mardi 18 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2302730 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | JU-6 semaines |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 mai 2023, M. F E, représenté par Me Khady Bâ, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 26 avril 2023 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire pour une durée de deux ans ;
3°) d'ordonner l'effacement sans délai du signalement de M. E aux fins de non admission dans le système d'information Schengen ;
4°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement jusqu'au prononcé de la décision de la CNDA ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision portant refus de séjour est entachée d'incompétence ;
- cette décision est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle, le préfet s'étant cru en compétence liée ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence ;
- cette décision est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, le préfet s'étant estimé lié par la décision de rejet de l'OFPRA ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle dès lors qu'il encourt des risques en cas de retour dans son pays d'origine et que son état de santé nécessite un suivi psychiatrique indispensable dont l'interruption pourrait conduire à une décompensation dépressive grave;
- la décision d'interdiction de retour est entachée d'incompétence ;
- cette décision est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est entachée d'incompétence ;
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2023, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Aurélie Chauvin pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Aurélie Chauvin ;
- les observations de Me Bâ, avocate de M. E, présent ;
- le préfet de la Gironde n'étant pas présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. F E, ressortissant arménien né le 7 mai 1988, est entré en France le 10 octobre 2022 selon ses déclarations. Il a sollicité le bénéfice de l'asile le 10 novembre 2022. Par une décision du 6 mars 2023, l'office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), statuant en procédure accélérée, a rejeté sa demande, décision notifiée le 14 mars 2023, à l'encontre de laquelle M. E a formé recours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Par un arrêté du 26 avril 2023, le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour qu'implique la reconnaissance du statut de réfugié ou l'octroi de la protection subsidiaire, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. M. E demande l'annulation de ces décisions.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour :
3. En premier lieu, il ressort de la consultation du site internet de la préfecture de la Gironde, librement accessible, que Mme B D, directrice adjointe des migrations et de l'intégration, signataire de l'arrêté attaqué, disposait par arrêté 31 mars 2023, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, d'une délégation de signature en cas d'absence ou d'empêchement de M. A C, directeur des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer d'une part, toute décision en matière de droit au séjour prise en application des livres II, IV et VIII (partie législative et réglementaire) du CESEDA et d'autre part, toute décision en matière d'éloignement prise en application des livres, II, IV, V, VI, VII et VIII (partie législative et réglementaire) du même code, au nombre desquelles figure la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
5. En l'espèce, la décision attaquée, qui n'avait à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressé, mentionne tant les motifs de droit que les éléments de fait caractérisant la situation de M. E, sur lesquels le préfet de la Gironde s'est fondé pour refuser de lui délivrer un titre de séjour. Elle vise les textes dont il est fait application et précise, notamment, sa date d'entrée, les conditions d'enregistrement et d'examen de sa demande d'asile qui a été rejetée par l'OFPRA, et que par conséquent, il ne bénéficie plus du droit de se maintenir en France. Elle examine ensuite les principaux éléments objectifs et concrets caractérisant la vie privée et familiale de l'intéressé avant d'en déduire que le refus de lui délivrer un titre ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France une atteinte disproportionnée. La décision en litige comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement sans que la circonstance qu'il a été fait usage d'un imprimé pré-rempli comportant des cases à cocher n'ait d'incidence sur la précision de cette motivation. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En troisième et dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, au regard de ce qui a été dit au point précédent, que le préfet de la Gironde se soit cru en situation de compétence liée par la décision de l'OFPRA pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. E, ou ait entaché sa décision d'un défaut d'examen individuel de la situation de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
7. En premier lieu, par l'arrêté précité du 31 mars 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Gironde a également donné délégation à, Mme B D, directrice adjointe des migrations et de l'intégration, signataire de l'arrêté attaqué, toute décision en matière d'éloignement prise en application des livres, II, IV, V, VI, VII et VIII (partie législative et réglementaire) du même code. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte ne peut qu'être écarté comme manquant en fait.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. ".
9. En l'espèce, la décision attaquée, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressé, mentionne tant les motifs de droit que les éléments de fait caractérisant la situation du requérant, sur lesquels le préfet de la Gironde s'est fondé pour l'obliger à quitter le territoire français. La décision vise notamment le 4° de l'article L. 611-1 et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle précise par ailleurs ainsi qu'il a été dit au point 5, les conditions d'entrée et de séjour en France de M. E, la circonstance que son droit au maintien sur le territoire français a pris fin et examine les principaux éléments objectifs et concrets caractérisant la vie privée et familiale de l'intéressé avant d'en déduire que celui-ci n'entre dans aucun cas de délivrance d'un titre de séjour de plein droit et qu'aucune circonstance ne s'oppose à ce qu'il fasse l'objet d'une mesure d'éloignement. Ces circonstances de droit et de fait sont suffisamment développées pour avoir mis utilement ce dernier en mesure de comprendre et de discuter les motifs de cette décision, qui est ainsi suffisamment motivée.
10. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, au regard de ce qui a été dit au point précédent, que le préfet de la Gironde, ait entaché sa décision d'un défaut d'examen particulier de la situation de M. E, ni qu'il se serait cru en situation de compétence liée pour prendre la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
11. En quatrième lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Dès lors, le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité doit être écarté.
12. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. E est entré récemment en France le 10 octobre 2022. S'il fait état de craintes en cas de retour dans son pays d'origine où il dit avoir vécu de nombreux traumatismes avec l'armée et soutient qu'il bénéficie d'un suivi psychiatrique depuis le 23 février 2023, il ne justifie pas par le seul certificat médical du 27 avril 2023 qu'il produit que l'interruption de ce suivi serait susceptible d'entrainer pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'un tel suivi serait inaccessible dans son pays d'origine, alors en outre qu'il n'a pas sollicité son admission au séjour pour motif de santé. L'intéressé ne se prévaut par ailleurs d'aucun lien ou insertion sur le territoire français, et ne soutient pas être dépourvu d'attaches en Arménie où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-quatre ans. Il ne conteste pas non plus être défavorablement connu des services de police pour des faits d'agression sexuelle commis le 29 novembre 2022. Enfin, alors que l'OFPRA a rejeté sa demande d'asile, il n'apporte aucune précision sur les risques qu'il allègue courir en cas de retour en Arménie, et aucun élément probant à leur soutien. Par suite, M. E n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Gironde aurait, en l'obligeant à quitter le territoire français, fait une appréciation manifestement erronée des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
13. Il résulte de ce qui a été exposé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, doit être écarté pour les mêmes motifs que précédemment, ainsi que celui tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire.
14. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
15. Si M. E, dont la demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA, soutient qu'il encourt des risques en cas de retour dans son pays d'origine, il n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité et l'actualité des risques allégués. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
16. Il résulte de ce qui a été exposé, que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, doit être écarté pour les mêmes motifs que précédemment, ainsi que celui tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire.
17. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
18. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au préfet, s'il entend assortir sa décision portant obligation de quitter le territoire dans un délai déterminé, d'une interdiction de retour sur le territoire, dont la durée ne peut dépasser deux ans, de prendre en considération les quatre critères énumérés par l'article précité que sont la durée de présence sur le territoire de l'intéressé, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France et les circonstances, le cas échéant, qu'il ait fait l'objet d'une ou plusieurs précédentes mesures d'éloignement et que sa présence constitue une menace pour l'ordre public.
19. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes mêmes de la décision litigieuse, que le préfet de la Gironde a fondé l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans faite à M. E, prise au visa des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur les motifs que sa présence constitue une menace pour l'ordre public, qu'il est entré récemment et que l'intéressé ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France. Il indique en outre, en ne cochant pas la case relative à cette hypothèse, qu'il n'a pas déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement. Le préfet, qui a examiné les quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 cité au point 17, a ainsi indiqué les considérations de droit et de fait qui fondent la décision en litige. Par suite, les moyens tirés de son insuffisante motivation et du défaut d'examen doivent être écartés.
20. Ainsi qu'il a été dit au point 12, M. E est entré récemment en France et ne justifie pas de lien ni d'une insertion sur le territoire français. Il ne conteste pas non plus sérieusement être défavorablement connu des services de police pour des faits d'agression sexuelle commis le 29 novembre 2022. Par suite, et alors même qu'il n'a pas fait l'objet de mesures d'éloignement auparavant, le préfet de la Gironde n'a pas commis d'erreur d'appréciation en édictant, à son encontre, une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier qu'en prenant cette décision, le préfet aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts poursuivis par la décision. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
21. Il résulte de ce qui a été exposé que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. E doivent être rejetées et par voie de conséquence ses conclusions en injonction.
Sur les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français :
22. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci ". Aux termes de l'article L. 752-11 de ce code : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile ".
23. En l'état du dossier, M. E ne produit aucun élément justifiant son maintien sur le territoire français jusqu'à ce qu'il soit statué sur son recours formé devant la CNDA. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement prise à son encontre doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que M. E demande chacun en ce qui les concerne au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. E est admis, à titre provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. E est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F E et au préfet de la Gironde.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2023
La magistrate désignée,
A. Chauvin
La greffière,
S. Castain
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026