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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2306662

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2306662

lundi 17 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2306662
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de délivrance d’une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Gironde a délivré à l’intéressé un certificat de résidence « salarié » sur le fondement de l’article 7 b) de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions à fin d’annulation et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. B.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 décembre 2023, M. A B, représenté par Me Hachet, demande au tribunal :

1°) d'annuler " la décision de renouvellement de récépissé et/ou de refus de délivrance d'une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de titre de séjour " ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L.761- 1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 février 2025, le préfet de la Gironde conclut au non- lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que le 11 septembre 2024, soit postérieurement à l'enregistrement de la requête, le préfet de la Gironde a délivré à M. B un certificat de résidence mention " salarié " sur le fondement de l'article 7 b de l'accord franco algérien du 27 décembre 1968 valable du 9 juillet 2024 au 8 juillet 2025. Dans ces conditions, les conclusions de la requête à fin d'annulation qui sont visées ci-dessus sont désormais privées d'objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. B en application de l'article L. 761- 1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la Gironde.

Fait à Bordeaux, le 17 février 2025.

Le président de la 4ème chambre,

D. Katz

La République mande et ordonne au préfet de Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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