LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2205733

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2205733

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2205733
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, qui contestait le refus de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître le statut d'apatride. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFPRA était suffisamment motivée et que l'office avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que les documents produits par M. D, notamment des actes émanant de la République arabe sahraouie démocratique non reconnue par la France, ne permettaient pas d'établir son identité ni de démontrer qu'aucun État ne le considérait comme son ressortissant, conformément à la convention de New York du 28 septembre 1954 et aux articles L. 582-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 octobre 2022, M. C D, représenté par Me Chamberland-Poulin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 28 juin 2022 par laquelle le directeur général de l'office français de protection des réfugiés et apatrides a refusé de lui reconnaître le statut d'apatride ;

2°) d'enjoindre au directeur général de l'office français de protection des réfugiés et apatrides de lui reconnaître le statut d'apatride ou à défaut, de réexaminer sa situation, et de le munir dans les deux cas d'une autorisation provisoire de séjour, l'ensemble dans le délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'office français de protection des réfugiés et apatrides la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- cette décision est insuffisamment motivée ;

- il n'a pas été procédé à l'examen particulier de sa situation ;

- cette décision a été édictée en méconnaissance de l'article 1er, paragraphe 1, de la convention de New York du 28 septembre 1954 et de l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 décembre 2022, le directeur général de l'office français de protection des réfugiés et apatrides conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une décision du 6 septembre 2022, M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention de New York du 28 septembre 1954 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme E ;

- les conclusions de M. A ;

- et les observations de Me Choplin, représentant M. D.

Considérant ce qui suit :

1. Le 14 avril 2022, M. D, se disant né le 6 mai 1988 dans un camp de réfugiés sahraoui situé en Algérie, a présenté une demande auprès du directeur général de l'office français de protection des réfugiés et apatrides en vue de se voir reconnaître le statut d'apatride. Il demande au tribunal d'annuler la décision du 28 juin 2022 par laquelle cette autorité a rejeté cette demande.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Aux termes de l'article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides : " () Le terme apatride désigne une personne qu'aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation () ". Aux termes de l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La qualité d'apatride est reconnue à toute personne qui répond à la définition de l'article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides. Ces personnes sont régies par les dispositions applicables aux apatrides en vertu de cette convention ". Aux termes de l'article L. 582-2 du même code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides reconnaît la qualité d'apatride aux personnes remplissant les conditions mentionnées à l'article L. 582-1 () ". Aux termes de l'article L. 582-3 de ce code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides notifie par écrit sa décision au demandeur du statut d'apatride, par tout moyen garantissant la confidentialité et la réception personnelle de cette notification. Toute décision de rejet est motivée en fait et en droit () ".

3. En premier lieu, la décision attaquée mentionne les dispositions et stipulations applicables, ainsi que les principaux éléments de sa situation personnelle. Elle précise que la qualité d'apatride lui a été refusée au motif que les documents produits, faute d'établir son identité et la réalité du parcours dont il se prévalait, n'ont pas permis au directeur de l'office français de protection des réfugiés et apatrides d'apprécier s'il répondait à la définition de l'apatridie énoncée par l'article 1er de la convention de New York précité. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit ainsi être écarté.

4. En deuxième lieu, il ressort des termes de cette décision que le directeur de l'office français de protection des réfugiés et apatrides a procédé à l'examen particulier de la demande d'apatridie présentée par M. D.

5. En troisième lieu, il résulte des dispositions et stipulations citées au point 2 qu'il incombe à toute personne se prévalant de la qualité d'apatride d'apporter la preuve qu'en dépit de démarches répétées et assidues, l'Etat de la nationalité duquel elle se prévaut a refusé de donner suite à ses démarches.

6. Les copies d'actes d'état-civil et du passeport émis par la République arabe sahraouie démocratique, que la France ne reconnaît pas comme un Etat, qui ont été produites par M. D, ne permettent pas d'établir son identité et font par suite obstacle à la vérification du statut d'apatride dont il se prévaut, qui ne saurait en tout état de cause résulter de la seule origine sahraouie qu'il invoque. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la décision lui refusant le bénéfice de ce statut aurait été édictée en méconnaissance des stipulations de la convention de New York et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées doit être écarté.

7. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. D doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D et au directeur général de l'office français de protection des réfugiés et apatrides.

Délibéré après l'audience du 10 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Ferrari, président,

Mme E et Mme B, premières conseillères.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2024.

La rapporteure,

E. E

Le président,

D. FERRARI Le greffier,

Y. JAMEAU

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions