mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2304790 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | RIVIERE | AVOCATS | ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré enregistré le 31 août 2023 et un mémoire enregistré le 23 juillet 2024, le préfet de la Gironde demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 mai 2023 par lequel le maire de la commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) a délivré un permis de construire à la société anonyme (SA) d'habitations à loyer modéré (HLM) Vilogia pour la construction de huit bâtiments comprenant soixante-deux logements sur un terrain sis 3 avenue Jean Moulin.
Il soutient que le permis de construire n° PC 033 273 20 Z00014 est illégal dès lors que le projet autorisé, qui ne comporte pas en partie sud de son périmètre une bande de terrain inconstructible de 50 mètres à maintenir en état débroussaillé, isolant les immeubles du massif forestier, est de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes, engendre une augmentation du risque incendie de forêt et méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 novembre 2023, la société anonyme (SA) d'habitations à loyer modéré (HLM) Vilogia, représentée par Me Clerc, conclut :
- à titre principal au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de l'Etat ;
- à titre subsidiaire à ce qu'elle soit invitée à déposer une mesure de régularisation en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ou à défaut de prononcer l'annulation partielle du permis de construire du 5 mai 2023 en application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le préfet de la Gironde ne sont pas fondés.
Par des mémoires enregistrés le 16 août 2024 et le 27 août 2024 à 9h52, la commune de Martignas-sur-Jalle, représentée par Me Laveissière, conclut au non-lieu à statuer et, à défaut, à l'annulation du permis de construire attaqué.
Par un mémoire, enregistré le 27 août 2024, le préfet de la Gironde demande à ce qu'il soit donné acte de son désistement.
Un mémoire enregistré le 27 août 2024 à 14h29 a été présenté pour la commune de Martignas-sur-Jalle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fazi-Leblanc, première conseillère,
- les conclusions de M. Frézet, rapporteur public,
- les observations de Me Laveissière représentant la commune de Martignas-sur-Jalle et de Me Marcellin représentant la société Vilogia,
- le préfet de la Gironde n'était ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
Sur le désistement :
1. Par un mémoire enregistré le 27 août 2024, le préfet de la Gironde, déclare se désister purement et simplement de l'instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
2. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat, la somme que la SA HLM Vilogia demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de l'instance du préfet de la Gironde.
Article 2 : Les conclusions de la société HLM Vilogia au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au préfet de la Gironde, à la commune de Martignas-sur-Jalle et à la société anonyme d'habitations à loyer modéré Vilogia.
Délibéré après l'audience du 4 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Cabanne, présidente,
M. A et Mme Fazi-Leblanc, premiers conseillers,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2024.
La rapporteure,
S. FAZI-LEBLANC
La présidente,
C. CABANNELa greffière,
H. MALO
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026