LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2201387

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2201387

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2201387
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantBERARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Bordeaux à la SNC Vinci immobilier d'entreprise pour la restructuration du centre commercial "Les Passages de Mériadeck". Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées en défense, estimant que l'association justifiait d'un intérêt à agir et que son président avait qualité pour la représenter. Sur le fond, il a examiné l'ensemble des moyens tirés de la méconnaissance du code de l'urbanisme (notamment les articles A. 424-8, R. 431-7, R. 431-8, R. 431-9, R. 431-14, R. 431-16) et du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Bordeaux Métropole (emplacement réservé, stationnement, nuisances sonores), pour les juger non fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 mars 2022, et par un mémoire enregistré le 25 mai 2022, l'association foncière urbaine libre (AFUL) des propriétaires de l'îlot Bonnac, représentée par Me Casanova, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 1er octobre 2021 par lequel le maire de la commune de Bordeaux a délivré un permis de construire à la SNC Vinci immobilier d'entreprise pour restructurer le centre commercial " Les Passages de Mériadeck ", ensemble la décision du 10 janvier 2022 par laquelle cette autorité a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé contre cet arrêté ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Bordeaux la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle justifie avoir intérêt, capacité et qualité à agir ;

- l'arrêté contesté méconnaît l'article A. 424-8 du code de l'urbanisme ; il ne comporte pas, à la date de sa signature, les informations au public requises par ces dispositions ;

- il méconnaît le a) de l'article R. 431-7 du code de l'urbanisme ; le plan de situation contenu dans le dossier de demande de permis de construire est insuffisant ;

- il méconnaît l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme ; les plans de masse fournis dans le dossier de demande n'identifient pas les hauteurs des immeubles projetés ;

- il méconnaît l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme ; la notice architecturale fournie dans le dossier de demande de permis de construire ne permet pas une exacte appréciation des abords du projet et de la gestion des flux de circulation ; les simulations d'insertion sont trompeuses quant à la gestion des abords et de la circulation piétonne avoisinante ;

- la notice relative aux matériaux utilisés et aux modalités d'exécution des travaux, fournie dans le dossier de demande, ne répond pas aux finalités de l'article R. 431-14 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté méconnaît le i) de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme ; alors que le projet modifie les accès sur la voie publique, le dossier de demande de permis de construire ne comporte pas d'étude de sécurité publique ;

- il méconnaît l'emplacement réservé n° T1653 institué dans le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Bordeaux Métropole ; le projet implique la création d'ouvertures dans une façade implantée au cœur de cet emplacement dédié à l'élargissement de la voie publique ;

- il méconnaît les articles 1.4.1.3. et 1.4.2.3. du règlement de la zone UP15 du PLUi de Bordeaux Métropole ; le projet ne comporte pas le nombre de places de stationnement pour les voitures et les vélos au regard de la surface de plancher à destination commerciale créée ;

- il méconnaît l'article 2.3.6. du règlement de la zone UP15 du PLUi de Bordeaux Métropole ; le projet est de nature à créer des nuisances sonores.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juin 2022, la commune de Bordeaux, représentée par Me Bérard, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à a charge de l'association requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par l'association requérante ne sont pas fondés.

Par des mémoires enregistrés le 20 mai 2022 et le 26 juillet 2022, la SNC Vinci immobilier d'entreprise, représentée par Me Lhéritier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'association requérante la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable à défaut de capacité pour agir de l'association requérante ; ses statuts n'ont pas été publiés au Journal officiel ;

- la requête est irrecevable à défaut pour l'association requérante de justifier d'un intérêt pour agir au sens de l'article L.600-1-2 du code de l'urbanisme ;

- la requête est irrecevable à défaut de qualité du président de l'association requérante, qui agit en son nom, pour la représenter en justice ;

- les moyens soulevés par l'association requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pinturault,

- les conclusions de M. Frézet, rapporteur public,

- et les observations de Me Plane, représentant l'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac, de Me Bérard, représentant la commune de Bordeaux, et de Me Lhéritier, représentant la SNC Vinci immobilier de l'entreprise.

Considérant ce qui suit :

1. L'association foncière urbaine libre (AFUL) des propriétaires de l'îlot Bonnac demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er octobre 2021 par lequel le maire de la commune de Bordeaux a délivré un permis de construire à la SNC Vinci immobilier d'entreprise pour restructurer un centre commercial, dit " Les passages de Mériadeck ", sur une parcelle cadastrée section KD n° 312, située 40 rue Edmond Michelet, ensemble la décision du 10 janvier 2022 par laquelle cette autorité a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé contre cet arrêté.

Sur les fins de non-recevoir :

2. Aux termes de l'article L. 322-4-1 du code de l'urbanisme : " Le président de l'association foncière urbaine exerce les compétences définies par l'article 23 de l'ordonnance du 1er juillet 2004 () ". Aux termes de l'article 23 de cette ordonnance : " Le président prépare et exécute les délibérations de l'assemblée des propriétaires et du syndicat. Il en convoque et préside les réunions. / Il est le chef des services de l'association et son représentant légal. Il en est l'ordonnateur () ". Aux termes de l'article 16 des statuts de l'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac : " 3. () Le comité syndical a les pouvoirs les plus étendus dans le cadre et pour la réalisation de l'objet social () Il a notamment () les pouvoirs suivants : () 8) Il autorise le président à agir en justice () ". Selon l'article 18 de ces statuts, relatif aux pouvoirs et attributions du président : " () Le président n'est pas habilité, sauf extrême urgence touchant à la sécurité des personnes ou à la perte de biens, à prendre seul des décisions () 3) Il est le représentant légal de l'association. Il la représente en justice, vis-à-vis des tiers et dans tous les actes intéressant la personnalité civile de l'association () ". Il ressort de ces dispositions et stipulations statutaires que si le président de l'AFUL est seul à pouvoir représenter l'association en justice, il n'a toutefois pas le pouvoir de prendre seul l'initiative d'une action en justice sans avoir été préalablement mandaté à cette fin par le comité syndical, à l'exception des seules hypothèses, prévues par l'article 18 des statuts, où cette initiative est justifiée par un motif d'extrême urgence touchant à la sécurité des personnes ou à la perte de biens.

3. En l'espèce, la requête a été introduite par le président de l'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac, en sa qualité de représentant légal de l'association, mais sans que celui-ci justifie d'aucun mandat qui lui aurait été donné par le comité syndical pour soutenir l'action en justice. D'une part, si, dans ses dernières écritures, l'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac, se prévalant du caractère régularisable du défaut de qualité pour agir de son président, a annoncé qu'un vote habilitant celui à agir en justice dans le cadre de la présente instance, interviendrait lors de l'assemblée générale annuelle qui devait se tenir le 30 juin 2022 et à l'ordre du jour de laquelle un vote à cette fin serait inscrit, elle n'a ensuite produit aucune délibération en ce sens. D'autre part, si l'association requérante soutient que l'objet de son action touche à un motif d'extrême urgence relative à la sécurité des personnes ou à la perte de biens, elle se borne à se prévaloir de l'atteinte à la structure ou à l'harmonie de la construction, sans démontrer en quoi la réalisation du projet en cause serait de nature à compromettre la sécurité ou la conservation des immeubles de l'îlot. Si l'expertise judiciaire ordonnée à l'initiative de l'association requérante le 29 novembre 2021 par le juge des référés du tribunal judiciaire de Bordeaux, à la suite du commencement des travaux de réalisation de ce projet, a indiqué que ces travaux, qui impliquent notamment la dépose de cloisons en parpaing et la mise à nue de la structure porteuse intérieure, portent ponctuellement sur des éléments porteurs de l'édifice, elle ne suffit pas à caractériser une compromission de la sécurité, une atteinte faite à la structure ou une atteinte à la sécurité des personnes ou des biens. Un tel motif ne saurait davantage procéder des seuls risques allégués du projet pour la circulation publique ou du fait que les travaux concernés ont commencé. Dans ces conditions, le défaut de qualité à agir du président de l'association requérante n'ayant pas été régularisé en cours d'instance, la fin de non-revoir opposée par la SNC Vinci immobilier d'entreprise, doit être accueillie.

4. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres fins de non-recevoir, la requête de l'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac est irrecevable et doit donc être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Bordeaux, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande l'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac une somme de 1 000 euros au bénéfice de la commune de Bordeaux et une somme de 1 000 euros au bénéfice de la SNC Vinci immobilier d'entreprise.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de l'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac est rejetée.

Article 2 : L'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac versera à la commune de Bordeaux une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : L'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac versera à la SNC Vinci immobilier d'entreprise une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'AFUL des propriétaires de l'îlot Bonnac, à la commune de Bordeaux et à la SNC Vinci immobilier d'entreprise.

Délibéré après l'audience du 2 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Cabanne, présidente,

M. Pinturault, premier conseiller,

Mme Fazi-Leblanc, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.

Le rapporteur,

M. PINTURAULT

La présidente,

C. CABANNE La greffière,

M-A. PRADAL

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions