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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2402176

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2402176

lundi 15 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2402176
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPROUST

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., détenu, qui contestait une décision du directeur interrégional des services pénitentiaires. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation notifiée le 8 avril 2024, le requérant n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'aide juridictionnelle provisoire a été refusée sur le fondement de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 22 mars 2024, le président du tribunal administratif de Limoges a transmis le dossier de la requête de M. A... B....

Par cette requête, enregistrée le 22 mars 2024, M. B..., alors incarcéré au centre de détention de Neuvic, conteste une décision du directeur interrégional des services pénitentiaires n°8/24, reçue le 30 janvier 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…)».

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du même code: « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser ».

3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le greffier en chef et dont l’accusé de réception postal a été signé le 8 avril 2024 et doit, dès lors, être regardée comme notifiée dès la date de sa présentation, M. B... n’a pas, à l’expiration du délai qui lui était imparti, produit l’acte attaqué et n’a pas justifié de l’impossibilité de le produire. Par suite, cette requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.

4. Aux termes de l’article 7 de la loi du 10 juillet 1991 : « L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable ou dénuée de fondement ». Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... est manifestement irrecevable. Ainsi, sans qu’il y ait lieu d’accorder au requérant l’aide juridictionnelle à titre provisoire, sa requête doit être rejetée.


O R D O N N E:


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifié à M. B.... Copie sera adressée au garde des sceaux, ministre de la justice.


Fait à Bordeaux, le 15 septembre 2025.


La présidente de la 5e chambre,




A. CHAUVIN



La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
la greffière,

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