mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2306550 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | DEBRIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 novembre 2023, complétée par un mémoire enregistré le 18 juillet 2024, Mme B I, représentée par Me Debril demande, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 octobre 2023 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme d'un million d'euros en réparation de son préjudice moral ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 80 euros par jour de retard et de lui remettre, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- les décisions de refus de titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français sont entachées d'incompétence ;
- la décision de refus de titre de séjour a été prise au terme d'une procédure irrégulière ;
- le refus de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le refus de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur de fait en considérant qu'elle était entrée sur le territoire français en 2015 ;
- il n'a pas procédé à un examen complet de sa situation ;
- il a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;
- l'obligation de quitter le territoire français a été prise par une autorité incompétente ;
- cette décision est fondée sur un refus de séjour illégal et doit être annulée par voie de conséquence ;
- l'obligation de quitter le territoire français porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle porte atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant tel que garanti par les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision fixant le pays de destination est fondée sur une obligation de quitter le territoire français illégale et doit être annulée par voie de conséquence.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 décembre 2023, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une décision du 13 février 2024, Mme I a été admise à l'aide juridictionnelle totale.
Vu l'arrêté attaqué et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- l'ordonnance n° 2014-464 du 7 mai 2014 portant extension et adaptation à Mayotte du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Cabanne, présidente,
- et les observations de Me Debril, représentant Mme I.
Considérant ce qui suit :
1. Mme I, ressortissante comorienne née le 20 février 1998, déclare être entrée sur le territoire français par Mayotte en 1992 et avoir rejoint le territoire hexagonal en septembre 2015. Le 5 mars 2018, l'autorité administrative a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Le 30 mai 2023, elle a demandé un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ainsi que son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 2 octobre 2023, le préfet de la Gironde a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Mme I demande l'annulation de cet arrêté et la condamnation de l'Etat français du fait de l'illégalité de cet arrêté.
Sur la recevabilité des conclusions aux fins d'indemnisation :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ". La condition tenant à l'existence d'une décision de l'administration doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle, régularisant ce faisant la requête.
3. En l'absence, au jour du présent jugement de toute décision du préfet de la Gironde rejetant la demande indemnitaire de Mme I, qui n'établit pas avoir saisi l'administration d'une réclamation préalable, le recours de cette dernière est irrecevable.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. En premier lieu, le préfet de la Gironde a, par un arrêté du 31 août 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 33-2023-164, donné délégation à Mme G E, adjointe au bureau de l'admission au séjour des étrangers et signataire de l'arrêté litigieux, à l'effet de signer, dans la limite de ses attributions, toutes décisions, documents et correspondances prises en application des livres II, IV, VI et VIII (partie législative et réglementaire) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en cas d'absence ou d'empêchement de M. A D et de Mme H C. Il ne ressort pas des pièces du dossier, ni n'est d'ailleurs allégué, que ces derniers n'auraient pas été absents ou empêchés à la date de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté contesté daté du 2 octobre 2023 doit être écarté comme manquant en fait.
5. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressée, mentionne tant les motifs de droit que les éléments de fait caractérisant sa situation, et sur lesquels le préfet de la Gironde s'est fondé pour refuser de lui délivrer un titre de séjour. Ces circonstances de droit et de fait sont suffisamment développées pour avoir mis utilement Mme I en mesure de comprendre et de discuter les motifs de cette décision, qui est ainsi suffisamment motivée au regard des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision contestée doit être écarté.
6. En troisième lieu, la requérante soutient que le préfet de la Gironde a commis une erreur de fait en indiquant qu'elle est entrée en France le 23 septembre 2015. Au soutien du moyen, elle indique vivre à Mayotte depuis l'âge de trois ans et n'être jamais retournée sur le territoire comorien. Cependant, si le préfet de la Gironde a maladroitement utilisé le mot France, il s'est borné ici à constater l'entrée régulière de l'intéressée sur le territoire métropolitain, laquelle pour les étrangers titulaires d'un titre de séjour délivré à Mayotte, à l'instar de Mme I en 2015, est conditionné à l'obtention d'une autorisation spéciale, en vertu de l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, le préfet de la Gironde n'a pas entaché sa décision d'une erreur de fait ou de défaut d'examen. Ces moyens doivent, dès lors, être écartés
7. En quatrième lieu, l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ;(); 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1." Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 435-1 du même code : " Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ". Avant l'entrée en vigueur, le 26 mai 2014, de l'ordonnance du 7 mai 2014 visée ci-dessus, qui a notamment modifié les articles L. 111-2 et L. 111-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le territoire de Mayotte ne pouvait être regardé comme étant situé " en France " au sens et pour l'application des dispositions du même code.
8. Mme I soutient que le préfet de la Gironde, faute d'avoir consulté pour avis la commission du titre de séjour, a entaché l'arrêté contesté d'un vice de procédure. Elle fait ainsi valoir que, compte tenu des années passées à Mayotte, où elle a résidé jusqu'en 2015, et depuis lors sur le territoire métropolitain, elle totalisait plus de dix années de résidence habituelle en France à la date de cet arrêté. Toutefois, antérieurement au 26 mai 2014, le territoire de Mayotte ne pouvait être regardé comme situé " en France " au sens et pour l'application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, quelle que soit sa date de première entrée à Mayotte, Mme I ne peut se prévaloir d'une durée de résidence de dix ans en France conformément aux dispositions ci-dessus. Elle n'est donc pas fondée à soutenir que le refus contesté serait irrégulier.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. /Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. () "
10. Mme I, qui est entrée sur le territoire métropolitain en septembre 2015, dans le cadre de ses études qu'elle n'a finalement pas mené à terme, a grandi et vécu la majeure partie de sa vie à Mayotte, où elle résidait ainsi que sa famille. La requérante se prévaut d'une relation avec un compatriote résidant régulièrement en France et qui est le père de ses deux enfants nés le 19 janvier 2021 et le 16 mai 2023. Cependant, la stabilité et l'ancienneté de la relation n'est pas établie à la date de la décision attaquée. Par ailleurs, les pièces produites sont insuffisantes à démontrer que M. F est présent aux côtés de ses enfants et qu'il contribue à leur entretien et leur éducation. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que l'intéressée serait spécialement insérée sur le territoire métropolitain. Si deux sœurs, un neveu et un cousin résident sur le territoire métropolitain, elle n'établit pas, par ailleurs, être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine, alors que figure sur son passeport un tampon indiquant qu'elle a quitté les Comores le 14 juin 2015. Dans ces conditions, à défaut d'attaches suffisamment fortes et durables sur le territoire métropolitain, le préfet de la Gironde n'a pas, en lui refusant le séjour, commis d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas davantage méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressée.
11. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation en refusant d'accorder à la requérante le titre de séjour demandé.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. "
13. La situation personnelle et familiale de la requérante, telle qu'exposée au point 10, ne caractérise pas des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de ce que le refus de séjour a été pris en méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
14. En sixième lieu, les moyens soulevés à l'encontre du refus de séjour ayant été écartés, la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français a été prise sur le fondement d'une décision illégale et à en demander l'annulation par voie de conséquence.
15. En septième lieu, aux termes du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
16. Dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que les enfants de la requérante entretiendraient des relations avec leur père, résidant régulièrement en France, la cellule familiale peut se reconstruire dans le pays d'origine de Mme I où ses enfants pourront poursuivre leur scolarité. Par suite, l'obligation de quitter le territoire français ne porte pas atteinte à l'intérêt supérieur des enfants de la requérante.
17. En huitième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales soulevé à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français, qui n'a ni pour objet ni pour effet de fixer le pays à destination duquel la requérante est susceptible d'être renvoyé, est inopérant.
18. En dernier lieu, les moyens soulevés à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision fixant le pays de destination a été prise sur le fondement d'une décision illégale et à en demander l'annulation par voie de conséquence.
Sur les autres conclusions :
19. Dès lors que le présent jugement rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme I, ses conclusions aux fins d'injonction et celles relatives au frais de l'instance doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme I est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B I et au préfet de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 2 octobre 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Cabanne, présidente,
M. Pinturault, premier conseiller,
Mme Fazi-Leblanc, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.
La présidente-rapporteure,
C. CABANNE
L'assesseur le plus ancien,
M. PINTURAULT
La greffière,
M-A PRADAL
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026