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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2303928

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2303928
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de Lot-et-Garonne refusant de lui délivrer une carte de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé à l’intéressé un certificat de résidence algérien valable un an, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate le non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 juillet 2023, qu'il a maintenue par des mémoires enregistrés les 9 juillet et 16 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Bruneau, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet, née du silence gardé par le préfet de Lot-et-Garonne, sur sa demande de délivrance d'une carte de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de Lot-et-Garonne de lui délivrer une carte de séjour mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense et une pièce, enregistrés les 13 mai et 30 août 2024, le préfet de Lot-et-Garonne conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formations de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance, () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de Lot-et-Garonne a décidé de délivrer à M. B un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " pour une durée d'un an. Il n'est pas contesté que ce titre valable du 7 août 2024 au 4 août 2025 a été mis en fabrication le 24 aout 2024. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que M. B demande sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction de la requête de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et au préfet de Lot-et-Garonne.

Fait à Bordeaux, le 7 octobre 2024.

La présidente de la 5ème chambre,

A. Chauvin

La République mande et ordonne au préfet de Lot-et-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,