LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2304510

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2304510

mercredi 4 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2304510
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSELARL CAROLINE LAVEISSIERE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par le préfet de la Gironde d’un déféré en excès de pouvoir, a rejeté la requête comme irrecevable. Le préfet contestait un certificat d’urbanisme positif délivré par la maire du Barp le 22 mars 2023 pour un projet de construction, en invoquant une méconnaissance des articles L. 151-11 du code de l’urbanisme et du règlement de la zone N du PLU. Le tribunal a relevé d’office que le recours gracieux du sous-préfet, formé le 1er juin 2023, était tardif car intervenu après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la transmission de l’acte le 28 mars 2023, rendant le déféré irrecevable en application des articles L. 2131-1 et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré enregistré le 16 août 2023, le préfet de la Gironde demande au tribunal d'annuler le certificat d'urbanisme opérationnel positif que la maire de la commune du Barp a délivré le 22 mars 2023 à M. C D et Mme A B en vue de détacher un lot à construire, sur un terrain situé 32 chemin de Camp Beil, constitué par une partie de la parcelle cadastrée section BW n° 1980, et une partie de la parcelle cadastrée section BW n° 2014, ensemble la décision du 15 juin 2023 par laquelle cette autorité a rejeté le recours gracieux formé contre ce certificat d'urbanisme par le sous-préfet d'Arcachon.

Il soutient que le certificat d'urbanisme déféré à la censure du tribunal a été délivré en méconnaissance de l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme et de l'article 2 du règlement de la zone N du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune du Barp.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 septembre 2023, la commune du Barp, représentée par Me Laveissière, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par le préfet de la Gironde ne sont pas fondés.

Le déféré a été communiqué à M. C D et Mme A B, qui n'ont pas produit de mémoire en défense.

Par une lettre du 14 novembre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que le certificat d'urbanisme en litige a été reçu à la sous-préfecture d'Arcachon le 28 mars 2023, comme cela ressort de l'accusé de réception électronique émis à cette date, et le recours gracieux a été exercé le 1er juin 2023, date à laquelle ce recours a été délivré à la mairie de la commune du Barp, c'est-à-dire après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Dans ces conditions, le recours gracieux était tardif et le déféré, enregistré après l'expiration du délai de recours contentieux, est irrecevable.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pinturault,

- les conclusions de M. Frézet, rapporteur public,

- et les observations de Me Proust, substituant Me Laveissière, représentant la commune du Barp.

Considérant ce qui suit :

1. Le 22 mars 2023, la maire de la commune du Barp a délivré à M. C D et Mme A B un certificat d'urbanisme positif en vue de détacher 1 lot à bâtir pour la construction d'une maison et d'un garage sur un terrain situé 32 chemin de Camp Beil, constitué par une partie de la parcelle cadastrée section BW n° 1980 et par une partie de la parcelle cadastrée section BW n° 2014. Par une lettre recommandée reçue le 30 mai 2023, le sous-préfet d'Arcachon a demandé à la maire de la commune du Barp de retirer ce certificat d'urbanisme. Par une lettre du 15 juin 2023, reçue à la sous-préfecture d'Arcachon le 20 juin suivant, la maire de la commune du Barp a refusé de retirer ce certificat d'urbanisme. Le préfet de la Gironde demande l'annulation du certificat d'urbanisme du 22 mars 2023 et de la décision par laquelle la maire de la commune du Barp a rejeté le recours gracieux formé contre ce certificat.

2. D'une part, aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. () ". Aux termes du l'alinéa de l'article L. 2131-6 du même code : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission () ". Parmi les actes mentionnés par l'article L. 2131-2 de ce code figurent, au 6° : " Le permis de construire et les autres autorisations d'utilisation du sol et le certificat d'urbanisme délivrés par le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale, lorsqu'il a reçu compétence dans les conditions prévues aux articles L. 422-1 et L. 422-3 du code de l'urbanisme ; () ".

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".

4. Sauf dans le cas où des dispositions législatives ou réglementaires ont organisé des procédures particulières, toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. Le représentant de l'Etat peut ainsi former, jusqu'à l'expiration du délai dont il dispose pour déférer un acte d'une collectivité territoriale au tribunal administratif, un recours gracieux qui interrompt le délai de recours, le respect du délai étant apprécié à la date de réception du recours par l'autorité administrative.

5. L'arrêté en litige a été reçu à la sous-préfecture d'Arcachon le 28 mars 2023 et le recours gracieux a été exercé le 1er juin 2023, date à laquelle la lettre adressée par le sous-préfet d'Arcachon a été reçue par la commune du Barp, c'est-à-dire après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Dans ces conditions, le recours gracieux était tardif et le déféré, enregistré après l'expiration du délai de recours contentieux, est irrecevable.

6. Il résulte de tout ce qui précède que le déféré du préfet de la Gironde doit être rejeté.

D E C I D E :

Article 1er : Le déféré du préfet de la Gironde est rejeté.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié au préfet de la Gironde, à la commune du Barp, à M. C D et Mme A B.

Délibéré après l'audience du 20 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Cabanne, présidente,

M. Pinturault, premier conseiller,

Mme Fazi-Leblanc, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024.

Le rapporteur,

M. PINTURAULT

La présidente,

C. CABANNELa greffière,

M.-A. PRADAL

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions