LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2301540

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2301540

mardi 24 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2301540
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation5ème Chambre
Avocat requérantRENAUDIE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 19 décembre 2022 par laquelle la commission de discipline du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait infligé à la SAS ACS SECURITY une interdiction d’exercer toute activité de sécurité pendant dix-huit mois et une pénalité financière de 2 500 euros. Le tribunal a retenu un vice de procédure, constatant que la société n’avait pas reçu en temps utile le rapport de contrôle du 7 avril 2022, en méconnaissance des articles L. 634-8 et R. 634-6 du code de la sécurité intérieure, ce qui a porté atteinte au caractère contradictoire de la procédure disciplinaire. La solution retenue est l’annulation de la sanction pour irrégularité procédurale, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 mars 2023, la SAS ACS SECURITY représentée par Me Renaudie, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 19 décembre 2022 par laquelle la commission de discipline du Conseil national des activités privées de sécurité a prononcé à son encontre une sanction d'interdiction d'exercer toute activité de sécurité pour une durée de dix-huit mois et une pénalité financière d'un montant de 2 500 euros ;

2°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle n'a jamais été destinataire du rapport de contrôle et de la convocation à la réunion de la commission de discipline et n'a jamais été destinataire des documents sur lesquels elle est fondée en méconnaissance de l'article L. 634-8 du code de la sécurité intérieure ;

- elle est insuffisamment motivée dès lors qu'elle n'indique pas l'identité des salariés concernés par les retards de déclarations préalables à l'embauche ;

- les manquements ne sauraient lui être imputés dès lors qu'ils sont le fait d'une personne extérieure, à qui elle avait confié la charge de réaliser les démarches administratives ;

- elle méconnaît l'article R. 631-1 du code de la sécurité intérieure et le principe selon lequel nul n'est responsable que de son propre fait, dès lors qu'elle n'a jamais fait preuve de mauvaise foi et que les manquements sont imputables à cette personne extérieure ;

- la sanction prononcée est disproportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2024, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lorrain Mabillon ;

- et les conclusions de M. Roussel Cera, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société ACS SECURITY, dirigée par M. A, est une société de sécurité privée. Elle a fait l'objet, entre janvier et avril 2022, d'un contrôle par les agents du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) ayant donné lieu à un rapport de contrôle du 7 avril 2022, à la suite duquel le directeur du CNAPS a saisi, le 21 octobre 2022, la commission de discipline. Par une décision du 19 décembre 2022, la commission de discipline du CNAPS a prononcé à l'encontre de la société ACS SECURITY une interdiction d'exercer toute activité privée de sécurité pour une durée de dix-huit mois et une pénalité d'un montant de 2 500 euros. Par sa requête, la société ACS SECURITY demande l'annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 634-8 du code de la sécurité intérieure : " Aucune sanction ne peut être prononcée sans que la personne mise en cause ait été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales, qui peuvent être recueillies par tout moyen, y compris par visioconférence ou, à défaut, audioconférence. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix ". Aux termes de l'article R. 634-12 du même code : " La procédure devant la commission de discipline est contradictoire. () La personne mise en cause, ou ayant formé un recours administratif préalable obligatoire devant la commission de discipline ou, le cas échéant, son représentant, est informée de la date de la séance à laquelle la commission examine son dossier, au moins quinze jours avant celle-ci, par tout moyen permettant d'en établir la date de réception. Elle peut adresser à la commission des observations écrites, le cas échéant par le biais d'un représentant de son choix, au plus tard cinq jours avant la date de la commission. Elle peut également être présente ou représentée lors de la séance de la commission. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 634-6 de ce code : " Sur la base des rapports ou procès-verbaux résultant des contrôles effectués sur le fondement des articles L. 611-2, L. 623-1 et L. 634-1, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité engage une procédure disciplinaire. Il informe la personne concernée des faits reprochés, lui communique les rapports ou procès-verbaux qui les établissent et l'invite à présenter ses observations dans un délai de 15 jours. () ".

3. Il résulte de l'instruction que la société ACS SECURITY a été informée de la réunion le 19 décembre 2022 de la commission de discipline du CNAPS, par un courrier du 29 novembre 2022 adressé à son dirigeant par courriel du même jour. Ce dernier a accusé réception de cette convocation par un courriel en réponse daté du 14 décembre 2022, demandant des précisions sur les faits reprochés. Toutefois, il n'est pas établi que la société requérante ait eu communication du rapport de contrôle du 7 avril 2022 avant le 14 décembre 2022, date à laquelle le CNAPS démontre que ce rapport a été adressé par courriel à son dirigeant, soit cinq jours seulement avant la date de réunion de la commission. Si le CNAPS se prévaut en défense d'un courrier recommandé avec avis de réception du 23 mai 2022 qui aurait été adressé par voie postale au siège de la société, 23 rue de la grande horloge à Agen, lui communiquant le compte rendu final de contrôle et l'informant de ce qu'elle pouvait, dans un délai de quinze jours, formuler des observations, il ne rapporte pas la preuve de ce que ce pli a été effectivement envoyé et réceptionné. Par suite, la société ACS SECURITY qui n'a pas disposé d'un délai suffisant pour préparer sa défense et présenter utilement ses observations, est fondée à soutenir que la décision attaquée a été prise à la suite d'une procédure irrégulière, qui l'a privée d'une garantie.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la société ACS SECURITY est fondée à demander l'annulation de la décision du 19 décembre 2022 par laquelle la commission de discipline du CNAPS a prononcé une sanction à son encontre.

Sur les frais liés à l'instance :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CNAPS une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société ACS SECURITY et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 19 décembre 2022 de la commission de discipline du Conseil national des activités privées de sécurité est annulée.

Article 2 : Le Conseil national des activités privées de sécurité versera à la société ACS SECURITY une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société ACS SECURITY et au Conseil national des activités privées de sécurité.

Délibéré après l'audience du 10 juin 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Chauvin, présidente,

Mme Ballanger, première conseillère,

Mme Lorrain Mabillon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2025.

La rapporteure,

A. LORRAIN MABILLON La présidente,

A. CHAUVIN

La greffière,

C. JANIN

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions