mercredi 15 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2206367 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP KAPPELHOFF-LANCON - THIBAUD - VALDES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 décembre 2022, M. C A, représenté par Me Hiriart, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du ministre de la justice du 2 novembre 2022 refusant de lui octroyer un détachement sur les fonctions directeur de la sécurité et de la salubrité de la ville d'Agen ;
2°) d'enjoindre à cette autorité de réexaminer sa demande de détachement dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente en l'absence de preuve de l'existence d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
- le motif de refus opposé par le ministre est entaché d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 511-3 du code général de la fonction publique ;
- cette décision méconnaît la circulaire du 19 novembre 2009 relative aux modalités d'application de la loi n°2009-972 du 3 août 2009 dès lors que c'est à l'autorité de gestion du corps ou l'employeur territorial du cadre d'emplois d'accueil qu'il revient d'apprécier la comparabilité du recrutement et des missions des corps et cadres d'emplois concernés ;
- en tout état de cause, la décision est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que les éléments relatifs aux deux emplois démontrent que la condition tenant au niveau de comparabilité est remplie ;
- le ministre a commis une erreur de droit en fondant son refus sur le critère tenant à la catégorie qui est exclu des critères à prendre en compte.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 4 mars 2024 et le 13 mars 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut dans le dernier état de ses écritures au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et au rejet des conclusions accessoires.
Il soutient en dernier lieu que M. A a obtenu satisfaction postérieurement à l'introduction de sa requête.
Par un mémoire enregistré le 14 mars 2024, M. A demande au tribunal de lui donner acte de son désistement de l'ensemble des conclusions présentées dans sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n°87-1099 du 30 décembre 1987 ;
- le décret n°2006-441 du 14 avril 2006 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Caste, rapporteure ;
- et les conclusions de Mme Denys, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est officier du corps de commandement de l'administration pénitentiaire et exerce les fonctions d'adjoint à la cheffe du département de formation au renseignement pénitentiaire à l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire depuis le mois de septembre 2020. Le 3 octobre 2022, il a sollicité de son administration son détachement dans le corps des attachés territoriaux, en qualité de directeur de la sécurité et de la salubrité de la ville d'Agen. Par une décision du 2 novembre 2022, le ministre de la justice a refusé de faire droit à sa demande de détachement. Il a formé un recours à l'encontre de cette décision le 8 novembre 2022. Le silence gardé par l'administration a fait naître une décision implicite de rejet. Il a, par sa requête du 5 décembre 2022, sollicité du tribunal l'annulation de la décision du 2 novembre 2022, l'injonction au réexamen de sa demande de détachement ainsi que la mise à la charge de l'Etat de la somme 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
2. M. A indique, dans son mémoire enregistré le 14 mars 2024, se désister de l'action qu'il a engagé à l'encontre de l'Etat. Ce désistement d'action est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E:
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'action de M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 30 avril 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Zuccarello, présidente,
- Mme Caste, première conseillère,
- Mme Jaouën, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2024.
La rapporteure,
F. CASTE
La présidente,
F. ZUCCARELLO La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
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