mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2400270 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 janvier 2024, Mme A G, représentée par Me Trebesses, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 octobre 2023 par lequel le préfet de la Gironde a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé autorisant le séjour et le travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
- l'arrêté contesté a été signé par une autorité ne disposant pas d'une délégation de signature régulière ;
- il n'est pas motivé;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle ;
- la décision portant refus de séjour a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle ne peut pas vérifier, en l'absence de communication du rapport du médecin rapporteur, que ce dernier était régulièrement désigné et n'a pas siégé au sein du collège des médecins et que l'avis rendu par ce collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration était complet ;
- la décision portant refus de séjour méconnait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que l'état de santé de sa fille B nécessite des soins dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui ne sont pas disponibles dans son pays d'origine ;
- la décision d'éloignement a été prise en méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté litigieux méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, dès lors qu'elle réside en France avec ses deux enfants et est divorcée de son époux, que ses deux enfants sont scolarisés en France, et qu'elle ne constitue pas une menace pour l'ordre public.
Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés les 5 et 12 février 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme G ne sont pas fondés.
Mme G a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 20 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme de Gélas a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A G, ressortissante géorgienne née le 12 septembre 1995, est entrée en France le 1er avril 2019, accompagnée de son conjoint compatriote et de leurs deux enfants, B, née le 21 janvier 2014, et Andria, née le 26 août 2015. Elle a déposé une demande d'asile le 29 avril 2019, qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par une décision du 16 juillet 2019, confirmée le 17 septembre 2019 par la Cour nationale du droit d'asile. Le 27 mai 2021, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'accompagnante de sa fille B gravement malade, qui lui a été refusé par arrêté en date du 13 décembre 2021 de la préfète de la Gironde, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Bordeaux par jugement du 21 février 2023. Mme G a déposé, le 11 mai 2023, une nouvelle demande de titre de séjour en qualité de parent d'un enfant mineur étranger malade sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 25 octobre 2023, dont Mme G demande l'annulation, le préfet de la Gironde a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
2. En premier lieu, le préfet de la Gironde a, par un arrêté du 31 août 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs n°33-2023-164, donné délégation à Mme D C, cheffe du bureau de l'admission au séjour des étrangers, signataire de l'arrêté litigieux, à l'effet de signer, dans la limite de ses attributions, toutes décisions, documents et correspondances prises en application des livres II, IV, VI et VIII (partie législative et réglementaire) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
3. En second lieu, l'arrêté attaqué, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressée, vise les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de Mme G et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le préfet de la Gironde énonce notamment les conditions et la date d'entrée en France de la requérante ainsi que les précédentes mesures prises à son encontre. Ensuite, l'arrêté mentionne notamment l'avis rendu le 2 octobre 2023 par les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), et les raisons pour lesquelles elle ne peut se voir délivrer le titre de séjour qu'elle a sollicité. Enfin, il examine les principaux éléments objectifs et concrets de la vie privée et familiale de l'intéressée, notamment la présence en France de ses deux enfants, leur scolarisation, et l'absence de preuve d'une insertion durable dans la société française avant d'en déduire qu'elle ne satisfait pas les conditions de délivrance d'un titre de séjour et qu'aucune circonstance ne s'oppose à ce qu'elle fasse l'objet d'une mesure d'éloignement. Ces circonstances de droit et de fait sont suffisamment développées pour avoir mis utilement Mme G en mesure de comprendre et de discuter les motifs de cette décision. Ainsi, l'acte attaqué, qui permet de vérifier que l'autorité préfectorale a procédé à un examen approfondi de sa situation, est suffisamment motivé. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9 () se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. () Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9. ". Aux termes de l'article R. 425-11 de ce même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-12 : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. () ".
5. Il ressort des pièces du dossier qu'avant de refuser de délivrer un titre de séjour à Mme G, le préfet de la Gironde, faisant application de la procédure décrite par les dispositions précitées, a sollicité l'avis du collège des médecins de l'OFII sur l'état de santé de son enfant. Il ressort de la copie de l'avis rendu le 2 octobre 2023 par ce collège de médecins et du bordereau de transmission du même jour, versés aux débats, qu'un rapport médical a été établi le 21 septembre 2023 par le docteur E F, médecin régulièrement désigné par décision du 1er octobre 2021 du directeur général de l'OFII, et transmis au collège des médecins de l'OFII le même jour. Il ressort de ces documents que le médecin rapporteur n'a pas siégé au sein de ce collège, dont les trois membres sont nommément désignés dans l'avis du 2 octobre 2023 et dans le bordereau de transmission. Enfin, Mme G n'apporte aucun élément de nature à démontrer que cet avis serait incomplet. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté en toutes ses branches.
6. En deuxième lieu, en application des dispositions précitées de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi allant dans le sens de ses conclusions. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
7. Il ressort des termes de l'avis du collège des médecins de l'OFII du 2 octobre 2023, produit en défense par le préfet de la Gironde, que l'état de santé de l'enfant B nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais que celle-ci peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Pour contester cette appréciation, la requérante produit plusieurs certificats médicaux qui se bornent à faire état, tout comme l'avis de l'OFII, de la nécessité d'un suivi médical régulier de l'enfant qui souffre d'une polykystose hépato-rénale, maladie chronique et évolutive, responsable d'une fibrose hépatique et d'un cavernome portal, compliquée de varices œsophagiennes. S'il est constant que son état de santé justifie une prise en charge spécialisée comprenant notamment des fibroscopies œso-gastro-duodénales et échographies abdominales et rénales régulières, l'attestation du ministère du travail et de la santé de la Géorgie versée au dossier, qui fait état d'une absence " de technologies appropriées " en Géorgie pour le traitement médical spécifique " de haute technologie " de B, n'est pas suffisamment circonstanciée pour remettre en cause, à elle seule, l'appréciation faite par le collège des médecins de l'OFII sur l'existence d'un traitement approprié dans le pays d'origine. Il en est de même du certificat médical du 28 décembre 2023, selon lequel le don et la transplantation d'organes cadavériques, y compris du foie, ne sont pas pratiqués en Georgie. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision de refus de séjour méconnait les dispositions précitées de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni, par voie de conséquence l'obligation de quitter le territoire l'article L. 611-3 du même code.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. Mme G soutient qu'elle séjourne en France avec ses deux enfants scolarisés, qu'elle a divorcé le 24 novembre 2023, qu'elle fait preuve de volonté d'intégration et s'exprime en français. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la requérante s'est maintenue sur le territoire malgré une obligation de quitter le territoire prise à son encontre le 12 août 2019 et un refus de séjour du 13 décembre 2021 dont la légalité a été confirmée par le tribunal. Elle ne justifie d'aucune insertion particulière et ne dispose d'aucun lien privé et familial sur le territoire français à l'exception de ses enfants dont le père a également fait l'objet d'une mesure d'éloignement. Il résulte par ailleurs de ce qui précède que rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue en Géorgie où il n'est pas établi que sa fille ainée ne pourrait disposer d'un traitement approprié à son état de santé ni que ses enfants ne pourront poursuivre leur scolarité. Ainsi, alors qu'elle ne justifie pas être isolée dans son pays d'origine, dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de vingt-quatre ans, les décisions attaquées de refus de séjour et portant obligation de quitter le territoire français ne portent pas une atteinte disproportionnée au droit de Mme G au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs, Mme G n'est pas fondée à soutenir que les décisions attaquées de refus de séjour et portant obligation de quitter le territoire français sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de leur conséquence sur sa situation personnelle.
11. En cinquième lieu, dès lors que l'arrêté contesté n'a ni pour objet, ni pour effet de séparer les enfants de Mme G de cette dernière, et, ainsi qu'il a été dit, que son ainée pourra bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, les décisions de refus de séjour et portant obligation de quitter le territoire français ne portent pas atteinte à leur intérêt supérieur. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
13. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit au point 7, que l'état de santé de l'enfant B nécessite une prise en charge médicale régulière et spécialisée gastro-pédiatrique et néphro-pédiatrique, au moins bi-annuelle, avec un traitement des complications au fur et à mesure de leur apparition et que l'absence de prise en charge pourrait avoir de graves conséquences sur sa santé et son pronostic vital. Il n'est pas contesté que ce suivi est assuré depuis 2019 et à la date de la décision attaquée par le centre hospitalier universitaire de Bordeaux et à l'hôpital Necker à Paris. Dans ces conditions, en faisant interdiction à Mme G de revenir sur le territoire français, le préfet de la Gironde a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme G est seulement fondée à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Eu égard aux motifs qui la fonde, l'annulation de la seule décision d'interdiction de retour prononcée par le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. L'Etat n'étant pas, pour l'essentiel, la partie perdante dans la présente instance, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet de la Gironde du 25 octobre 2023 est annulée en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A G et au préfet de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Chauvin, présidente,
Mme de Gélas, première conseillère,
Mme Patard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2024.
La rapporteure,
C. DE GÉLAS
La présidente,
A. CHAUVINLa greffière,
C. JANIN
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026