, et A les constructions relevant des autres destinations : / - les accès ont une largeur égale à 3 m avec une circulation en sens unique alterné ; / - les accès ont une largeur égale à 5,50 m avec une circulation à double sens ".

12. La société Moulin ne conteste pas l'accès à la parcelle est d'une largeur de 5,50 mètres avec une circulation à double sens, conformément aux dispositions citées au point précédent. Le moyen tiré de ce que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article 3.2. du règlement, relatif aux accès, au motif que la voie interne au terrain d'assiette serait réduite par la présence d'un arbre est inopérant et ne peut, dès lors, qu'être écarté.

13. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".

14. Il ressort des pièces du dossier que les bâtiments projetés sont desservis par une bande de roulement interne d'une largeur de 5,50 mètres, présentant une bonne visibilité et permettant la circulation des véhicules en double sens sur toute sa longueur, l'arbre qui était implanté en son milieu étant déplacé par le projet résultant du permis de construire modificatif. Il ne ressort aucunement des pièces du dossier que le projet, qui a fait l'objet d'un avis favorable du service départemental d'incendie et de secours en date du 23 avril 2021, réitéré le 23 juin 2022 s'agissant du permis de construire modificatif, présenterait un quelconque risque A les usagers. Dans ces conditions, la société Moulin n'est pas fondée à soutenir que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.

S'agissant de l'atteinte du projet à son environnement :

15. En premier lieu, aux termes de l'article 2.3.5, intitulé " Règles particulières relatives aux continuités écologiques, aux zones humides, à la mise en valeur du patrimoine naturel, bâti et paysager ", du règlement de la zone UM34 du plan local d'urbanisme : " L'implantation des constructions et installations devra ainsi s'appuyer sur les composantes du site préexistant en tenant compte notamment de l'implantation des constructions avoisinantes, de la topographie, des masses végétales et en particulier des bosquets arborés et des arbres qui participent à la qualité de ce paysage remarquable, et à la morphologie urbaine plus précisément. Par ailleurs, l'organisation du bâti devra permettre de préserver les vues sur les espaces naturels perceptibles depuis la voie ".

16. Il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit la plantation de dix arbres de moyen et grand développement et trois de petit développement, et l'abattage de six arbres de petit développement et deux arbres de moyen développement. Parmi les arbres donnant sur la voie publique, le peuplier B, le pin de l'Himalaya et le magnolia sont conservés, seul un arbre étant abattu. En outre, le projet prévoit le déplacement de trois arbres, dont un ginko implanté sur la voie de desserte interne. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'implantation des constructions ne s'appuie pas sur les composantes du site préexistant et ne tiendrait pas compte des masses végétales et de la qualité paysagère du site, notamment depuis la voie publique. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article 2.3.5 du règlement de la zone UM34.

17. En second lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Il résulte de ces dispositions que si la construction projetée porte atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente doit refuser de délivrer l'autorisation d'urbanisme sollicitée ou l'assortir de prescriptions spéciales. A rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel ou urbain de nature à fonder le refus d'une autorisation d'urbanisme ou les prescriptions spéciales accompagnant sa délivrance, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel ou urbain sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.

18. Il ressort des pièces du dossier, ainsi que du site Googlemaps, accessible à tous, que le projet s'inscrit dans un quartier composé principalement de maisons individuelles de plain-pied ou en R+1, de ton B et couvertes de tuiles mais de style hétérogène, et d'habitat collectif ou mitoyen, implanté de l'autre côté de la rue notamment, constitué d'immeubles en R+1 ou R+2, de ton B également. Il ressort en outre des pièces du dossier que le projet prévoit l'édification de quatre bâtiments, abritant, A deux d'entre eux, des habitats individuels, et A les deux autres de l'habitat collectif. Les constructions projetées, en R+1 au maximum, sont de formes et de volumes fragmentés, de ton B et de style moderne soigné. Compte-tenu de sa hauteur limitée, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet, en dépit de son volume supérieur aux constructions implantées sur les parcelles immédiatement voisines, porterait atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants. Par suite, la société Moulin n'est pas fondée à soutenir que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

19. Il résulte de ce qui précède que conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Bordeaux, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société Moulin demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Moulin une quelconque somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Moulin, à la société par actions simplifiée unipersonnelle C Promotion Immobilière et à la commune de Bordeaux.

Délibéré après l'audience du 14 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Pouget, président,

M. Josserand, conseiller,

M. Frézet, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 janvier 2023.

Le rapporteur,

L. D Le président,

L. POUGET

La greffière,

M-A PRADAL

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

A expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions