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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2400777

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2400777

mardi 7 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2400777
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 janvier 2024, M. D E, représenté par Me Missiaen, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 décembre 2022 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de son éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire pendant une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. E soutient que :

En ce qui concerne le moyen commun à toutes les décisions :

- le signataire de l'acte n'établit pas sa compétence ;

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dès lorsqu'il réside en France habituellement depuis plus de dix ans ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :

- elle est dépourvue de base légale dès lors qu'elle est fondée sur un refus de titre de séjour lui-même illégal ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au regard notamment de l'ancienneté de sa résidence sur le territoire français, des circonstances qu'il n'a plus de lien avec sa famille en Algérie et que sa vie est en France où il reçoit des soins médicaux et est accompagné ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'un retour en Algérie présente le risque d'un traitement inhumain et dégradant compte tenu des violences qu'il a subies dans ce pays et des troubles psychiques dont il est atteint ;

En ce qui concerne la décision lui interdisant le retour sur le territoire pendant une durée de deux ans :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité des décisions de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire ;

- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 février 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête de M. E est irrecevable du fait de sa tardiveté et que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

M. E a obtenu l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 31 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique modifiée ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Fazi-Leblanc a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. E, ressortissant algérien né le 14 janvier 1967, déclare être entré en France en 2000. Le 29 janvier 2014, il a sollicité pour la première fois son admission au séjour sur le fondement de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et il s'est vu délivrer une autorisation provisoire de séjour suivie d'un certificat de résidence qui est arrivé à échéance le 4 avril 2017. Par un arrêté daté du 31 janvier 2018, la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. La légalité de cet arrêté a été confirmée par le tribunal administratif de Bordeaux le 27 juin 2018 puis par la Cour administrative d'appel de Bordeaux le 27 août 2018. Le 4 octobre 2019, M. E a de nouveau sollicité un titre de séjour et déposé une demande d'asile qui a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 18 novembre 2019, décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) par un arrêt du 26 août 2020. A la suite de l'avis émis par l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 22 juillet 2020, la préfète de la Gironde a pris un arrêté daté du 9 novembre 2020 par lequel elle a refusé de délivrer à M. E un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, fixé le pays de destination de son éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire pendant une durée de deux ans. M. E n'a ni contesté ni exécuté cet arrêté. Le 10 juin 2022, M. E a sollicité le séjour sur le fondement de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Par un arrêté du 12 décembre 2022, dont M. E demande l'annulation, la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de son éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à toutes les décisions :

2. Il ressort de la consultation du site internet de la préfecture, librement accessible, que la préfète de la Gironde a, par arrêté du 5 octobre 2022 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n°33-2022-196, donné délégation à M. A C, directeur des migrations et de l'intégration, pour signer, toutes décisions, documents et correspondances en matière de droit au séjour et d'éloignement pris en application des livres II, IV, V, VI, VII et VIII (partie législative et réglementaire) dont font partie les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté daté du 12 décembre 2022 doit être écarté comme manquant en fait.

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

3. Aux termes des stipulations de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française./ Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant.() ".

4. M. E soutient être entré en France en 2000 et y résider depuis lors. Toutefois, les pièces qu'il fournit pour en attester, en l'espèce la déclaration de perte de sa carte d'identité algérienne, de son passeport et de son livret militaire et permis de conduire établie par le consulat d'Algérie à Marseille le 5 août 2004, une attestation sur l'honneur de M. B attestant sur l'honneur avoir hébergé à titre gratuit du 20 janvier 2007 au 15 mars 2013 à son domicile à Saint-Germain du Puch, un certificat médical du Dr F, psychiatre au centre hospitalier spécialisé Charles Perrens à Bordeaux attestant que M. E est " suivi par l'équipe depuis le 30 août 2013 " sans donner de date ni de périodicité, et des avis d'imposition sur le revenu pour les années 2017, 2018, 2019 et 2020, eu égard à leur caractère fragmentaire, sont insuffisantes pour démontrer la présence continue en France de M. E depuis plus de dix ans à la date de signature de l'arrêté en litige. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et de l'erreur manifeste d'appréciation dont la préfète aurait entaché sa décision ne peuvent qu'être écartés.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le refus d'admission au séjour dont a fait l'objet M. E n'est pas entaché d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire français serait dépourvue de base légale doit être écarté.

6. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. M. E se prévaut d'une présence en France depuis 2000, sans toutefois l'établir. Il ressort de la fiche famille qu'il a complétée pour la préfecture que ses parents ainsi que ses frères et sœurs vivent en Algérie et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il possèderait d'autres liens familiaux sur le territoire français. Il ne fait pas valoir de liens amicaux particuliers. S'il indique qu'il fait l'objet d'un suivi médical en France du fait de troubles psychiatriques et que ces troubles constituent un obstacle à l'obligation de quitter le territoire, le dernier avis de l'office français de l'immigration et de l'intégration a indiqué que si son état nécessitait un traitement, celui-ci pouvait être assuré dans son pays d'origine et M. E n'a pas déposé de nouvelle demande de titre de séjour " étranger malade ". Il a fait l'objet de deux mesures d'obligation de quitter le territoire le 31 janvier 2018 et le 9 novembre 2020, celle-ci étant assortie d'une interdiction de retour sur le territoire pendant une durée de deux ans. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, l'obligation de quitter le territoire français prise le 12 décembre 2022 à l'encontre de M. E ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

8. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas illégales, M. E ne peut exciper de l'illégalité de cette décision pour contester la décision fixant le pays de renvoi.

9. En second lieu, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant refus de séjour est inopérant au soutien des conclusions dirigée contre la décision fixant le pays de renvoi.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

11. M. E soutient qu'il a fui son pays en 2000 à la suite d'une très violente agression suivie d'un enlèvement puis d'un emprisonnement de deux mois par quatre personnes et qu'il souffre de troubles psychiatriques importants pour lesquels il est suivi médicalement par l'équipe médicale du centre hospitalier spécialisé Charles Perrens, ce dont il atteste par des certificats et une ordonnance. Toutefois, il ne fournit pas d'éléments permettant d'établir cette agression ni qu'il encourrait des risques de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Algérie. Sa demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA et cette décision a été confirmée par un arrêt de la CNDA. Par suite, le moyen tenant à ce que la préfète de la Gironde aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

12. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision de refus de séjour invoqué à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ne peut qu'être écarté.

13. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant refus d'un titre de séjour au soutien des conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire est inopérant.

14. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français.

Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français.". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ". Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour fixer la durée de l'une interdiction de retour prévue à l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les motifs qu'invoque l'autorité compétente sont de nature à justifier légalement dans sa durée la décision d'interdiction de retour.

15. Il ressort des pièces du dossier que M. E a fait l'objet de deux mesures d'obligation de quitter le territoire non exécutées avant l'édiction des décisions en litige, qu'il n'était pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu 35 ans et qu'il ne justifiait pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France. S'il invoque son état de santé, ainsi qu'il a été dit, le dernier avis de l'office français de l'immigration et de l'intégration a indiqué que si son état nécessitait un traitement, celui-ci pouvait être assuré dans son pays d'origine et M. E ne fait pas état d'éléments nouveaux qui devraient être pris en compte. Dans ces circonstances, c'est sans méconnaître les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la préfète de la Gironde a prononcé à l'encontre de M. E, quand bien même le comportement de l'intéressé ne caractériserait pas un trouble à l'ordre public, une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans. Cette mesure, qui ne procède pas d'une erreur d'appréciation, ne porte pas davantage, pour les mêmes motifs que ceux invoqués au point 7, au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée justifiant que soit accueilli le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

16. En quatrième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut être utilement invoqué qu'à l'encontre de la décision portant fixation du pays de destination.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 12 décembre 2022 de la préfète de la Gironde doivent être rejetées sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la requête. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'injonction de M. E doivent également être rejetées.

Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par M. E au titre des frais exposés à l'occasion du litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E et au préfet de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 25 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Ferrari, président,

Mme G et Mme Fazi-Leblanc, premières conseillères,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.

La rapporteure,

S. FAZI-LEBLANC

Le président,

D. FERRARI

La greffière,

E. SOURIS

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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