mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2305633 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 octobre 2023 et un mémoire enregistré le 6 septembre 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la société civile de construction vente (SCCV) 1710 avenue du Général De Gaulle-Cadaujac, représentée par Me Manetti, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 août 2023, par lequel le maire de la commune de Cadaujac (Gironde) a opposé un refus au permis de construire PC n° 033 080 23 P0017 pour la construction de trois immeubles comprenant soixante-quatre logements et cent-quinze places de stationnement au 1710 avenue du Général de Gaulle ;
2°) d'enjoindre au maire la commune de Cadaujac de lui délivrer le permis de construire n° 033 080 23 P0017 dans un délai de trente jours suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Cadaujac une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article UB3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Cadaujac relatives à la sécurité des accès ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article UB6 du règlement du plan local d'urbanisme relatives à l'implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions des articles UA7 et UB7 du règlement du plan local d'urbanisme relatives à la distance des constructions par rapport aux limites séparatives ainsi que les dispositions des articles UA13 et UB13 relatives aux espaces de pleine terre ; en effet, les règles du plan local d'urbanisme s'apprécient pour l'ensemble du terrain d'assiette et non pas lot par lot dans la mesure où la division foncière n'est pas intervenue à la date de dépôt du permis de construire ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions des articles UA9 et UB9 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions des articles UA12 et UB12 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 décembre 2023, la commune de Cadaujac, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société requérante.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fazi-Leblanc, première conseillère,
- les conclusions de M. Frézet, rapporteur public,
- et les observations de Me Baudorre représentant la SCCV 1710 avenue du Général de Gaulle - Cadaujac.
Une note en délibéré a été enregistrée le 3 octobre 2024 pour la SCCV 1710 avenue du Général de Gaulle-Cadaujac.
Considérant ce qui suit :
1. La SCCV 1710 avenue du Général de Gaulle-Cadaujac a déposé le 12 mai 2023 une demande de permis de construire en vue de la construction, au 1710 avenue du Général de Gaulle, sur les parcelles cadastrées section BA n°13, 14, 25, 367, 368, 369, 370, 377, 378, 381, de trois bâtiments collectifs comprenant soixante-quatre logements et cent-quinze places de stationnement. Par un arrêté daté du 14 août 2023, le maire de la commune de Cadaujac a refusé de lui délivrer ce permis de construire. La SCCV 1710 avenue du Général de Gaulle-Cadaujac demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions en annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article UB3 du règlement du plan local d'urbanisme : " Le projet de construction ou d'aménagement peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic () Aucune bande d'accès ou servitude de passage ne devra avoir une largeur inférieure à 3 mètres et comporter un passage sous porche de hauteur inférieure à 3,50 mètres. (). ".
3. En vertu de ces dispositions, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modification substantielle nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
4. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que pour refuser le permis de construire sollicité, le maire de la commune de Cadaujac, s'appuyant sur l'avis consultatif rendu par le centre routier départemental Graves Entre-Deux Mers annexé à l'arrêté, a considéré que le projet engendrait un risque pour la sécurité des usagers, en méconnaissance de l'article UB3 précité.
5. Il ressort des pièces du dossier que le projet se situe sur l'avenue du Général de Gaulle, route départementale n° 111, en agglomération dans une zone urbanisée et non loin de l'intersection avec une autre voie départementale, la route de Toulouse. Consulté durant l'instruction de la demande, le centre routier départemental Graves Entre-Deux Mers dans son avis du 30 juin 2023 a relevé que la proximité de l'accès à créer avec les habitations de part et d'autre générerait des problèmes de visibilité en présence de deux véhicules simultanément, malgré la limitation de vitesse à 50 km/ heure. Par ailleurs, le projet, qui consiste en la réalisation de soixante-quatre logements et cent-quinze places de stationnement, accentuera les mouvements d'entrée et de sortie de véhicules dans un secteur déjà dense. Or, comme cela ressort des différents plans, l'accès ne prévoit pas d'aire de présentation pour compenser cette visibilité diminuée. Cependant, si le risque pour la sécurité publique généré par l'accès est ici avéré, nonobstant la présence de feux de circulation à proximité, le centre routier départemental Graves Entre-Deux Mers a dans ce même avis émis une recommandation consistant à réaménager l'accès en l'éloignant des habitations de façon à obtenir des triangles de visibilité de 45 mètres à 3 mètres de recul par rapport au bord de la chaussée. Il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment du plan de masse que les mesures d'éloignement préconisées nécessitaient d'apporter au projet des modifications substantielles imposant la présentation d'une nouvelle demande de permis de construire. Si cet avis mentionne également la nécessité d'une étude approfondie sur la desserte de la route départementale en raison de l'augmentation du nombre de véhicules, son utilité n'est pas caractérisée par les pièces du dossier, alors que le risque est ici précisément identifié. Dans ces conditions, en opposant comme motif de refus la dangerosité de l'accès, alors que le prononcé de prescriptions suffisait à permettre d'assurer la conformité de l'accès aux règles de sécurité publique, le maire de la commune de Cadaujac a fait une inexacte application des dispositions de l'article UB3 du règlement du plan local d'urbanisme.
6. En deuxième lieu, aux termes du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Cadaujac : " Les voies se définissent en deux catégories : - les voies publiques, - les voies privées de desserte interne aux opérations qui peuvent être ouvertes ou fermées à la circulation. Les règles faisant référence à l'expression "voies et emprises publiques" s'appliquent aux voies publiques, uniquement, existantes, à créer, ou à modifier selon les mentions précisées dans le corps du présent règlement. () ". Aux termes de l'article UB6 du règlement du PLU : " Sauf dispositions graphiques contraires, les constructions et installations nouvelles devront être implantées : () - entre l'alignement et une profondeur maximale de 40 mètres comptés depuis la limite d'emprise des voies publiques existantes ouvertes à la circulation automobile. Toutefois, les constructions et installations nouvelles pourront être implantées dans les mêmes conditions depuis les nouvelles voies publiques ouvertes à la circulation publique sous réserve qu'une décision juridique de classement dans le domaine public soit préalablement intervenue au jour du dépôt de la demande. Le cas échéant, l'appréciation de cette distance pourra s'appliquer indépendamment de celle applicable au terrain d'assiette du projet si la condition susvisée au présent alinéa est remplie. (). ". Aux termes des dispositions de l'article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Sous réserve de dispositions législatives spéciales, le domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 est constitué des biens lui appartenant qui sont soit affectés à l'usage direct du public, soit affectés à un service public pourvu qu'en ce cas ils fassent l'objet d'un aménagement indispensable à l'exécution des missions de ce service public. ".
7. Pour refuser le permis de construire en litige, le maire de Cadaujac a notamment considéré que le projet méconnaissait les dispositions de l'article UB6 du règlement du plan local d'urbanisme en ce que le bâtiment B s'implante à plus de 40 mètres de l'alignement. La société requérante soutient que ces dispositions sont respectées dès lors que le calcul doit être effectué par rapport à la voie à créer sur le terrain d'assiette dont le projet prévoit la rétrocession à la commune, engendrant ainsi automatiquement son classement dans le domaine public en application des dispositions de l'article 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Toutefois, quand bien même cette voie serait ouverte à la circulation, il s'agit d'une voie interne de desserte. S'il ressort du dossier de demande que la requérante entendait rétrocéder à la commune la voie à créer, le projet de rétrocession ne présentait aucun caractère certain à la date de la décision attaquée. Dans ces conditions, le bâtiment B se situant à plus de 40 mètres de l'alignement de la voie publique existante, le maire de la commune de Cadaujac était fondé à opposer au projet la méconnaissance des dispositions de l'article UB6 du règlement du plan local d'urbanisme.
8. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 151-21 du code de l'urbanisme : " () Dans le cas d'un lotissement ou dans celui de la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, l'ensemble du projet est apprécié au regard de la totalité des règles édictées par le plan local d'urbanisme, sauf si le règlement de ce plan s'y oppose.". Il résulte de ces dispositions que si les règles d'un plan local d'urbanisme relatives à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives s'appliquent à l'ensemble des constructions d'un lotissement dans leurs relations avec les parcelles situées à l'extérieur du périmètre de ce lotissement, elles ne sont pas, sauf prescription contraire du plan, applicables à l'implantation des constructions à l'intérieur de ce périmètre.
9. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article UA7 du règlement du plan local d'urbanisme : " La distance comptée horizontalement de tout point de la construction à édifier au point de la limite séparative qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la hauteur à l'égout de la construction avec un minimum de 4 m considéré au nu de la façade. Toutefois, les constructions pourront s'implanter sur l'une ou l'autre des limites séparatives à condition que la hauteur maximale de la construction au droit de la limite séparative n'excède pas 3,50 m et qu'aucune partie du bâtiment ne soit visible sous un angle de plus de 45° au-dessus de cette hauteur. () ". Aux termes des dispositions de l'article UB7 : " Disposition générales - La distance comptée horizontalement de tout point de la construction à édifier au point de la limite séparative qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la hauteur à l'égout de la construction avec un minimum de 4 m considéré au nu de la façade. Toutefois, les constructions pourront s'implanter sur l'une ou l'autre des limites séparatives à condition que la hauteur maximale de la construction au droit de la limite séparative n'excède pas 3,50 m, que la longueur maximale n'excède pas 12 mètres, et qu'aucune partie du bâtiment ne soit visible sous un angle de plus de 45° au-dessus de cette hauteur. () ". Aux termes du lexique du règlement du plan local d'urbanisme : " Le terrain d'assiette du projet est constitué par l'unité foncière, définie comme un ilot de propriété d'un seul tenant, délimité par les voies publiques, un cours d'eau le cas échéant, et les autres propriétés qui le cernent. Le terrain d'assiette peut être constitué d'une ou plusieurs parcelles cadastrales, appartenant à un même propriétaire ou à la même indivision. Les règles du présent règlement s'appliquent au terrain d'assiette du projet sans faire référence à l'unité foncière originelle par exception à l'article L. 151-21 du code de l'urbanisme. ".
10. Il ne résulte d'aucune disposition du plan local d'urbanisme que celui-ci ait entendu faire exception au principe selon lequel les règles qu'il pose ont vocation à s'appliquer au projet dans son ensemble. Dès lors, les dispositions citées au point 9 relatives à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives, s'appliquent à l'ensemble des constructions dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance dans leurs relations avec les parcelles situées à l'extérieur du périmètre de ce terrain, et non par rapport aux limites séparatives créées à l'intérieur de ce périmètre. Dans ces conditions, en appréciant les règles du règlement du plan local d'urbanisme relatives à la distance exigées par rapport aux limites séparatives lot par lot, le maire de la commune de Cadaujac a commis une erreur de droit.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article UA9 du règlement du plan local d'urbanisme : " () Dans une profondeur de 30 m, comptés depuis la limite d'emprise publique, l'emprise au sol maximale de l'ensemble des constructions ne peut excéder 80% de la superficie totale du terrain. Au-delà d'une profondeur de 30 m, mesurés depuis la limite d'emprise publique, l'emprise au sol maximale de l'ensemble des constructions ne peut excéder 30% de la superficie totale du terrain. () ". Aux termes de l'article UB9 de ce même règlement : " () Dans une profondeur de 30 m, comptés depuis la limite d'emprise publique, l'emprise au sol maximale de l'ensemble des constructions ne peut excéder 60% de la superficie totale du terrain. Au-delà d'une profondeur de 30 m, mesurés depuis la limite d'emprise publique, l'emprise au sol maximale de l'ensemble des constructions ne peut excéder 30% de la superficie totale du terrain. () ".
12. Pour refuser de délivrer le permis de construire, le maire de Cadaujac a également considéré que le projet méconnaissait les dispositions précédentes dès lors que les constructions situées sur les lots 3, 5 et 9 excèdent 30 % de la superficie totale du terrain. Contrairement à ce que soutient la société requérante, les règles d'emprise doivent être calculées au regard de la voie publique existante, l'avenue du Général de Gaulle, et elles n'ont pas à tenir compte de la voie interne qui, pour les motifs exposés au point 7, ne constitue pas une voie publique. Par suite, le moyen tenant à ce que le maire de la commune de Cadaujac aurait méconnu les dispositions des articles UA9 et UB9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune doit être écarté.
13. En cinquième lieu, aux termes des dispositions des articles UA12 et UB12 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les dimensions à prendre en compte pour le stationnement d'un véhicule sont de 5 x 2,50 m et de 25 m² par place, y compris l'accès. Le plan de masse fera figurer et cotera le ou les emplacements nécessaires ".
14. Le maire de la commune de Cadaujac a considéré que le projet méconnaissait les articles UA12 et UB12 au motif que des places de stationnement placées en second ligne ne disposent pas de 25 m² par place. Il ressort en effet du dossier de permis de construire que la surface totale dédiée aux stationnements représente 2 625 m² alors que le règlement prévoit 25 m² par place, soit une surface théorique nécessaire de 2 875 m² pour cent-quinze places. Toutefois, il ressort du plan de masse que l'écart s'explique par l'existence de dix places conçues en enfilade, laquelle disposition n'est pas proscrite par le règlement du plan local d'urbanisme. Il n'est pas établi ni même allégué que ces places prévues en enfilade ne seraient pas effectivement utilisables, alors que la notice indique que les logements en accès libre situés en zone UB bénéficieront de deux places par logement. Il s'ensuit qu'elles disposeront, de manière commune aux places de stationnement situées en premier rang d'une surface de 25 m², accès compris. Dans ces conditions, la société requérante est fondée à soutenir que le maire de la commune de Cadaujac a méconnu les articles UA12 et UB12 du règlement du plan local d'urbanisme.
15. Aux termes de l'article UA13 du règlement du plan local d'urbanisme : " L'aménagement des terrains doit préserver une surface en pleine terre représentant au minimum 10% de la superficie du terrain d'assiette du projet. () ". Aux termes de l'article UB13 : " () L'aménagement des terrains doit préserver une surface en pleine terre représentant au minimum 30% de la superficie du terrain d'assiette du projet. Au-delà d'une profondeur de 30 m mesurés depuis la limite d'emprise publique, l'aménagement du terrain doit préserver une surface en pleine terre représentant au minimum 60% de la superficie totale des terrains. () ".
16. Ainsi qu'il a été dit au point 10, le maire de la commune de Cadaujac ne pouvait légalement, en l'absence d'indication contraire du plan local d'urbanisme, appliquer de telles dispositions à chaque lot. Par suite, la société requérante est fondée à soutenir que le maire de la commune de Cadaujac a entaché son arrêté d'une erreur de droit.
17. Il résulte de ce qui a été dit que deux des motifs retenus par le maire de Cadaujac relatifs à la méconnaissance des articles UA7, UB7 et UA13 et UB13 du règlement du plan local d'urbanisme, d'une part, et des articles UB3 et UB12, d'autre part, sont entachés d'illégalité. Toutefois, il résulte de l'instruction que le maire de Cadaujac aurait pris la même décision s'il s'était fondé seulement sur les autres motifs de refus tirés de la violation des articles UB6 et UB9 du plan local d'urbanisme. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté du 14 août 2023 par lequel le maire de la commune de Cadaujac a opposé un refus à sa demande de permis de construire doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Les conclusions à fin d'annulation présentées par la société requérante étant rejetées, le présent jugement n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être également rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Cadaujac, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que la SCCV 1710 avenue du Général de Gaulle-Cadaujac demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la SCCV 1710 avenue du Général de Gaulle-Cadaujac le versement de la somme demandée par la commune de Cadaujac, laquelle, en tout état de cause, dépourvue de ministère d'avocat, ne justifie pas de frais spécifiques.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCCV 1710 avenue du Général de Gaulle-Cadaujac est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Cadaujac au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société civile de construction vente 1710 avenue du Général de Gaulle-Cadaujac et à la commune de Cadaujac.
Délibéré après l'audience du 2 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Cabanne, présidente,
M. A et Mme Fazi-Leblanc, premiers conseillers,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.
La rapporteure,
S. FAZI-LEBLANC
La présidente,
C. CABANNELa greffière,
M-A.PRADAL
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026