jeudi 14 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2201613 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL ADDEN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 18 mars 2022, le 27 juin 2023, le 27 juillet 2023, le 7 septembre 2023 et le 11 septembre 2023, la société Crusine Académie demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 janvier 2022 par laquelle le directeur général de la caisse des dépôts et consignations a prononcé son déréférencement pour une durée de douze mois de la plate-forme " mon compte formation " ;
2°) de mettre à la charge de la caisse des dépôts et consignations la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la compétence du signataire de cette décision n'est pas établie ;
- il n'est pas établi qu'un compte-rendu de l'entretien qui s'est tenu le 7 décembre 2021 dans le cadre de la procédure contradictoire ait été établi et elle n'en a pas reçu communication ;
- il n'est pas établi que la commission ad hoc ait été consultée ;
- le délai d'un mois prévu pour la procédure contradictoire par l'article 13 des conditions générales d'utilisation de la plateforme " Mon compte formation " était insuffisant pour lui permettre d'organiser sa défense ;
- cette décision se fonde sur des faits inexacts ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle a fait l'objet d'un signalement aux autorités de l'Etat sans que cette sanction ne soit mentionnée dans la décision attaquée ;
- les sanctions infligées sont disproportionnées.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 octobre 2022, le 24 juillet 2023 et le 4 septembre 2023, la caisse des dépôts et consignations, représentée par Me Péquignot, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code monétaire et financier ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F,
- les conclusions de M. Willem, rapporteur public,
- et les observations de Me Houdyer, représentant la société Crusine Académie, et de Me Cante, représentant la Caisse des dépôts et consignations.
Une note en délibéré présenté par la société Crusine Académie a été enregistrée le 19 février 2024.
Considérant ce qui suit :
1. La société Crusine Académie dispense depuis 2016 des formations spécialisées en cuisine crue. Depuis le mois de janvier 2020, elle dispense par l'intermédiaire de la plateforme " Mon compte formation " des actions de formation destinées à la création d'entreprises spécialisées dans l'animation d'ateliers de cuisine crue. Par décision du 18 janvier 2022, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a suspendu son référencement sur cette plateforme pour une durée de douze mois, au triple motif que les formations qui y sont proposées ne sont pas éligibles au financement par le compte personnel de formation, que l'établissement proposait aux stagiaires un règlement échelonné du solde du coût de ces formations sans que ce règlement ne transite par la plateforme en méconnaissance de l'article 5.2 des conditions générales d'utilisation de celle-ci, et enfin que cet établissement déclarait s'exonérer de toute responsabilité en cas d'atteinte à l'intégrité physique des stagiaires au cours de leur formation en méconnaissance des articles 7.3 et 12.1 de ces conditions générales d'utilisation. La société Crusine Académie demande au tribunal de prononcer l'annulation de cette sanction.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la compétence du signataire de la décision contestée :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 518-11 du code monétaire et financier : " La Caisse des dépôts et consignations est dirigée par un directeur général nommé pour cinq ans. ". Aux termes de l'article R. 518-10 du même code : " Le directeur général peut déléguer une partie de ses pouvoirs aux agents qui occupent les emplois mentionnés à l'article R. 518-3. Il peut, y compris dans les matières dans lesquelles il a reçu délégation de pouvoir de la commission de surveillance, déléguer sa signature aux agents placés sous son autorité. Il peut autoriser ces derniers à la subdéléguer dans les conditions qu'il détermine. Dans les matières dans lesquelles ils ont reçu délégation de pouvoir du directeur général, les directeurs généraux délégués et les agents mentionnés au premier alinéa peuvent déléguer leur signature aux agents placés sous leur autorité et autoriser ces derniers à la subdéléguer dans les conditions qu'ils déterminent. ".
3. Par arrêté du 1er mars 2021, le directeur général de la CDC a donné délégation à M. B C, directeur de la direction des politiques sociales, à l'effet de signer tous actes dans la limite des attributions de cette direction. Par décision du 26 juillet 2021, ce dernier a subdélégué à M. D A, directeur de la formation professionnelle et des compétences, la signature de tous actes dans la limite des attributions de cette direction. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de M. A pour signer la décision attaquée, qui relève de la compétence de cette direction, manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la régularité de la procédure :
4. En premier lieu, aux termes de l'article R. 6333-5 du code du travail : " La Caisse des dépôts et consignations définit dans les conditions générales d'utilisation du service dématérialisé mentionnées à l'article L. 6323-9, les engagements souscrits par les titulaires du compte personnel de formation et les prestataires mentionnés à l'article L. 6351-1. ". Aux termes de l'article 13.1.1 des conditions générales d'utilisation de la plateforme " Mon compte formation " : " En présence de tout différend entre la CDC d'une part et les OF ou Titulaires de compte d'autre part, les Parties conviennent d'appliquer la présente procédure aux fins de tenter de trouver un accord amiable. La CDC adresse () à la partie en manquement, une lettre d'observations. A réception de la lettre d'observations, le Titulaire du compte ou l'Organisme de formation concerné bénéficie d'une période d'échange et de dialogue pour discuter des constats et observations adressées. Cette période est dite " Période contradictoire ". Durant cette période contradictoire, le Titulaire du compte ou l'Organisme de formation dispose d'un délai d'un mois pour formuler ses observations écrites, apporter les précisions nécessaires, faire part d'un éventuel désaccord ou bien fournir tout document utile. Au cours de cette période contradictoire, un entretien peut être convenu par les parties afin de favoriser un débat oral et contradictoire. Il ne revêt aucun caractère contraignant. Lorsque l'entretien est organisé à la demande de la CDC, celle-ci adresse préalablement () une demande d'entretien (). Un compte rendu est dressé suite à l'entretien. () Une copie du compte-rendu de l'entretien est remise à la personne entendue à sa demande () ".
5. Il résulte de la rédaction des dispositions de l'article 13.1.1 des conditions générales que l'établissement d'un compte-rendu n'est exigé que lorsque cet entretien est organisé à la demande de la CDC. Dès lors qu'il n'est pas contesté que l'entretien qui s'est tenu de manière dématérialisée le 7 décembre 2021 a été organisé à la demande de la société requérante, le moyen tiré de ce qu'aucun compte-rendu n'aurait été établi et ne lui aurait été communiqué est inopérant et doit être écarté.
6. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient la société requérante, le délai d'un mois prévu par l'article 13.1.1 précité des conditions générales est suffisant pour permettre à un organisme de formation d'organiser utilement sa défense. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que la procédure contradictoire a été ouverte par l'envoi d'une lettre d'observations datée du 10 novembre 2021, à laquelle la société requérante a répondu le 16 novembre suivant. A la demande de cette dernière, un entretien lui a été accordé le 7 décembre 2021. Aucune demande de prolongation de la procédure contradictoire n'a été présentée à la CDC et la sanction litigieuse n'a été édictée que le 18 janvier 2022. Le moyen tiré de ce que, au cas d'espèce, la sanction litigieuse aurait été édictée en méconnaissance du principe des droits de la défense ne peut donc être accueilli.
7. En troisième lieu, la CDC produit en défense l'avis rendu le 17 décembre 2021par la commission ad hoc dont la consultation est prévue par l'article 4.2.2 des conditions générales d'utilisation de la plateforme " Mon compte formation ". Le moyen tiré de ce que la réalité de cette consultation ne serait pas établie doit en conséquence être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la sanction contestée :
8. En premier lieu, il résulte de l'article 3.2 des conditions générales d'utilisation de la plateforme relatif à la vérification des conditions de référencement que : " La CDC met en place, à des fins de () détection des fraudes, un système de vérification des informations fournies par l'organisme de formation. () La CDC se réserve la possibilité, après notification et à titre conservatoire, de ne pas publier ou de retirer les Offres de formation affichées () ". L'article 4.2.1 des conditions particulières d'utilisation précise quant à lui que : " Afin de protéger les Usagers et à des fins de prévention de la fraude, la CDC se réserve la possibilité, lorsqu'un Organisme de formation fait l'objet d'une enquête par ses services ou les services de contrôles de l'Etat, notamment de : () suspendre le référencement de l'Organisme de formation sur l'Espace professionnel. Ces mesures sont déterminées par la CDC de manière proportionnée. Elles sont appliquées, au terme de la période contradictoire mentionnée à l'article 13 des CG. Cependant, et afin de préserver les intérêts des usagers et de la plateforme, la CDC peut être amenée à procéder à la mise en œuvre immédiate de ces mesures de sauvegarde, dont le déréférencement de la plateforme dans les cas les plus graves et engager la procédure contradictoire ensuite. ".
9. Il ressort des termes du courriel du 29 octobre 2021 par lequel la CDC a mis en demeure la société requérante d'annuler les formations proposées par cette dernière sur la plateforme " Mon compte formation " que cette autorité a également décidé de procéder, à titre conservatoire, au déréférencement des offres de formation concernées. Ces mesures de sauvegarde étant distinctes de la sanction de déréférencement qui fait l'objet du présent litige, le moyen tiré de ce que la CDC aurait commis une erreur de droit en se fondant, pour édicter ces mesures de sauvegarde, sur les règles d'éligibilité énoncées dans une note du 19 octobre 2020 qui serait illégale en raison de l'incompétence de son auteur, et qui, faute de publication, ne saurait lui être opposée, est inopérant et doit être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article D. 6323-7 du code du travail : " I.- Les actions de formation, d'accompagnement et de conseil éligibles au compte personnel de formation mentionnées au 4° du II de l'article L. 6323-6 sont réalisées dans le cadre du parcours prévu à l'article L. 6313-2 suivi par le créateur ou le repreneur d'entreprise. Ces actions ont pour objet l'acquisition de compétences liées à l'exercice de la fonction de chef d'entreprise concourant au démarrage, à la mise en œuvre et au développement du projet de création ou de reprise d'une entreprise et à la pérennisation de son activité. () ".
11. A l'issue du contrôle et de la procédure contradictoire, la CDC a notamment constaté que la société requérante proposait sur la plateforme " Mon compte formation " deux offres de formation, mentionnant la possibilité d'une prise en charge au titre du compte personnel de formation, intitulées " Devenir animateur indépendant d'ateliers en pâtisserie crue et vegan " et " Devenir animateur indépendant d'atelier en cuisine crue ", dont le programme figurant sous la même dénomination sur son propre site internet était différent de celui mis en ligne sur la plateforme. Ainsi que l'a relevé la CDC, il ressort des programmes alors accessibles sur le site internet de la société, que ces formations avaient en réalité pour objet principal l'apprentissage de la cuisine et de la pâtisserie crues et de l'animation d'ateliers dans ce domaine, et non l'acquisition de compétences liées à l'exercice de la fonction de chef d'entreprise, seules éligibles à un financement public dans le cadre du compte personnel de formation en application des dispositions précitées, nonobstant l'appréciation contraire portée par le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine à l'issue du contrôle diligenté par ses services à compter du 8 mars 2022. En se bornant à soutenir, sans l'établir, que son site internet commercial prévoyait deux types d'offres différentes, à savoir celles destinées aux particuliers consistant uniquement en des cours de cuisine, et celles destinées aux professionnels et dédiées à la création d'ateliers de cuisine, correspondant aux programmes figurant sur la plateforme " Mon compte formation ", et à produire des attestations de personnes ayant suivi ces formations faisant seulement état de la présence d'un volet ou d'une partie sur la création d'entreprise, ou encore d'une partie marketing, la société requérante n'apporte aucun élément probant de nature à remettre en cause la matérialité des manquements et manœuvres frauduleuses qui lui sont reprochés.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 6333-6 du code du travail : " Lorsque la Caisse des dépôts et consignations constate un manquement de l'un des prestataires mentionnés à l'article L. 6351-1 aux engagements qu'il a souscrits, elle peut, selon la nature du manquement, lui prononcer un avertissement, refuser le paiement des prestations, demander le remboursement des sommes qu'elle lui a indûment versées et suspendre temporairement son référencement sur le service dématérialisé mentionné à l'article L. 6323-9. Ces mesures, proportionnées aux manquements constatés, sont prises après application d'une procédure contradictoire et selon des modalités que les conditions générales d'utilisation du service dématérialisé précisent. La Caisse des dépôts et consignations effectue tout signalement utile et étayé des manquements qu'elle constate auprès des autorités compétentes de l'Etat. "
13. Il résulte de ces dispositions, non contredites par les conditions générales ou particulières d'utilisation de la plateforme " Mon compte formation ", que le signalement aux autorités compétentes de l'Etat ne constitue pas par lui-même une sanction, mais une faculté dont dispose la CDC en tant que gestionnaire du compte personnel de formation pour le compte de l'Etat. Dans ces conditions, la société requérante ne peut utilement soutenir que la procédure de contrôle dont elle a fait l'objet à compter du mois de mars 2022 révèlerait qu'elle a fait l'objet d'un signalement aux autorités de l'Etat et donc d'une sanction irrégulièrement édictée par la CDC.
14. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été énoncé précédemment que la matérialité des manquements et manœuvres frauduleuses reprochées à la société requérante est établie. Eu égard à leur gravité, et à la circonstance que la CDC a en outre relevé que cette société proposait aux stagiaires un règlement échelonné du solde du coût de ces formations sans que ce règlement ne transite par la plateforme en méconnaissance de l'article 5.2 des conditions générales d'utilisation de celle-ci, et enfin que cet établissement déclarait s'exonérer de toute responsabilité en cas d'atteinte à l'intégrité physique des stagiaires au cours de leur formation en méconnaissance des articles 7.3 et 12.1 de ces conditions générales d'utilisation, le moyen tiré de ce que la sanction de déréférencement d'une durée de douze mois qui lui a été infligée serait disproportionnée doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par la société Crusine Académie doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la CDC qui n'est pas la partie perdante, la somme que la société Crusine Académie demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de la société Crusine Académie la somme de 1 500 euros à verser à la CDC au même titre.
DECIDE :
Article 1er : La requête de la société Crusine Académie est rejetée.
Article 2 : La société Crusine Académie versera la somme de 1 500 euros à la caisse des dépôts et consignation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Crusine Académie et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Copie en sera également adressée à la caisse des dépôts et consignation.
Délibéré après l'audience du 15 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Ferrari, président,
Mme F et Mme E, premières conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.
La rapporteure,
E. F
Le président,
D.FERRARI Le greffier,
Y. JAMEAU
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2201613
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026