LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2302048

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2302048

mardi 7 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2302048
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association de sauvegarde du site d'Arcachon, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré par le maire d'Arcachon pour un abri bois sur le domaine public communal. Le tribunal a jugé que l'irrégularité de l'affichage du permis était sans incidence sur sa légalité. Il a également estimé que la commune, étant à la fois pétitionnaire et gestionnaire du domaine public, n'avait pas à produire un accord préalable d'occupation temporaire, conformément à l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme. Enfin, le caractère pérenne de la construction n'affectait pas la validité du permis, celui-ci relevant du régime général des autorisations d'urbanisme et non des permissions de voirie.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 avril 2023, l’association de sauvegarde du site d'Arcachon demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 6 mai 2022 par lequel le maire d’Arcachon a accordé à la commune un permis de construire un abri bois sur un terrain situé allée des Arbousiers, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Arcachon une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l’affichage du permis de construire n’est pas conforme aux dispositions des articles R. 424-15 et A. 424-15 du code de l’urbanisme ;

- aucune autorisation d’occupation du domaine public n’a été jointe au dossier de demande du permis de construire, en méconnaissance de l’article R. 431-13 du code de l’urbanisme ;

- la construction projetée est pérenne ;

- elle se situe sur une voie de circulation, à proximité immédiate de la Villa Casa Sylva, l’une des plus intéressantes au plan historique et architectural du quartier du Moulleau.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 septembre 2024, la commune d'Arcachon conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de l’association de sauvegarde du site d’Arcachon au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable à défaut d’intérêt pour agir de l’association requérante ;

- aucun des moyens de la requête n’est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l’urbanisme ;

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :

- le rapport de M. Frézet,

- et les conclusions de M. Bourdarie, rapporteur public,

Considérant ce qui suit :

1. Le 16 mars 2022, la commune d’Arcachon a déposé une demande de permis de construire pour la réalisation d’un abri en bois sur un terrain situé 1 place Lucien de Gracia, à Arcachon. Par un arrêté du 6 mai 2022, le maire de la commune s’est délivré le permis ainsi sollicité. Par la présente requête, l’association de sauvegarde du site d’Arcachon demande l’annulation de cet arrêté et de la décision portant rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. En premier lieu, les circonstances que l’affichage du permis de construire litigieux ne comporte pas les mentions exigées par l’article R. 424-15 du code de l’urbanisme et ne présente pas les caractéristiques imposées par l’article A. 424-15 du même code sont sans incidence sur la légalité de l’acte en cause et ne jouent, le cas échéant, que sur le déclenchement du délai de recours contentieux. Le moyen tiré de l’irrégularité de l’affichage du permis de construire, à le supposer soulevé, doit donc être écarté comme inopérant.

3. En deuxième lieu, aux termes de l’article R. 431-13 du code de l’urbanisme : « Lorsque le projet de construction porte sur une dépendance du domaine public, le dossier joint à la demande de permis de construire comporte une pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public. ».

4. D’une part, il résulte de ces dispositions que lorsqu’un permis de construire est demandé pour l’édification d’un ouvrage sur le domaine public ou le surplombant, il ne peut être légalement accordé que si le pétitionnaire justifie d’un accord exprès du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public pour l’ouvrage qu’il se propose d’édifier.

5. D’autre part, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

6. En l’espèce, il est constant que le projet en cause, porté par le maire de la commune d’Arcachon, s’implante sur l’allée des Arbousiers, laquelle appartient au domaine public communal. Toutefois, étant à la fois pétitionnaire et gestionnaire du domaine public, la commune d’Arcachon n’avait pas besoin de se fournir à elle‑même l’accord prévu par les dispositions précitées de l’article R. 431‑13 du code de l’urbanisme. Dès lors que cette construction a vocation à rester la propriété de la commune, la circonstance qu’elle serait ensuite mise à disposition d’une association de sauvetage côtier n’est pas de nature à rendre nécessaire la présence au dossier de l’autorisation d’occupation accordée à cette association postérieurement par convention du 8 juin 2023.

7. En troisième lieu, il ressort des termes mêmes de l’arrêté en cause que celui-ci a été pris en application du régime général des autorisations d’urbanisme, prévu aux articles L. 421-1 et suivants du code de l’urbanisme, et non sur celui des permis précaires institué par les articles L. 433-1 et suivants du même code. La circonstance que la construction soit pérenne, à la supposer établie, est dès lors sans incidence puisque, en vertu du principe de l’indépendance des législations, seules les permissions de voierie doivent présenter, conformément à l’article R. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, un caractère précaire et révocable. Dans ces conditions, et nonobstant la mention selon laquelle la demande « est autorisée à titre précaire et révocable », figurant à l’article 2 de l’arrêté, qui énonce un certain nombre de prescriptions à respecter, le moyen selon lequel l’arrêté est entaché d’illégalité du fait de la pérennité de la construction projetée doit être écarté.

8. En quatrième lieu, dès lors que la construction se situe sur un terre-plein non ouvert à la circulation publique, le moyen tiré de ce qu’elle se situerait sur une voie de circulation doit être écarté comme manquant en fait.

9. En cinquième et dernier lieu, en se bornant à soutenir que la construction litigieuse se trouve à proximité de la Villa Casa Sylva, « l’une des plus intéressantes au plan historique et architectural du quartier du Moulleau », la requérante n’invoque la méconnaissance d’aucune règle d’urbanisme et n’assortit donc son moyen d’aucun élément suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé.

10. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la commune d’Arcachon en défense, que les conclusions à fin d’annulation présentées par l’association de sauvegarde du site d’Arcachon doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d’Arcachon, qui n’est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par l’association requérante au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’association de sauvegarde du site d’Arcachon la somme demandée par la commune au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de l’association de sauvegarde du site d’Arcachon est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune d’Arcachon tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association de sauvegarde du site d’Arcachon et à la commune d'Arcachon.

Délibéré après l'audience du 24 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Brouard-Lucas, présidente,

Mme Caste, première conseillère,

M. Frézet, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2025.

Le rapporteur,

C. FREZET

La présidente,

C. BROUARD-LUCAS

Le greffier,

A. PONTACQ

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions