LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2201997

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2201997

mercredi 12 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2201997
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantLANDETE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I-Par une requête enregistrée le 7 avril 2022, sous le n°2201997, M. A B, représenté par Me Landète, demande au tribunal :

1°) de l'admette à l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision implicite du 5 février 2022 par laquelle la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de procéder au réexamen de sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

M. B fait valoir que :

- sa requête est recevable ;

- elle est insuffisamment motivée dès lors que l'autorité préfectorale n'a pas satisfait à sa demande de communication de motifs ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il sollicitait un titre de séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : il se prévalait d'une promesse d'embauche, de l'exercice d'une activité professionnelle par sa femme, de la naissance de leurs enfants nés en 2019 et 2021, des difficultés rencontrées par sa femme dans son pays d'origine, avec sa famille, compte-tenu de son souhait de quitter son ex-mari qui était violent.

La requête a été communiquée à la préfète de la Gironde le 13 avril 2022.

Par une décision du 31 janvier 2023, le bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle présentée par M. B.

II- Par une requête enregistrée le 3 mai 2022 sous le n°2202463, M. A B, représenté par Me Landète, demande au tribunal:

1°) de l'admette à l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 14 mars 2022 par laquelle la préfète de la Gironde lui indique avoir rejeté implicitement sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de procéder au réexamen de sa situation;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

M. B fait valoir que :

- sa requête est recevable ;

- elle est insuffisamment motivée dès lors que l'autorité préfectorale n'a pas satisfait à sa demande de communication de motifs ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il sollicitait un titre de séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : il se prévalait d'une promesse d'embauche, de l'exercice d'une activité professionnelle par sa femme, de la naissance de leurs enfants nés en 2020 et 2021, des difficultés rencontrées par sa femme dans son pays d'origine, avec sa famille, compte-tenu de son souhait de quitter son ex-mari qui était violent.

La requête a été communiquée à la préfète de la Gironde le 5 mai 2022.

Par une ordonnance du 5 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 août 2022.

Un mémoire en production de pièces complémentaires a été enregistré le 3 mars 2023.

Par une décision du 31 janvier 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement, sur proposition de la rapporteure publique, a dispensé cette dernière de présenter des conclusions sur cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

a été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme de Paz,

- et les observations de Me Maurin-Gomis, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, de nationalité albanaise, né le 28 octobre 1986, déclare être entré en France en 2018. En dernier lieu, il a sollicité le 28 septembre 2021 la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par des requêtes enregistrées sous les numéros 2201997 et 2202463, il demande l'annulation de la décision implicite née le 5 février 2022 et de la décision explicite du 14 mars 2022, par lesquelles la préfète de la Gironde a rejeté sa demande.

2. Les requêtes enregistrées sous les n°2201997 et 2202463 présentées par M. B présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

3. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 31 janvier 2023. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes du requérant tendant à ce qu'il soit admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions en annulation :

4. Aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".

5. Il ressort des pièces du dossier que M. B a sollicité par courrier en date du 7 février 2022, reçu le 14 février suivant en préfecture, la communication des motifs du refus implicite opposé à sa demande de délivrance d'un titre de séjour. Si par un courrier du 14 mars 2022, la préfète de la Gironde a répondu dans le délai d'un mois imparti par les dispositions précitées, toutefois il ressort des termes même de ce courrier que la préfète de la Gironde n'a pas indiqué les motifs du rejet implicite de sa décision du 5 février 2022 en méconnaissance des dispositions citées au point précédent du code des relations entre le public et l'administration. Les décisions attaquées doivent dès lors, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, être annulées.

Sur l'injonction :

6. Le présent jugement implique seulement, eu égard au motif d'annulation retenu que le préfet de la Gironde procède, sur le fondement de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, au réexamen de la demande de l'intéressé dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et qu'il lui délivre dans cette attente un récépissé de demande de titre de séjour.

Sur les frais liés au litige :

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à Me Landète en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

DECIDE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. et Mme D tendant à ce qu'il soit admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : La décision implicite née le 5 février 2022 et la décision du 14 mars 2022 du préfet de la Gironde sont annulées.

Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Gironde de procéder, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, au réexamen de la demande d'admission au séjour de M. B et de lui délivrer dans cette attente un récépissé de demande de titre de séjour.

Article 4 : L'Etat versera à Me Landète la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 29 mars 2023 à laquelle siégeaient :

- Mme Zuccarello, présidente,

- Mme De Paz, première conseillère,

- Mme Denys, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2023.

La rapporteure

D. DE PAZ

La présidente

F. ZUCCARELLO

La greffière,

I. MONTANGON

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Nos 2201997,2202463

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions