LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2305969

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2305969

mardi 7 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2305969
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationJU-1ère chambre
Avocat requérantDELHOMME

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur lui retirant six points sur son permis de conduire pour une infraction du 8 décembre 2022, qu’il attribuait à son père. Le tribunal a constaté que le ministre avait implicitement retiré cette décision en effaçant les mentions litigieuses et en créditant les points, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Les conclusions indemnitaires de M. A ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l’administration. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 octobre 2023 et 16 janvier 2024, M. B A, représenté par Me Delhomme, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision référencée " 48 N " par laquelle le ministre de l'intérieur l'a informé du retrait de six points sur le capital de son permis de conduire suite à une infraction commise le 8 décembre 2022 et l'a obligé à effectuer un stage de sensibilisation à la sécurité routière, ensemble le rejet implicite de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de réaffecter six points sur le capital de son permis de conduire ;

3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 187 euros au titre de son préjudice matériel ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'infraction est imputable à son père, qui a été condamné à ce titre par un jugement du 8 décembre 2022 ;

- le retrait de points emporte des conséquences graves sur sa vie professionnelle ;

- il est fondé à demander la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 187 euros au titre des frais qu'il a engagés pour suivre le stage de sensibilisation obligatoire.

Par un mémoire enregistré le 18 décembre 2023, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les conclusions dirigées contre la décision référencée " 48 N " sont sans objet dès lors que les mentions relatives à l'infraction du 24 mars 2023 ont été effacées de son relevé d'information intégral.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions demandant l'indemnisation des frais engagés pour le stage de sensibilisation en l'absence de demande indemnitaire préalable adressée au ministère de l'intérieur.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Cornevaux a été entendu en audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, titulaire d'un permis de conduire en période probatoire, a été informé, par une lettre référencée " 48 N " du 24 mars 2023, du retrait de six points sur le capital afférent à son permis de conduire ainsi que de l'obligation qui lui incombait de réaliser un stage de sensibilisation à la sécurité routière. M. A a formé un recours gracieux contre cette décision par téléprocédure le 29 juin 2023, lequel a été implicitement rejeté. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler la lettre référencée " 48 N " du 24 mars 2023, ensemble le rejet de son recours gracieux.

Sur l'exception de non-lieu opposé en défense :

2. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral édité le 18 décembre 2023 et versé à l'instance le même jour par le ministre de l'intérieur, que toute mention relative à l'infraction du 8 décembre 2022 a été effacée et que le capital de points de l'intéressé a été crédité des points préalablement retirés. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur a implicitement mais nécessairement retiré la décision litigieuse. Ce retrait n'a en outre pas été contesté dans le délai de recours ouvert à l'intéressé. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête ainsi que sur les conclusions à fin d'injonction afférentes.

Sur la recevabilité des conclusions indemnitaires :

3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ". La condition tenant à l'existence d'une décision de l'administration doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle, régularisant ce faisant la requête.

4. En l'absence, au jour du présent jugement, de toute décision de l'autorité compétente rejetant la demande indemnitaire de M. A, les conclusions tendant à ce que l'Etat l'indemnise au titre de son préjudice matériel doivent être rejetées ;

Sur les frais de l'instance :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre la somme de 1 000 euros à la charge de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête, ainsi que sur les conclusions à fin d'injonction afférentes.

Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 janvier 2025

Le président-rapporteur,

G. CORNEVAUX

La greffière,

L. SIXDENIERS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions