mardi 21 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2302776 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL INTERBARREAUX RACINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 29 mai 2023, 19 juin 2023 et 7 février 2024, M. B A, représenté par Me Riou, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 avril 2023 par laquelle la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants de l'institut de formation en masso-kinésithérapie du centre hospitalier universitaire de Bordeaux s'est prononcée en faveur de son exclusion définitive de l'institut de formation ;
2°) d'annuler la décision du 21 avril 2023 par laquelle la directrice de l'institut de formation en masso-kinésithérapie du centre hospitalier universitaire de Bordeaux lui a notifié son exclusion définitive de l'institut de formation ;
3°) d'enjoindre à l'institut de formation en masso-kinésithérapie du centre hospitalier universitaire de Bordeaux de le réintégrer, au titre de l'année universitaire en cours, afin de lui permettre de poursuivre ses études au sein de cet institut et de voir son stage de fin d'études validé ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Bordeaux une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions contestées ont été prises par une autorité incompétente ;
- elle ne sont pas motivées ;
- elles sont entachées de vices de procédure dès lors que la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants de l'institut de formation en masso-kinésithérapie du centre hospitalier universitaire de Bordeaux n'était pas régulièrement composée, qu'elle n'a pas été convoquée dans le délai règlementaire et que le principe du contradictoire a été méconnu ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux dès lors qu'elles ne prennent pas en considération les conditions dans lesquelles son stage de fin d'études et les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés, et que la sanction ainsi prise apparait particulièrement sévère ;
- elles constituent une sanction déguisée et un détournement de procédure.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 octobre 2023, le centre hospitalier universitaire de Bordeaux, représenté par Me Hounieu, conclut au rejet de la requête et à ce que M. A lui verse une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les conclusions dirigées contre le courrier de notification du 21 avril 2023 sont irrecevables, ce courrier ne constituant pas une décision faisant grief ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Un mémoire présenté pour le centre hospitalier universitaire de Bordeaux a été enregistré le 25 avril 2024 mais n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme de Gélas,
- les conclusions de Mme Champenois, rapporteure publique,
- les observations de Me Riou, représentant M. A, présent,
- et les observations de Me Dupeyron, représentant le centre hospitalier universitaire de Bordeaux.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A était étudiant en quatrième année au sein de l'institut de formation en masso-kinésithérapie (C) rattaché au centre hospitalier universitaire de Bordeaux. Par une décision du 20 avril 2023, notifiée par courrier du 21 avril 2023, la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants de C a prononcé son exclusion définitive de l'institut de formation. M. A demande l'annulation de cette décision et du courrier du 21 avril 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre le courrier du 21 avril 2023 :
2. Aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux : " Dans chaque institut de formation préparant à l'un des diplômes visés à l'article 1er sont constituées une instance compétente pour les orientations générales de l'institut et trois sections : / - une section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants ; () ". Aux termes de l'article 15 de cet arrêté : " La section rend, sans préjudice des dispositions spécifiques prévues dans les arrêtés visés par le présent texte, des décisions sur les situations individuelles suivantes : / 1. Etudiants ayant accompli des actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge ; () Le dossier de l'étudiant, accompagné d'un rapport motivé du directeur, est transmis au moins sept jours calendaires avant la réunion de cette section. / L'étudiant reçoit communication de son dossier dans les mêmes conditions que les membres de la section. La section entend l'étudiant, qui peut être assisté d'une personne de son choix. / L'étudiant peut présenter devant la section des observations écrites ou orales. () ". Aux termes de l'article 16 : " Lorsque l'étudiant a accompli des actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge, le directeur de l'institut de formation, en accord avec le responsable du lieu de stage, et le cas échéant la direction des soins, peut décider de la suspension du stage de l'étudiant, dans l'attente de l'examen de sa situation par la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants. Cette section doit se réunir, au maximum, dans un délai d'un mois à compter de la survenue des faits. / Lorsque la section se réunit, en cas de suspension ou non, elle peut proposer une des possibilités suivantes : () -soit exclure l'étudiant de l'institut de façon temporaire, pour une durée maximale d'un an, ou de façon définitive. ". Aux termes de l'article 17 : " Les décisions de la section font l'objet d'un vote à bulletin secret. / () Le directeur notifie, par écrit, à l'étudiant la décision prise par la section dans un délai maximal de cinq jours ouvrés après la réunion de la section. Elle figure à son dossier pédagogique. / La notification doit mentionner les voies de recours et les délais selon lesquels la décision peut être contestée. ".
3. Il résulte de ces dispositions que le courrier du 21 avril 2023 par lequel la directrice de C se borne à notifier à M. A la décision prise par la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants ne saurait être regardé, en dépit de sa forme, comme faisant grief. Par suite, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de ce courrier ne sont pas recevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision du 20 avril 2023 :
4. En premier lieu, il résulte des dispositions citées au point 2 qu'il appartient à la seule section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants de prononcer l'exclusion définitive d'un étudiant ayant accompli des actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge. Le directeur de l'institut de formation notifie ensuite la décision de la section à l'étudiant concerné sans en être l'auteur. Ainsi qu'il a été dit au point 3, la directrice de C s'est bornée, dans son courrier du 21 avril 2023, à notifier la décision d'exclusion prise le 20 avril 2023 par la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision contestée manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () / 2° Infligent une sanction ; / () ".
6. Il résulte des dispositions citées au point 2 que la décision par laquelle la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants exclut de la formation conduisant au diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute un étudiant ayant commis des actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge ne constitue pas une sanction et n'entre pas dans les catégories de décisions individuelles défavorables dont l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ou un texte particulier impose la motivation. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée est inopérant et doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 12 de l'arrêté du 21 avril 2007 : " La section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants est présidée par le directeur de l'institut de formation ou son représentant. ". Aux termes de l'article 13 de ce même texte : " La liste des membres est fixée en annexe III du présent arrêté. / Les représentants des étudiants et des formateurs permanents ainsi que leurs suppléants sont ceux élus au sein de l'instance compétente pour les orientations générales de l'institut. () ". Aux termes de l'article 15 de l'arrêté : " La section rend, sans préjudice des dispositions spécifiques prévues dans les arrêtés visés par le présent texte, des décisions sur les situations individuelles suivantes:/ 1. Etudiants ayant accompli des actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge ;/ (..) ". Aux termes de l'article 16 de cet arrêté : " Lorsque l'étudiant a accompli des actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge, le directeur de l'institut de formation, en accord avec le responsable du lieu de stage, et le cas échéant la direction des soins, peut décider de la suspension du stage de l'étudiant, dans l'attente de l'examen de sa situation par la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants. Cette section doit se réunir, au maximum, dans un délai d'un mois à compter de la survenue des faits./ Lorsque la section se réunit, en cas de suspension ou non, elle peut proposer une des possibilités suivantes :/ -soit alerter l'étudiant sur sa situation en lui fournissant des conseils pédagogiques pour y remédier ou proposer un complément de formation théorique et/ ou pratique selon des modalités fixées par la section ;/ -soit exclure l'étudiant de l'institut de façon temporaire, pour une durée maximale d'un an, ou de façon définitive. ".
8. D'une part, si M. A soutient que la composition de la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants qui s'est réunie le 20 avril 2023 pour statuer sur sa situation ne serait pas conforme aux dispositions précitées, il n'assortit pas son moyen de précisions suffisantes permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé.
9. D'autre part, les dispositions citées ci-dessus de l'article 16 de l'arrêté du 21 avril 2007 n'imposent la réunion de la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants dans un délai d'un mois que dans les cas où le directeur de l'institut de formation envisage de suspendre le stage d'un étudiant. En l'espèce, en l'absence de toute suspension de stage prononcée par le directeur de C, M. A n'est pas fondé à soutenir que le délai imposé par ces dispositions n'aurait pas été respecté. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants s'est réunie le 20 avril 2023, soit moins d'un mois après l'adresse à C du rapport circonstancié en date du 31 mars 2023 réalisé par son maitre de stage, qui s'est déroulé du 9 janvier au 31 mars 2023, ayant motivé la convocation de la section.
10. Enfin, il ressort des pièces du dossier, en particulier du compte-rendu de la réunion du 20 avril 2023 de la section compétente, que M. A a évoqué oralement et librement lors de cette réunion les difficultés qu'il a pu rencontrer lors de ses précédents stages, difficultés qui sont par ailleurs mentionnées dans le rapport motivé de la directrice de C du 4 avril 2023 qui lui a été communiqué à cette même date. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance du principe du contradictoire et des vices de procédure manquent en fait et doivent être écartés.
11. En quatrième lieu, pour prononcer l'exclusion définitive de M. A de C, la section compétente s'est fondée sur les actes accomplis par celui-ci, qu'elle a estimé incompatibles avec la sécurité des personnes, en particulier lors de son stage 7, effectué dans un cabinet libéral du 9 janvier au 31 mars 2023. Le maitre de stage a, dans son rapport circonstancié, relevé à cet égard que M. A n'avait pas respecté le protocole médical de rééducation prescrit pour un patient, ni pris les mesures pour sécuriser la réalisation d'exercices pour un second patient. Il a également relevé que M. A ne prenait pas assez en compte les antécédents médicaux de ses patients et que la pertinence et la cohérence dans les modalités de réalisation des soins pouvaient être inadaptées, sans que l'intéressé ne remette en cause sa pratique. Il a enfin noté que M. A perdait ses moyens en situation de stress ou de contrariété, ce qui entrainait chez lui des malaises. Si M. A soutient que ces appréciations sont intervenues alors qu'il se trouvait dans une situation de conflit personnel avec son maitre de stage, aucun élément d'animosité personnelle ne résulte de ce rapport, ni des autres pièces du dossier. Alors même que les relations avec son tuteur ont pu être tendues, les faits que ce dernier relate, précis et circonstanciés, ont été reconnus par le requérant lors de son entretien du 3 avril 2023 avec la directrice et la coordinatrice pédagogique de C, puis lors de la réunion de la section compétente. Il ressort enfin du rapport motivé de la directrice de C, du suivi des difficultés pédagogiques rencontrées par M. A tout au long de sa formation, et du compte rendu de la réunion de la section compétente du 20 avril 2023 que le requérant avait déjà, au cours de stages précédents, présenté les mêmes difficultés conduisant à des mises en insécurité des patients. A cet égard, la commission d'attribution des crédits, lors de ses sessions des 5 juillet 2018, 2 juillet 2019, 6 juillet 2020 et 2 juillet 2021, a proposé à M. A de réaliser des stages de rattrapage, et sa situation pédagogique a été réétudiée par la section compétente les 12 juillet 2019, 27 août 2020, 26 août 2021 et 25 août 2022. En outre, la directrice de C lui a adressé un avertissement sur ce point le 3 décembre 2019. Si M. A fait valoir qu'il a finalement validé l'ensemble de ses semestres de formation, et a obtenu une moyenne de 12,87/20 au titre de cette dernière année de formation, et qu'il aurait dû bénéficier d'une décision moins sévère lui permettant de progresser, il ne conteste pas la matérialité des faits qui caractérisent un comportement professionnel incompatible avec la sécurité des patients pris en charge. Ainsi, eu égard à la gravité de ses manquements professionnels qui sont établis et à leur caractère répété, alors que l'intéressé est en fin de formation, la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles de C n'a pas fait une inexacte application des dispositions citées ci-dessus ni pris une mesure inadaptée en prononçant l'exclusion définitive de M. A de la formation de masseur-kinésithérapeute.
12. En dernier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 6, la décision par laquelle la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants exclut de la formation conduisant au diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute un étudiant ayant commis des actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge ne constitue pas une sanction et il ne ressort d'aucun élément du dossier qu'elle aurait été édictée dans le seul but de sanctionner le requérant et de s'affranchir du respect des règles et des garanties de la procédure disciplinaire. Ainsi, les moyens tirés de l'existence d'une sanction déguisée et d'un détournement de procédure doivent être écartés.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. A tendant à l'annulation de la décision du 20 avril 2023 par laquelle la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles de C a prononcé son exclusion définitive de la formation de masseur-kinésithérapeute doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme que demande le centre hospitalier universitaire de Bordeaux au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier universitaire de Bordeaux présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au centre hospitalier universitaire de Bordeaux.
Délibéré après l'audience du 30 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Chauvin, présidente,
Mme de Gélas, première conseillère,
M. Frézet, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mai 2024.
La rapporteure,
C. DE GÉLASLa présidente,
A. CHAUVIN
La greffière,
C. JANIN
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026