LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2204377

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2204377

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2204377
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 août 2022, l'association coordination environnement du bassin d'Arcachon (CEBA) demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 juin 2022 par lequel le maire de Lège-Cap Ferret a réglementé l'accès et la circulation des véhicules sur sa commune ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Lège-Cap Ferret une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté contesté est entaché d'incompétence, au regard des dispositions de l'article L. 321-9 du code de l'environnement, dès lors qu'il concerne la circulation de véhicules à deux roues qui fonctionnent avec un moteur ;

- il est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il a été adopté en l'absence de concertation préalable, en méconnaissance du III de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement ;

- les activités autorisées par l'arrêté contesté portent une atteinte environnementale grave au secteur concerné, en provoquant des dérangements de la faune et des nuisances sur la flore ;

- l'arrêté engendre une régression environnementale au sens de l'article L. 110-1 du code de l'environnement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mars 2024, la commune de Lège-Cap Ferret, représentée par la SELARL HMS Atlantique Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de l'association requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Charte de l'environnement ;

- le code de l'environnement ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Passerieux, rapporteure,

- les conclusions de Mme Patard, rapporteure publique,

- et les observations de Me Cordier-Amour, représentant la commune de Lège-Cap Ferret.

Considérant ce qui suit :

1. Le 15 juin 2022, le maire de la commune de Lège-Cap Ferret a pris un arrêté, dont l'article 2 interdit, de façon permanente, la circulation de tous véhicules, sur la façade atlantique de la commune, au niveau de la dune dite " fixée ", du cordon dunaire, de la dune embryonnaire et de la laisse de mer, ainsi que sur la façade de la commune du côté du bassin d'Arcachon et sur le sentier de l'abécédaire des dunes. L'alinéa 2 de cet article 2 précise, dans sa version modifiée par arrêté du 13 octobre 2022 corrigeant une erreur matérielle, que l'utilisation des véhicules mentionnés à l'article 3, à l'année, est uniquement possible sur la zone de sable mouillé, située au niveau de l'estran, de la façade atlantique de la commune, l'accès à cette zone devant se faire pied à terre. L'alinéa 3 de cet article 2 ajoute que, durant la période estivale de surveillance des plages, l'utilisation des véhicules mentionnés à l'article 3 sur le sable mouillé situé au niveau de l'estran est limitée entre le lever du soleil et onze heures du matin. L'article 3 dresse la liste des véhicules concernés, à savoir les engins de déplacement non motorisés et les véhicules au sens des dispositions de l'article R. 311-1 du code de la route, alinéa 6.10, 6.11 et 6.15. Par la présente requête, l'association Coordination environnement du Bassin d'Arcachon (CEBA) demande l'annulation de l'arrêté du 15 juin 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 321-9 du code de l'environnement : " () L'usage libre et gratuit par le public constitue la destination fondamentale des plages au même titre que leur affectation aux activités de pêche et de cultures marines./ Sauf autorisation donnée par le préfet, après avis du maire, la circulation et le stationnement des véhicules terrestres à moteur autres que les véhicules de secours, de police et d'exploitation sont interdits, en dehors des chemins aménagés, sur le rivage de la mer et sur les dunes et plages appartenant au domaine public ou privé des personnes publiques lorsque ces lieux sont ouverts au public. / () ".

3. L'article R. 311-1 du code de la route distingue les cycles, les cycles à pédalage assisté, les engins de déplacement personnel motorisés et les engins de déplacement personnel non motorisé, des véhicules dits de " catégorie L " à moteur à deux ou trois roues. Le cycle est défini au point 6.10 de cet article comme un " véhicule ayant au moins deux roues et propulsé exclusivement par l'énergie musculaire des personnes se trouvant sur ce véhicule, notamment à l'aide de pédales ou de manivelles ". Le cycle à pédalage assisté est défini au point 6.11 de cet article comme étant un " cycle équipé d'un moteur auxiliaire électrique d'une puissance nominale continue maximale de 0,25 kilowatt, dont l'alimentation est réduite progressivement et finalement interrompue lorsque le véhicule atteint une vitesse de 25 km/ h, ou plus tôt si le cycliste arrête de pédaler ". L'engin de déplacement personnel motorisé est défini au point 6.15 du même article comme étant un " véhicule sans place assise, conçu et construit pour le déplacement d'une seule personne et dépourvu de tout aménagement destiné au transport de marchandises, équipé d'un moteur non thermique ou d'une assistance non thermique et dont la vitesse maximale par construction est supérieure à 6 km/h et ne dépasse pas 25 km/h. ". L'engin de déplacement personnel non motorisé est défini au point 6.16 de cet article comme étant un " véhicule de petite dimension sans moteur ". Le point 4.1 de ce même article définit le véhicule de catégorie L1e comme étant un " véhicule à deux roues dont la vitesse maximale par construction est égale ou supérieure à 6 km/ h et ne dépasse pas 45 km/ h et équipé d'un moteur d'une cylindrée ne dépassant pas 50 cm³ s'il est à combustion interne à allumage commandé et d'une puissance maximale nette n'excédant pas 4 kilowatts ". Le point 4.1.1 précise que le véhicule de sous-catégorie L1e-A est un " véhicule de la catégorie L1e muni de pédales dont le mode de propulsion auxiliaire d'aide au pédalage d'une puissance maximale est inférieure à 1 kW et s'interrompt dès que le véhicule atteint une vitesse égale ou supérieure à 25 km/ h. ". Il résulte de ces dispositions qu'à la différence des cycles, des cycles à pédalage assisté et des engins de déplacement personnel motorisé répondant respectivement aux caractéristiques visées aux points 6.10, 6.11 et 6.15 de l'article R. 311-1 du code de la route qui ne constituent pas des véhicules à moteur, les engins à pédales répondant aux caractéristiques visées aux points 4.1 et 4.1.1 du même article sont considérés comme des véhicules terrestres à moteur.

4. Les alinéas 2 et 3 de l'article 2 de l'arrêté attaqué dérogent à l'interdiction de circulation à tous véhicules sur la façade atlantique de la commune du Cap-Ferret énoncée au premier alinéa, pour les engins de déplacement non motorisés, à savoir les véhicules de petite dimension sans moteur, et les véhicules au sens des dispositions des alinéas 6.10, 6.11 et 6.15 de l'article R. 311-1 du code de la route, lesquels se voient autoriser à accéder, pied à terre, aux plages océanes de la commune et à rouler sur le sable mouillé situé au niveau de l'estran, à toute heure en dehors de la période estivale, et du lever du soleil jusqu'à onze heures du matin pendant la période estivale de surveillance des plages. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées qu'aucun des engins visés par l'article 3 de l'arrêté en litige ne saurait être regardé comme un véhicule terrestre à moteur, pour lesquels l'autorisation de circulation sur le rivage de la mer, par dérogation à l'interdiction de principe, ne peut être accordée que par le préfet, après avis du maire par application des dispositions précitées de l'article L. 321-9 du code de l'environnement. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige serait entaché d'incompétence doit être écarté.

5. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 7 de la Charte de l'environnement : " Toute personne a le droit, dans les conditions et limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement ".

6. Il résulte de ces dispositions qu'elles réservent au législateur le soin de préciser " les conditions et les limites " dans lesquelles doit s'exercer le droit de toute personne à accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et à participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement.

7. D'autre part, aux termes de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement : " I.- Le présent article définit les conditions et limites dans lesquelles le principe de participation du public, prévu à l'article 7 de la Charte de l'environnement, est applicable aux décisions, autres que les décisions individuelles, des autorités publiques ayant une incidence sur l'environnement lorsque celles-ci ne sont pas soumises, par les dispositions législatives qui leur sont applicables, à une procédure particulière organisant la participation du public à leur élaboration. / Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas aux décisions qui modifient, prorogent, retirent ou abrogent les décisions mentionnées à l'alinéa précédent soumises à une procédure particulière organisant la participation du public à leur élaboration. / Ne sont pas regardées comme ayant une incidence sur l'environnement les décisions qui ont sur ce dernier un effet indirect ou non significatif. / () III. - Par dérogation au II, la participation du public à l'élaboration des décisions des autorités des communes de moins de 10 000 habitants peut être organisée dans les conditions suivantes. / L'objet de la procédure de participation ainsi que les lieux et horaires où le projet de décision accompagné de la note de présentation peuvent être consultés et où des observations et propositions peuvent être déposées sur un registre sont portés à la connaissance du public par voie d'affichage en mairie. Cet affichage précise le délai dans lequel ces observations et propositions doivent être déposées, qui ne peut être inférieur à vingt et un jours à compter du début de l'affichage. / Dans le cas où la commune dispose d'un site internet, les informations mentionnées à l'alinéa précédent ainsi que la note de présentation et, sauf si son volume ou ses caractéristiques ne le permettent pas, le projet de décision sont en outre mis à disposition du public par voie électronique pendant la même durée. / Le projet de décision ne peut être définitivement adopté avant l'expiration d'un délai permettant la prise en considération des observations et propositions du public. Sauf en cas d'absence d'observations et propositions, ce délai ne peut être inférieur à quatre jours à compter de la date de clôture de la consultation. Au plus tard à la date de publication de la décision et pendant une durée minimale d'un mois, le maire rend publique, par voie d'affichage, une synthèse des observations et propositions du public ou indique, par la même voie, les lieux et horaires où le registre de recueil des observations et propositions est tenu à la disposition du public pour la même durée. / () ".

8. Par les dispositions de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement, le législateur a établi la procédure de droit commun assurant la mise en œuvre effective de ce droit en précisant les modalités et conditions selon lesquelles les observations et propositions du public doivent parvenir à l'autorité administrative. Par dérogation à cette procédure de droit commun, il est prévu que les communes puissent mettre en œuvre, lorsqu'elles comptent moins de 10 000 habitants, des modalités allégées d'organisation de la participation du public. En toute hypothèse, la procédure prévue ne concerne que les décisions ayant une incidence directe et significative sur l'environnement.

9. En l'espèce, il n'est pas établi que l'arrêté contesté, portant règlementation, pour des motifs notamment tirés de la protection des espaces naturels particulièrement sensibles, de la circulation d'engins qui ne peuvent être regardés comme des véhicules terrestres à moteur ainsi qu'il a été dit au point 4, sur le sentier de l'abécédaire des dunes et sur les façades atlantique et du bassin d'Arcachon de la commune de Lège-Cap Ferret, en apportant des limitations à cette circulation dans les conditions déjà mentionnées, aurait, eu égard à son objet ou à sa portée, une incidence qui devrait être regardée comme directe et significative sur l'environnement au sens des dispositions précitées. Par suite, l'association requérante n'est pas fondée à soutenir que cet arrêté serait entaché, faute de participation du public à son élaboration, d'un vice de procédure.

10. En troisième lieu, l'association CEBA soutient que l'arrêté attaqué, par les activités qu'il autorise, provoque des dérangements à la faune avec des abandons de nid, des atteintes à la " laisse de mer ", des risques d'écrasement des œufs, ainsi que des risques de piétinements de la flore. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'autorisation de rouler accordée par l'arrêté attaqué ne vise que la bande de plage où le sable est mouillé au niveau de la partie du littoral dite " estran " recouverte à marée haute et découverte à marée basse, et non la zone dite de " laisse de mer ", qui est située en partie haute des plages où se développe une végétation lâche et s'accumulent les débris animaux et végétaux en décomposition et qui constitue une zone de nourrissage et de reproduction, en particulier pour l'espèce du gravelot à collier interrompu. Sur la bande de plage de sable mouillé, il n'est ni établi ni même allégué que la circulation des véhicules visés à l'article 3 aurait une incidence environnementale notable. Alors que leurs usagers n'ont l'autorisation de se rendre à cette bande de plage de sable mouillé que pied à terre, par les sentiers d'accès aux plages spécialement aménagés, il n'est pas davantage établi que leur passage aurait plus d'incidence sur l'environnement que les déambulations des promeneurs et des baigneurs qui ont un usage libre du rivage de la mer. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait générateur d'une atteinte environnementale doit être écarté.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 110-1 du code de l'environnement : " I. - Les espaces, ressources et milieux naturels terrestres et marins, les sites, les paysages diurnes et nocturnes, la qualité de l'air, les êtres vivants et la biodiversité font partie du patrimoine commun de la nation. Ce patrimoine génère des services écosystémiques et des valeurs d'usage. / Les processus biologiques, les sols et la géodiversité concourent à la constitution de ce patrimoine. / On entend par biodiversité, ou diversité biologique, la variabilité des organismes vivants de toute origine, y compris les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques, ainsi que les complexes écologiques dont ils font partie. Elle comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces, la diversité des écosystèmes ainsi que les interactions entre les organismes vivants. / On entend par géodiversité la diversité géologique, géomorphologique, hydrologique et pédologique ainsi que l'ensemble des processus dynamiques qui les régissent, y compris dans leurs interactions avec la faune, la flore et le climat. / II. - Leur connaissance, leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état, leur gestion, la préservation de leur capacité à évoluer et la sauvegarde des services qu'ils fournissent sont d'intérêt général et concourent à l'objectif de développement durable qui vise à satisfaire les besoins de développement et la santé des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Elles s'inspirent, dans le cadre des lois qui en définissent la portée, des principes suivants : / () 9° Le principe de non-régression, selon lequel la protection de l'environnement, assurée par les dispositions législatives et réglementaires relatives à l'environnement, ne peut faire l'objet que d'une amélioration constante, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment. / (). "

12. L'association CEBA soutient que le maire de la commune de Lège-Cap Ferret a porté atteinte au principe de " non-régression environnementale " en prévoyant une autorisation de circulation sur les plages océanes des véhicules mentionnés à l'article 3, alors que la norme précédemment applicable ne prévoyait pas de dérogation à l'interdiction de circulation et était donc plus protectrice pour l'environnement. Elle se prévaut à ce titre d'un diagnostic écologique sur la bande littorale de la presqu'île du Cap-Ferret rédigé par un cabinet d'ingénieurs conseils, qui fait état des menaces environnementales pesant sur l'habitat situé en " laisse de mer ". Toutefois, compte tenu des restrictions déjà mentionnées contenues dans l'arrêté attaqué, il n'est pas établi que la règlementation en cause serait de nature à engendrer une diminution du niveau de protection de la faune et de la flore au sens des dispositions précitées de l'article L. 110-1 du code de l'environnement. Par suite, le moyen doit être écarté.

13. Il résulte de tout ce qui précède que l'association CEBA n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du maire de la commune de Lège-Cap Ferret du 15 juin 2022.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Lège-Cap Ferret, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par l'association requérante et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'association CEBA une somme de 1 000 euros à verser à la commune de Lège-Cap Ferret sur le même fondement.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de l'association CEBA est rejetée.

Article 2 : L'association CEBA versera une somme de 1 000 euros à la commune de Lège-Cap Ferret au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association coordination environnement du bassin d'Arcachon et la commune de Lège-Cap Ferret.

Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Brouard-Lucas, présidente,

M. Bourdarie, premier conseiller,

Mme Passerieux, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.

La rapporteure,

C. PASSERIEUX

La présidente,

C. BROUARD-LUCAS

La greffière,

A. JAMEAU

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

N°2204377

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions