mardi 19 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2303055 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juin 2023, M. C A, représenté par Me Trebesses, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 mars 2023 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté litigieux :
- le signataire de cet arrêté ne bénéficiait pas d'une délégation de signature, régulièrement publiée.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- justifiant de onze ans de présence en France, le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il justifie de onze ans de présence en France, que ces trois enfants et son épouse vivent en France, que deux de ses enfants sont scolarisés en France, qu'il ne dispose plus d'attaches dans son pays d'origine, que deux des membres de sa fratrie résident en France, qu'il peut travailler en qualité de carreleur et qu'il ne peut retourner sans craintes dans son pays d'origine.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- les éléments de sa situation personnelle et familiale sont tels que la décision attaquée est entachée d'une ingérence excessive dans son droit au respect de sa vie privée et familiale, tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- deux de ses enfants étant scolarisés en France, depuis près de dix ans pour l'ainé, cette décision méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas motivée ;
- elle a été prise en violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est dépourvue de base légale dès lors que la décision portant obligation de quitter le territoire français est elle-même illégale.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision n'est pas motivée ;
- il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- il justifie de ses liens avec la France, la décision étant dès lors entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2023, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme de Gélas a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant turc né le 20 avril 1989, soutient être entré irrégulièrement en France le 5 avril 2012. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 25 octobre 2012, confirmée par décision de la Cour nationale du droit d'asile le 25 juillet 2013. Par décision du 30 septembre 2013, le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le 9 août 2016, M. A a de nouveau sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Sa demande a été rejetée par arrêté du 22 mars 2017 par lequel le préfet de la Gironde lui a également fait obligation de quitter le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de deux ans. Par décision du 2 janvier 2018, le préfet de la Gironde a, une nouvelle fois, rejeté sa demande tendant à la délivrance d'un titre de séjour. La légalité de cette décision a été confirmée par jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 23 février 2021. M. A a, pour la quatrième fois, sollicité la délivrance d'un titre de séjour le 23 décembre 2022. Par un arrêté en date du 20 mars 2023, dont M. A demande l'annulation, le préfet de la Gironde a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté pris dans son ensemble :
2. Il ressort de la consultation du site internet de la préfecture de Gironde, librement accessible à tous, que M. B E, directeur des migrations et de l'intégration, bénéficiait, par arrêté préfectoral du 30 janvier 2023 régulièrement publié le jour même au recueil des actes administratifs n° 33-2023-21 de la préfecture, d'une délégation lui permettant de signer les décisions dont relève l'arrêté attaqué au nom du préfet de la Gironde. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. " Et aux termes de l'article L. 432-13 du même code : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : () 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1. ".
4. M. A soutient qu'il réside habituellement sur le territoire français depuis le 5 avril 2012, soit depuis plus de dix ans. Il ressort toutefois des pièces du dossier que, s'il établit que son épouse est entrée en France le 15 octobre 2014, que ses deux derniers enfants sont nés en France le 15 juin 2015 et le 21 septembre 2021, et que leur fils ainé est scolarisé en France depuis le 22 mai 2015, il n'apporte aucun élément permettant d'établir que sa résidence habituelle était fixée en France au cours des années 2013 et 2014, ses demandes d'asile et de délivrance d'un titre de séjour ayant été rejetées en dernier lieu le 30 septembre 2013. Ainsi, sa résidence habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de la décision contestée ne peut être regardée comme établie. Dès lors, le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour. Le moyen tiré du vice de procédure doit, par suite, être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
6. M. A se prévaut, ainsi qu'il a été dit, de l'ancienneté de plus de dix ans de son séjour en France, aux côtés de son épouse entrée en France le 15 octobre 2014 et de leurs trois enfants, D né en Turquie le 6 avril 2010, Sahra née en France le 15 juin 2015 et Mert né en France le 21 septembre 2021, les deux ainés étant scolarisés sur le territoire national. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. A n'a jamais été admis au séjour et s'est maintenu irrégulièrement en France à la suite du rejet de sa demande d'asile, malgré l'édiction de deux mesures d'éloignement prises à son encontre les 30 septembre 2013 et 22 mars 2017. Il ressort également des pièces du dossier que son épouse se maintient elle aussi en situation irrégulière après s'être soustraite à trois mesures d'éloignement prises à son encontre les 29 janvier 2016, 2 janvier 2018 et 24 novembre 2022. Dès lors, et alors qu'il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que le requérant serait dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-trois ans et où il a déclaré que résident encore ses parents et un membre de sa fratrie, il n'y a pas d'obstacle à ce que la cellule familiale constituée par M. A, son épouse et leurs trois enfants mineurs puisse se reconstituer en Turquie, où la scolarité de ces derniers pourra débuter ou se poursuivre normalement. Par suite, la décision de refus de séjour n'a pas porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs qui lui ont été opposés. Elle n'a donc pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En troisième lieu, pour les mêmes motifs, et alors que M. A se borne à soutenir, sans l'établir, qu'il bénéficie d'une autorisation de travail en qualité de carreleur et qu'il ne peut retourner sans craintes dans son pays d'origine, il ne justifie d'aucune considération humanitaire ni d'aucun motif exceptionnel. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, () ".
9. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 7, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne méconnait pas les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de M. A.
10. En second lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
11. La décision attaquée n'a ni pour objet, ni pour effet de séparer M. A de ses enfants. Par ailleurs, ainsi qu'il a été exposé au point 6, rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue en Turquie où les enfants du requérant pourront débuter ou poursuivre normalement leur scolarité. Dès lors, la décision attaquée, qui ne porte pas atteinte à l'intérêt supérieur des enfants, ne méconnait pas les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
12. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et mentionne que M. A n'établit pas être exposé à des traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi serait insuffisamment motivée manque en fait et doit être écarté.
13. En deuxième lieu, aucun des moyens dirigés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant fondés, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, doit être écarté.
14. En troisième lieu, si M. A soutient qu'il encourt des risques en cas de retour en Turquie, il n'apporte, à l'appui de son recours, aucun élément permettant d'étayer ses allégations, alors que sa demande d'asile a été rejetée par décision de l'Office français pour la protection des réfugiés et apatrides, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
16. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au préfet, s'il entend assortir sa décision portant obligation de quitter le territoire dans un délai déterminé, d'une interdiction de retour sur le territoire, dont la durée ne peut dépasser deux ans, de prendre en considération les quatre critères énumérés par l'article précité que sont la durée de présence sur le territoire de l'intéressé, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France et les circonstances, le cas échéant, qu'il ait fait l'objet d'une ou plusieurs précédentes mesures d'éloignement et que sa présence constitue une menace pour l'ordre public.
17. D'une part, la décision par laquelle le préfet de la Gironde a fait interdiction à M. A de revenir sur le territoire français pour une durée de deux ans, mentionne les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que, bien qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public, le requérant a déjà fait l'objet de trois mesures d'éloignement non exécutées, qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-trois ans et qu'il ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens en France. Dans ces conditions, le préfet de la Gironde, qui a examiné les différents critères énumérés à l'article L. 612-10 cité au point précédent, a indiqué les considérations de droit et de fait qui fondent la décision en litige. Par suite, cette décision est suffisamment motivée.
18. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que si, à la date de l'arrêté litigieux, M. A établit résider en France depuis environ huit années, il n'a toutefois pas déféré à deux précédentes mesures d'éloignement dont il ne conteste pas avoir eu connaissance. Dans ces conditions, et compte tenu de sa situation familiale telle que déjà relevée au point 6, le préfet de la Gironde n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, et ce alors même que l'intéressé ne constitue pas une menace pour l'ordre public.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 20 mars 2023. Par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application combinée de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37-1 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Chauvin, présidente,
Mme de Gélas, première conseillère,
Mme Ballanger, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2023.
La rapporteure,
C. DE GÉLAS
La présidente,
A. CHAUVINLa greffière,
C. JANIN
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026