LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2303864

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2303864

mercredi 19 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2303864
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 17 juillet, 11 septembre et 14 décembre 2023, ces deux derniers n'ayant pas été communiqués, ainsi que deux autres mémoires enregistrés le 17 mai 2024, Mme B E, représentée par Me Gauci, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 février 2023 par lequel la commune de Floirac a délivré un permis de construire à la société RA, ensemble la décision du 4 mai 2023 portant rejet du recours gracieux ;

2°) de mettre solidairement à la charge de la société RA et de la commune de Floirac la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;

- le dossier de demande de permis de construire est incomplet et erroné ;

- le projet méconnaît les articles 2.4.1.1. et 2.4.2.2. du règlement de la zone UM19 du plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole ;

- il méconnaît l'article 2.2.1. du règlement de la zone UM19 du plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole ;

- il méconnaît l'article 2.4.4.1. du règlement de la zone UM19 du plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole ;

- il méconnaît les articles 3.1.2. et 3.2.2. du règlement de la zone UM19 du plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole et l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 28 septembre 2023 et le 19 mai 2024, la commune de Floirac, représentée par son maire en exercice, conclut dans le dernier état de ses écritures à ce qu'il soit donné acte du désistement de Mme E.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 septembre et 14 décembre 2023 ainsi que le 17 mai 2024, la société RA, représentée par Me Fouchet, demande dans le dernier état de ses écritures, à ce qu'il soit donné acte du désistement de Mme E et doit être regardée comme maintenant ses conclusions tendant à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Frézet,

- les conclusions de M. Josserand, rapporteur public,

- les observations de Me Gauci, représentant Mme E,

- et les observations de Me Fouchet, représentant la société RA.

Considérant ce qui suit :

1. Le 5 octobre 2022, la société RA a déposé une demande de permis de construire pour la réalisation de deux bâtiments d'habitation collective, sur un terrain situé 6 cote de Monrepos, sur les parcelles cadastrées section Al n°s 688 et 690. Par un arrêté du 16 février 2023, le maire de la commune de Floirac a fait droit à cette demande. Par un courrier du 11 avril 2023, un recours gracieux a été exercé par Mme E, voisine immédiate du projet, à l'encontre de cet arrêté, qui a fait l'objet d'une décision explicite de rejet le 4 mai 2023. Par la présente requête, Mme E demande l'annulation de ces deux décisions.

Sur le désistement :

2. Si, par son mémoire du 17 mai 2024, Mme E a entendu se désister de son action en annulation, la requérante a retiré ce désistement par un nouveau mémoire enregistré le même jour. La circonstance que les parties défenderesses ont, les 17 et 19 mai 2024, accepté le désistement et demandé qu'il en soit donné acte n'a pas été de nature à lui conférer un caractère irrévocable. Dès lors, Mme E a pu valablement retirer son désistement et il n'y a pas lieu d'en donner acte.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints () ". Aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales : " I.- Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'ils ont été portés à la connaissance des intéressés dans les conditions prévues au présent article et, pour les actes mentionnés à l'article L. 2131-2, qu'il a été procédé à la transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement prévue par cet article. / Le maire peut, sous sa responsabilité, certifier le caractère exécutoire d'un acte. () / III.- Les actes réglementaires et les décisions ne présentant ni un caractère réglementaire, ni un caractère individuel font l'objet d'une publication sous forme électronique, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, de nature à garantir leur authenticité et à assurer leur mise à disposition du public de manière permanente et gratuite. () ". La certification apportée par le maire pour justifier du caractère exécutoire des actes des autorités communales fait foi jusqu'à la preuve du contraire.

4. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 13 juillet 2020, le maire de la commune de Floirac a consenti délégation à Mme D C, signataire de l'arrêté litigieux, à l'effet de signer l'ensemble des actes d'autorisation d'occupation des sols et notamment la délivrance, le refus et le retrait des permis de construire. Il en ressort également que l'arrêté a été reçu en préfecture le 22 juillet 2020 et que dans le dispositif de cet arrêté le maire en certifie le caractère exécutoire. En outre, la circonstance, à la supposée établie, que l'arrêté litigieux n'ait pas été notifié à son destinataire est sans incidence sur la compétence de son auteur et donc sur sa légalité. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit donc être écarté.

5. En deuxième lieu, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable

6. D'une part, aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire précise : () / c) La localisation et la superficie du ou des terrains ; () ". Aux termes de l'article R. 431-7 du même code : " Sont joints à la demande de permis de construire : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; () ".

7. Contrairement à ce qui est soutenu, l'erreur sur les références cadastrales des parcelles en litige n'a pas faussé l'appréciation du service instructeur, alors que leur adresse exacte était mentionnée et que le plan de situation permettait de précisément les identifier.

8. D'autre part, en produisant au dossier un extrait d'acte d'achat selon lequel le propriétaire de la parcelle accède directement à son bien par la voie publique sise 6 Côte de Monrepos, Mme E ne démontre pas l'existence d'une servitude de passage sur le terrain d'assiette du projet. Le moyen tiré de l'incomplétude des pièces du dossier doit donc être écarté en toutes ses branches.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article 2.4.1.1. du règlement de la zone UM19 du plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole : " La situation, l'orientation des constructions, leur architecture, leurs dimensions et leur aspect extérieur doivent être adaptés : / - au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants ; / - aux sites ; / - aux paysages naturels ou urbains ; / - à la conservation des perspectives monumentales ; / - aux exigences liées à la conception bioclimatique (orientation, dimensionnement, protections solaires, circulation de l'air). () / - Matériaux / Les matières réfléchissant la lumière (Albédo élevé) et de teinte claire sont à privilégier afin de limiter le phénomène d'îlot de chaleur. / Le choix des matériaux et des couleurs doit se faire de manière à bien s'intégrer dans le respect de l'environnement bâti. Aucun matériau destiné à être recouvert ne doit rester à nu. / L'utilisation de matériaux naturels, renouvelables, recyclables, de réemploi, ou biosourcés (issus de matières naturelles) doit être privilégiée. () ".

10. En l'espèce, le terrain d'assiette du projet se situe en zone UM 19 du plan local d'urbanisme, que le règlement décrit comme un tissu à dominante de maisons individuelles récentes. Il ressort en effet des pièces du dossier que le secteur est essentiellement composé de maisons individuelles, mais qu'il se compose également de quelques constructions plus conséquentes, avec notamment la présence d'une construction composée de deux logements en R+2 sur une parcelle contigüe à celles en cause, ou encore la présence de la Villa Monrepos à proximité immédiate. En outre, les constructions ne revêtent pas d'intérêt architectural particulier ni ne présentent entre elles d'homogénéité, avec des formes et des gabarits variables, et la présence parfois de toitures terrasses. Par ailleurs, le projet consiste en la réalisation de 8 logements en R+1 maximum, disposés en deux bandes avec une allée centrale, atténuant ainsi fortement la massivité du projet. Les façades seront claires, soit en enduit clair soit brique de teinte pierre, correspondant au style majoritaire dans le secteur. Une corniche est également prévue afin de marquer le passage du RDC au R+1, tandis que les toitures seront en tuiles, de façon à ne pas créer de rupture avec les maisons avoisinantes. L'aménagement paysager et la présence d'arbres à moyen développement viendront également diminuer l'impact visuel du projet. Si le local vélos et le local poubelle seront couleur bois, l'utilisation de teinte claire est privilégiée et non pas imposée. En outre, alors qu'il s'agit de construction de faible taille aux façades ajourées, la circonstance que leur teinte soit plus foncée que celles des logements n'emporte pas de disharmonie avec les habitations et les bâtiments du secteur. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le projet méconnaît les dispositions citées au point précédent.

11. En quatrième lieu, aux termes de l'article 2.4.2. du règlement de la zone UM19 du plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole : " () / Les dispositifs de clôture, les matériaux utilisés à cette fin, leur aspect et leur teinte doivent permettre une bonne intégration dans les séquences urbaines et paysagères. Les clôtures doivent être traitées en harmonie avec la construction principale. Aucun matériau destiné à être recouvert ne doit rester à nu. () ". Et aux termes de l'article 2.4.2.2. du même règlement : " Dans ce cadre, la clôture sur le domaine public ou dans les marges de recul imposées doit être réalisée à l'aide : / - soit d'un mur plein d'une hauteur inférieure ou égale à 1,20 m ; / - soit d'un dispositif à claire-voie posé le cas échéant sur un mur bahut de 1 m de hauteur maximum. Le tout ne peut excéder au total 1,60 m. / A clôture est de préférence doublée d'une haie arbustive d'essences variées, endogènes, non allergènes, non invasives et économes en eau. () ".

12. En l'espèce, le projet prévoit la réalisation d'un muret maçonné et habillé d'un bardage à volige bois afin de délimiter le terrain de l'emprise publique, de teinte claire comme les constructions du projet et les maisons alentours. Il s'agit donc d'un mur plein, dont il n'est pas allégué que la hauteur dépasserait 1,20 mètre, et dont les dispositions précitées n'imposent pas qu'il soit doublé d'une haie arbustive. Le portillon d'entrée et le portail coulissant seront en outre en PVC, comme les menuiseries des constructions d'habitation. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le projet méconnaît les dispositions précitées.

13. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que l'accès au terrain d'assiette du projet s'effectue depuis la Côte de Monrepos, soit directement depuis la voie publique. Dès lors, et sans qu'ait une incidence la circonstance que le terrain d'assiette du projet soit en l'espèce composé de deux parcelles dont une seulement dispose d'un accès direct à la voie publique, les constructions projetées ne peuvent être regardées comme s'établissant en second rang. La requérante ne peut donc utilement invoquer les dispositions de l'article 2.2.1. du règlement de la zone UM19 du plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole relatives aux retraits et à la hauteur des constructions bâties en second rang.

14. En sixième lieu, aux termes de l'article 2.4.4.2. du règlement de la zone UM19 du plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole : " () / En application du "2.1.2. Implantation des constructions", au paragraphe "Recul", dans une bande de 5 m à compter des voies et emprises publiques, il est autorisé : / - une seule place de stationnement ; / - les places de stationnement réservées aux personnes à mobilité réduite exigées par la réglementation en vigueur. () ".

15. En l'espèce, contrairement à ce qui est soutenu, seule une place " PMR " se situe dans la bande de recul de 5 mètres, satisfaisant aux dispositions précitées.

16. En septième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". Et aux termes de l'article 3.2.2. du règlement de la zone UM19 du plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole : " Tout accès doit permettre d'assurer la sécurité de ses utilisateurs ainsi que celle des usagers des voies, quel que soit leur mode de déplacement. / A sécurité est appréciée compte tenu, notamment, de la position de l'accès, de sa configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. () ". Ces dispositions ayant le même objet en ce qui concerne l'exigence de sécurité des accès que celles, également invoquées à ce titre par les requérants, de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, et posant des exigences qui ne sont pas moindres, la légalité de la décision attaquée doit être appréciée par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme de Bordeaux métropole.

17. Il ressort des pièces du dossier que le projet s'implante sur un terrain situé Côte de Monrepos, voie publique sinueuse de la commune de Floirac présentant une certaine déclivité. Toutefois, l'accès au projet, dont il n'est pas allégué que les dimensions seraient insuffisantes, s'effectue sur une pente à 11%, sur une partie linéaire de la voie, qui offre une visibilité des véhicules circulant dans les deux sens de la circulation et où l'inclinaison est moins prononcée. La chaussée est en bon état et la circulation automobile limitée à 50 km/h, s'agissant d'une partie agglomérée du territoire, tandis que les cyclistes bénéficient d'une piste dédiée, de façon à permette une coexistence paisible des différents modes de transports. Les trottoirs sont larges et plats, assurant le passage sécuritaire des piétons. Il n'est par ailleurs pas démontré en quoi la zone de retournement présenterait des risques pour la sécurité des usagers alors qu'elle est située à une distance éloignée de l'accès et de la voie publique. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent doit être écarté.

18. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la société pétitionnaire, les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme E doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Floirac, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme E demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme E une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société RA et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.

Article 2 : Mme E versera à la société RA une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E, à la commune de Floirac et à la société RA.

Délibéré après l'audience du 5 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Cabanne, présidente,

M. Pinturault, premier conseiller,

M. Frézet, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juin 2024.

Le rapporteur,

C. FREZET

La présidente,

C. CABANNE La greffière,

M.-A. PRADAL

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions