lundi 26 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2204056 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2022, M. A demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le président du conseil départemental de la Gironde a implicitement confirmé le refus, opposé le 11 avril 2022, de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention " stationnement ".
Il soutient qu'il n'a obtenu aucune réponse à sa demande de réexamen de son dossier exercée le 28 avril 2022, qu'il est porteur d'une prothèse de genou gauche, la première ayant été déposée dans les suites d'une infection nosocomiale et qu'il se voit contraint d'ouvrir entièrement sa portière pour assurer les transferts entre son véhicule et la chaussée.
Par un courrier du 26 juillet 2022 auquel était joint un formulaire intitulé " votre requête concerne la carte mobilité inclusion mention " stationnement pour personnes handicapées " le tribunal a invité M. A à régulariser sa requête dans un délai d'un mois en produisant tout élément permettant de montrer que l'administration a commis une erreur dans l'appréciation de sa situation, le formulaire rappelant les critères d'éligibilité pour bénéficier de la délivrance de cette carte.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4. Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative applicable aux contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. En dépit de la demande de régularisation adressée par lettre recommandée avec accusé de réception dans les conditions susvisées, reçue par M. A le 27 juillet 2022, ce dernier n'a transmis au tribunal dans le délai imparti d'un mois, aucune pièce justificative permettant au juge de statuer utilement. En conséquence, les conclusions formulées par l'intéressé tendant à l'annulation de la décision par laquelle le président du conseil départemental de la Gironde a implicitement confirmé le refus, opposé le 11 avril 2022, de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention " stationnement " ne sont pas recevables. Il suit de là que la requête de M. A doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A.
Fait à Bordeaux le 26 juin 2023.
La magistrate désignée,
P. B
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026