mercredi 20 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2305314 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BOISSY AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2023, et par des mémoires, enregistrés le 24 octobre 2023 et le 6 mai 2024, Mme C A, représentée par Me Pouget, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 avril 2023 par lequel le maire de la commune de Quinsac a délivré à M. D B un permis d'aménager pour détacher un lot sur les parcelles cadastrées section AD n°s 237 à 241, 433, 435 et 555, situées 5 rue Soubie Ninet ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Quinsac la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle justifie avoir accompli les formalités de notification de son recours prescrites par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- elle justifie avoir un intérêt à agir ;
- le dossier de demande de permis d'aménager est incomplet ou insuffisant en tant que :
*en méconnaissance de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme, la notice architecturale produite dans ce dossier est incomplète en ce qui concerne l'état initial du terrain, le traitement minéral et végétal des voies, des accès et des abords, et la prise en compte des éléments architecturaux ou paysagers environnants ;
*en méconnaissance des articles R. 441-4 et R. 442-4 du code de l'urbanisme, ce dossier ne comporte pas de plan coté dans les trois dimensions ;
*en méconnaissance de l'article R. 442-7 du code de l'urbanisme, ce dossier ne comporte pas d'attestation de constitution d'une association syndicale libre ;
*en méconnaissance de l'article R. 441-8 du code de l'urbanisme, ce dossier ne précise pas les matériaux employés et les modalités d'exécution des travaux ;
- il méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ainsi que les articles 3 et 6.3 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune ; le projet ne permet pas la défense contre les incendies ; l'un des bâtiments ne sera pas accessible pour les véhicules de secours et de défense contre les incendies ; l'implantation des aires de retournement est irrégulière ;
- il méconnaît l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, au regard de la rupture dans l'harmonie paysagère et architecturale des lieux environnants et de l'atteinte portée au milieu naturel ;
- il méconnaît l'article 12.1 du règlement des zones UA et UB du PLU de la commune de Quinsac ; les places de stationnement ne peuvent être réalisées en zone UB pour répondre aux besoins des constructions réalisées en zone UB ;
- il méconnaît l'article 4 du règlement de la zone UA du PLU ; les modalités de raccordement du projet aux réseaux publics et de gestion des eaux pluviales ne sont pas décrites ;
- les irrégularités dont est entaché le projet ne sont pas régularisables, de sorte qu'il ne peut être fait application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 novembre 2023, la commune de Quinsac, représentée par Me Boissy, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable en l'absence de notification du recours contentieux dans les formes prescrites par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme et à défaut d'intérêt à agir de la requérante ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 décembre 2023, M. B, représenté par Me Bonneau, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit invité à régulariser le permis de construire attaqué en déposant une demande de permis de construire modificatif ou, à défaut, à ce que ce permis ne soit annulé que partiellement et, en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable en l'absence de notification du recours contentieux dans les formes prescrites par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme et à défaut d'intérêt à agir de la requérante ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code du patrimoine ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pinturault,
- les conclusions de M. Frézet, rapporteur public,
- les observations de Me Pouget, représentant Mme A, de Me Dubois, représentant la commune de Quinsac, et de Me Bellegarde, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A demande l'annulation de l'arrêté du 5 avril 2023 par lequel le maire de la commune de Quinsac a délivré à M. D B un permis d'aménager pour détacher un lot sur les parcelles cadastrées section AD n°s 237 à 241, 433, 435 et 555 situées 5 rue Soubie Ninet.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, et d'une part, aux termes de l'article L. 442-1 du code de l'urbanisme : " Constitue un lotissement la division en propriété ou en jouissance d'une unité foncière ou de plusieurs unités foncières contiguës ayant pour objet de créer un ou plusieurs lots destinés à être bâtis. " Selon l'article L. 442-2 de ce code : " Un décret en Conseil d'Etat précise, en fonction de la localisation de l'opération ou du fait que l'opération comprend ou non la création de voies, d'espaces ou d'équipements communs, les cas dans lesquels la réalisation d'un lotissement doit être précédée d'un permis d'aménager. " L'article R. 421-19 de ce code précise : " Doivent être précédés de la délivrance d'un permis d'aménager : / a) Les lotissements : - qui prévoient la création ou l'aménagement de voies, d'espaces ou d'équipements communs à plusieurs lots destinés à être bâtis et propres au lotissement. Les équipements pris en compte sont les équipements dont la réalisation est à la charge du lotisseur ; / -ou qui sont situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, dans les abords des monuments historiques, dans un site classé ou en instance de classement () ". Selon l'article R. 421-23 du même code : " Doivent être précédés d'une déclaration préalable les travaux, installations et aménagements suivants : / a) Les lotissements autres que ceux mentionnés au a de l'article R. 421-19 () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 621-30 du code du patrimoine : " () II. - La protection au titre des abords s'applique à tout immeuble, bâti ou non bâti, situé dans un périmètre délimité par l'autorité administrative dans les conditions fixées à l'article L. 621-31. Ce périmètre peut être commun à plusieurs monuments historiques. / En l'absence de périmètre délimité, la protection au titre des abords s'applique à tout immeuble, bâti ou non bâti, visible du monument historique ou visible en même temps que lui et situé à moins de cinq cents mètres de celui-ci () ". Selon l'article L. 621-32 de ce code : " Les travaux susceptibles de modifier l'aspect extérieur d'un immeuble, bâti ou non bâti, protégé au titre des abords sont soumis à une autorisation préalable. / L'autorisation peut être refusée ou assortie de prescriptions lorsque les travaux sont susceptibles de porter atteinte à la conservation ou à la mise en valeur d'un monument historique ou des abords () ".
4. Enfin, la circonstance que le dossier de demande de permis d'aménager ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis d'aménager qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
5. Il ressort des pièces du dossier que le projet n'appelait pas la présentation d'une demande de permis d'aménager, mais seulement d'une déclaration préalable. D'une part, le projet ne comporte l'aménagement d'aucun espace ou équipement commun à plusieurs lots. Nonobstant les plans de coupe et l'hypothèse d'implantation des différentes constructions et travaux à réaliser produits au dossier de demande, tous éléments qui donnent à voir un projet de construction ayant fait l'objet d'une demande de permis de construire distincte, le projet critiqué dans la présente instance ne porte que sur la division du terrain et la création d'un lot unique, dont il se borne à indiquer pour le surplus la situation de ses accès. D'autre part, le projet n'entre pas dans le champ d'application de la protection des abords d'un monument historique. Même si le projet est situé dans le rayon de 500 m autour d'un monument historique, en l'occurrence le château de Péconnet, les abords protégés de ce monument au titre des articles L. 621-30 et L. 621-32 du code du patrimoine n'ont pas été délimités par une décision administrative, contrairement à ce qui est soutenu, et le projet n'est pas en co-visibilité avec ce monument, ce qu'a confirmé l'architecte des Bâtiments de France (ABF) dans l'avis qu'il a rendu le 14 février 2023, et il n'est pas soutenu ou démontré qu'il serait visible depuis ce monument, dont il est séparé par des étendues naturelles et boisées.
6. Dans ces conditions, l'absence ou l'insuffisance alléguée de pièces ou informations dont la production est imposée seulement dans les dossiers de demande de permis d'aménager et qui portent toutes sur la réalisation de travaux ou d'équipements communs, absents du projet en litige, est, compte tenu de la nature de l'opération envisagée, sans incidence sur l'appréciation qu'a portée l'autorité administrative. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que le dossier de demande d'autorisation d'urbanisme qui a été déposé contient les éléments exigibles pour une déclaration préalable, notamment un plan coté qui représente le lot à diviser et qui, sous la forme d'un document d'arpentage, présente suffisamment le découpage de la division à réaliser, les mesures correspondant aux arêtes de ce découpage et la situation des accès, c'est-à-dire toutes les informations qui ont permis au service instructeur d'apprécier utilement, au regard de la nature réelle du projet, sa conformité aux règles d'urbanisme applicables. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande doit être écarté, en toutes ses branches.
7. En troisième lieu, et d'une part, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. " En vertu de cet article, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
8. D'autre part, aux termes de l'article 3 du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Quinsac : " Conditions de desserte et d'accès des terrains par les voies publiques ou privées / 1-Accès / Pour être constructible, tout terrain doit disposer d'un accès direct sur une voie publique dont les caractéristiques répondent à l'importance et à la destination des constructions à desservir, et permettre notamment de satisfaire aux règles minimales de sécurité, telles que défense contre l'incendie, protection civile et brancardage. A ce titre, la largeur minimale d'accès est de 3 mètres. Dans l'éventualité où une desserte incendie s'avère nécessaire en arrière de la (ou des) construction(s) considérée(s), la hauteur minimale sous proche doit être de 3,50 mètres () 2-Voirie / Les caractéristiques des voies nouvelles, doivent avoir une largeur d'emprise minimale de 3,50 m. Les voies nouvelles à double sens de circulation doivent disposer d'une largeur de chaussée, hors stationnement, d'au moins 5,00 m. " L'article 3 du règlement de la zone UA de ce plan comporte les mêmes dispositions et ajoute dans son point 2 relatif à la voirie : " () Les voies nouvelles en impasse, desservant plus de deux logements, dès lors qu'elles dépassent 50 m et qu'une desserte incendie ou collecte des déchets s'avèrent nécessaires, doivent être aménagées pour assurer le retournement aisé des véhicules (aire de demi-tour à prévoir). " Selon l'annexe 6.3.1. de ce règlement : " Les pompiers doivent trouver sur place, en tout temps, au minimum 120 m3 d'eau utilisables en deux heures quelle que soit la nature des points d'eau () D'autre part, sauf exception, les points d'eau ne doivent pas être distants de plus de 200 m des constructions. Le maire dispose toutefois de la possibilité d'adapter la défense incendie en fonction de son coût et de la réalité des enjeux ; à ce titre, s'il apprécie un risque comme étant particulièrement faible, il relève de sa responsabilité d'accepter un point d'eau naturel se trouvant à 400 mètres. "
9. Enfin, il résulte des dispositions du code de l'urbanisme que les lotissements, qui constituent des opérations d'aménagement ayant pour but l'implantation de constructions, doivent respecter les règles tendant à la maîtrise de l'occupation des sols édictées par le code de l'urbanisme ou les documents locaux d'urbanisme, même s'ils n'ont pour objet ou pour effet, à un stade où il n'existe pas encore de projet concret de construction, que de permettre le détachement d'un lot d'une unité foncière. Il appartient, en conséquence, à l'autorité compétente de refuser le permis d'aménager sollicité ou de s'opposer à la déclaration préalable notamment lorsque, compte tenu de ses caractéristiques telles qu'elles ressortent des pièces du dossier qui lui est soumis, un projet de lotissement permet l'implantation de constructions dont la compatibilité avec les règles d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises.
10. La requérante reproche tout d'abord au projet en litige de ne comporter aucun hydrant sur place permettant aux services d'incendie et de secours de bénéficier constamment d'une réserve d'eau en quantité suffisante, de se trouver à plus de 200 m des bornes incendie les plus proches, en tout cas à plus de 400 m de tout point d'eau naturel, d'être doté d'un accès et d'une desserte trop étroits pour que les véhicules d'intervention et de secours y rentrent et en sortent sans avoir besoin de faire une boucle à l'extérieur du terrain d'assiette, de comporter un bâtiment inaccessible pour les véhicules d'intervention et de secours, et d'être doté d'une aire de retournement inutilisable.
11. Toutefois, et d'une part, la requérante ne peut utilement soutenir que les voiries et aménagements contenus dans le projet ne seraient pas conformes, par leur largeur et leur configuration, aux dispositions de l'article 3 des règlements des zones UA et UB du PLU, alors que ces dispositions n'ont pas pour objet de réglementer l'aménagement et les fonctionnalités internes à un projet, mais seulement la forme urbaine des rues et des voies de circulation à une échelle plus large, de sorte qu'elles ne s'appliquent pas aux voiries internes à un projet, mais seulement à celles qui, situées à l'extérieur du terrain d'assiette, desservent l'opération et permettent d'y accéder.
12. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que l'accès carrossable au lot à construire créé se fera depuis un accès sur le chemin de Bichoulin, à l'est du terrain d'assiette et qui présente, sur cette voie publique, une ouverture d'une largeur d'au moins 5 m, qui est supérieure à la largeur minimale requise pour les accès selon l'article 3 des règlements des zones UA et UB du PLU et dont il n'est pas démontré qu'elle ne serait pas suffisante pour l'entrée et la sortie des véhicules d'intervention et de secours.
13. Ensuite, dès lors que le projet en litige ne détermine pas la configuration des équipements et aménagements qui seront réalisés sur le lot créé, notamment les réseaux de voirie interne, ce qui ne peut être déduit des plans dans lesquels le pétitionnaire, au demeurant de manière superfétatoire, a présenté des hypothèses d'implantation des constructions et aménagements à créer, la requérante ne peut utilement soutenir que le projet litigieux, au regard de l'implantation des bâtiments et de la configuration de la voie de circulation interne qui est représentée à titre illustratif sur les plans, ne serait pas conforme aux règles relatives à la défense contre l'incendie.
14. Enfin, et en tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet en litige, au stade du seul lotissement, rendrait impossible de construire sur le lot créé en conformité avec la réglementation relative à la défense incendie.
15. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que le projet en litige serait de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité du public du fait de l'existence d'un risque d'incendie.
16. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. "
17. Dès lors que, pour les mêmes raisons que celles exposées plus haut, le projet consiste seulement à détacher un lot à construire sur des parcelles préexistantes et ne détermine pas en soi la configuration, l'emplacement et les volumes des constructions et équipements qui y seront réalisés, la requérante ne peut utilement soutenir qu'il comporterait des constructions et des aménagements non conformes aux caractères du lieu ou à l'environnement naturel et bâti. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que ce projet ne permettrait pas de réaliser des constructions et des équipements conformes aux dispositions précitées. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
18. En cinquième lieu, pour les mêmes raisons, si le projet présente des hypothèses d'implantation des places de stationnement en zone UB pour desservir des habitations édifiées en zone UA du PLU, ces hypothèses, présentées à titre d'illustration, ne déterminent pas cette implantation et il ne peut en être déduit que le projet méconnaîtrait l'article 12.1 des règlements des zones UA et UB.
19. En dernier lieu, il en est de même en ce qui concerne la conformité du projet à l'article 4 du règlement de la zone UA du PLU relatif au traitement des eaux pluviales, alors que l'opération en litige, limitée à la division d'un lot, ne détermine pas les caractéristiques de raccordement qui seront nécessaires au regard des futurs projets de construction.
20. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, la requête doit être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Quinsac, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme A une somme de 800 euros au bénéfice de la commune de Quinsac et une somme de 800 euros au bénéfice de M. B.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Mme A versera à la commune de Quinsac la somme de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Mme A versera à M. B la somme de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à la commune de Quinsac et à M. D B.
Délibéré après l'audience du 6 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Cabanne, présidente,
M. Pinturault, premier conseiller,
Mme Fazi-Leblanc, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2024.
Le rapporteur,
M. PINTURAULT
La présidente,
C. CABANNE La greffière,
M-A. PRADAL
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026