Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2306032
jeudi 9 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2306032 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er novembre 2023, M. A B, représenté par Me Pather, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'enjoindre au préfet de Lot-et-Garonne d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de demande, dans un délai de 7 jours à compter de la notification de l'ordonnance à venir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'en l'absence de récépissé, il se trouve en situation irrégulière et maintenu dans une situation d'extrême précarité administrative et sociale ;
- la mesure sollicitée est utile ;
- aucune décision administrative ne fait obstacle à la mesure, aucune décision de rejet n'étant intervenue sur sa demande de titre de séjour, qui n'a pas encore été enregistrée ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 novembre 2023, le préfet de Lot-et-Garonne conclut au non-lieu à statuer ;
Il fait valoir que M. B a été reçu en préfecture le 7 novembre 2023 et s'est vu délivrer un récépissé de sa demande valable pendant 6 mois, et que par courrier du 8 novembre 2023, il a été répondu favorablement à sa demande de titre de séjour ;
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 9 novembre 2023, M. B déclare se désister purement et simplement de son action et de sa requête.
Vu la demande d'aide juridictionnelle du 23 octobre 2023 ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Vaquero, premier conseiller, pour exercer les fonctions de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.
2. Par un acte enregistré le 9 novembre 2023, M. B a déclaré se désister " purement et simplement " de la requête et de l'action. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement sans réserve.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de Lot-et-Garonne.
Fait à Bordeaux, le 9 novembre 2023.
Le juge des référés,
M. Vaquero
La République mande et ordonne au préfet de Lot-et-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2306032