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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2402783

lundi 6 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2402783
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantGHETTAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 avril 2024, Mme A C, représentée par Me Ghettas, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mai 2024, le préfet de la Gironde conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que la requête se trouve dépourvue d'objet, car il a délivré un récépissé de demande de titre de séjour à Mme C valable du 2 mai au 1er septembre 2024, et a convoqué cette dernière à la préfecture pour venir retirer ce récépissé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. Il y a lieu d'admettre Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus.

3. Il résulte de l'instruction que le préfet de la Gironde, postérieurement à l'introduction de la requête, a délivré à Mme C un récépissé de demande de titre de séjour valable du 2 mai au 1er septembre 2024 et a convoqué cette dernière à la préfecture pour venir retirer ce document. Par suite, les conclusions de Mme C à fin d'injonction sont dépourvues d'objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros à verser à Me Ghettas, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme C est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme C à fin d'injonction.

Article 3 : L'Etat versera la somme de 800 euros à Me Ghettas, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C, à Me Ghettas et au préfet de la Gironde.

Fait à Bordeaux le 6 mai 2024.

Le juge des référés,

D. B

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,00