mardi 18 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2402883 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU-1ère chambre |
| Avocat requérant | DA ROS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 avril 2024, M. B A, représenté par Me Da Ros, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 avril 2024 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de l'admettre au séjour au titre de l'asile, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde d'effacer l'inscription d'interdiction de retour d'une durée d'un an du système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son avocate en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
- l'arrêté litigieux a été signé par une autorité incompétente en l'absence de production d'une délégation spéciale et régulièrement publiée ;
- les décisions attaquées ne sont pas motivées.
En ce qui concerne le refus d'admission au séjour :
- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet ne justifie ni de la notification de la décision prise par la Cour nationale du droit d'asile ni de son caractère définitif ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que le préfet n'a pas examiné son droit à une admission exceptionnelle au séjour.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'elle ne lui a pas été régulièrement communiquée avec l'assistance d'un interprète ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et est fondée sur une base légale erronée en ce qu'elle mentionne les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
- la décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux, d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation.
En ce qui concerne le pays de destination :
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Des pièces ont été enregistrées pour le préfet de la Gironde le 29 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Zuccarello pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zuccarello, présidente-rapporteure,
- les observations de Me Da Ros, représentant M. A et de Mme C, interprète en langue turque, assistant M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant turc né le 23 mai 2001 et qui déclare être entré en France le 11 janvier 2023, a sollicité le bénéfice de l'asile, qui lui a été refusé par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 13 novembre 2023, confirmée par une décision du 22 mars 2024 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Par un arrêté du 15 avril 2024, dont M. A sollicite l'annulation, le préfet de la Gironde a refusé d'admettre l'intéressé au séjour au titre de l'asile, lui a enjoint de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pouvait être reconduit à l'issue de ce délai, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur le surplus des conclusions :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
4. En premier lieu, il ressort de la consultation du site de la préfecture, librement accessible, que Mme D F, cheffe du bureau de l'asile à la préfecture de la Gironde et signataire l'arrêté attaqué, bénéficiait, par arrêté du préfet de la Gironde du 29 mars 2024, régulièrement publié le jour même au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, d'une délégation de signature à l'effet de signer " toutes décisions () relevant de l'autorité préfectorale pris[es] en application des livres IV, V, VI et VII (partie législative et réglementaire) du CESEDA ", au nombre desquelles figurent les décisions attaquées. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet acte doit être écarté.
5. En second lieu, aux termes aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". D'une part, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée () ". D'autre part, aux termes de l'article L. 612-8 du code précité : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
6. L'arrêté attaqué, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de M. A, mentionnent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement en visant d'une part, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et d'autre part les éléments relatifs à la situation personnelle du requérant, notamment le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA et l'absence de liens familiaux en France. S'agissant en particulier de la décision portant interdiction de retour, l'arrêté mentionne la circonstance que la présence de M. A sur le territoire n'est justifiée que par les délais d'instruction de sa demande d'asile et qu'il ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens en France, ainsi que les circonstances qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public et qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Ces circonstances de droit et de fait sont suffisamment développées pour avoir mis utilement M. A en mesure de comprendre et de discuter les motifs de cette décision. Par suite, le moyen commun tiré de l'absence de motivation des décisions attaquées doit être écarté.
En ce qui concerne le refus d'admission au séjour :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français ". Aux termes de l'article L. 542-1 de ce code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la signature de celle-ci. Dans le cas où il est statué par ordonnance, l'autorité administrative ne peut engager l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français du demandeur d'asile dont le droit au maintien a pris fin qu'à compter de la date de notification de l'ordonnance ".
8. Il ressort des pièces du dossier et de la fiche Telemofpra produite en défense que par une décision du 22 mars 2024 lue en audience publique, et notifiée en tout état de cause au requérant le 27 mars 2024, la Cour nationale du droit d'asile a rejeté le recours de M. A contre le refus d'asile opposé par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Dans ces conditions, et alors que le droit au séjour de l'intéressé avait pris fin, le préfet de la Gironde pouvait légalement en tirer les conséquences sur l'admission au séjour du requérant. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit par suite être écarté.
9. En second lieu, le préfet de la Gironde, qui statuait sur la seule admission au séjour de l'intéressé au titre de l'asile, n'était pas tenu de faire usage de son pouvoir discrétionnaire pour admettre exceptionnellement M. A au séjour. Il ne ressort en outre pas des termes de la décision attaquée que le préfet de la Gironde n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle et familiale avant de prendre la décision litigieuse. Les moyens tirés de l'erreur de fait, du défaut d'examen et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent par suite être écartés.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. Aux termes de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque les dispositions du présent code prévoient qu'une information ou qu'une décision doit être communiquée à un étranger dans une langue qu'il comprend, cette information peut se faire soit au moyen de formulaires écrits dans cette langue, soit par l'intermédiaire d'un interprète. L'assistance de l'interprète est obligatoire si l'étranger ne parle pas le français et qu'il ne sait pas lire () ".
11. En tout état de cause, les modalités de notification d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français, qui ont seulement pour objet de mettre l'intéressé en mesure de contester utilement cette décision, sont sans incidence sur sa légalité. Le moyen doit être écarté comme inopérant.
12. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° () ".
13. Il ressort de ce qui a été dit au point 8 que M. A ne bénéficiait plus d'un droit au séjour. Par suite, c'est sans méconnaître les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet de la Gironde a prononcé à l'encontre de M. A une obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
14. En premier lieu, il résulte de tout ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire n'est pas illégale. M. A n'est par suite pas fondé à demander l'annulation de la décision prononçant une interdiction de retour par voie de conséquence
15. En second lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point 5 qu'il appartient au préfet, s'il entend assortir sa décision portant obligation de quitter le territoire dans un délai déterminé, d'une interdiction de retour sur le territoire, dont la durée ne peut dépasser cinq ans, de prendre en considération les quatre critères énumérés par l'article précité que sont la durée de présence sur territoire de l'intéressé, la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et les circonstances, le cas échéant, qu'il ait fait l'objet d'une ou plusieurs précédentes mesures d'éloignement et que sa présence constitue une menace pour l'ordre public.
16. Il ressort de la motivation de la décision litigieuse, telle qu'elle a été rappelée au point 6, que le préfet de la Gironde n'a pas entaché celle-ci d'un défaut d'examen réel et sérieux. Il ressort également des pièces du dossier que M. A est entré récemment en France, pays dans lequel il ne justifie pas de liens personnels et familiaux anciens et stables et dans lequel il s'est maintenu uniquement dans le cadre de sa demande d'asile. Ainsi, quand bien même le requérant ne constitue pas une menace pour l'ordre public et n'a pas fait l'objet auparavant d'une mesure d'éloignement, le préfet de la Gironde, n'a pas commis d'erreur dans l'appréciation de la situation du requérant en fixant une interdiction de retour sur le territoire d'un an. Pour les mêmes motifs, le préfet de la Gironde n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prenant la décision attaquée.
En ce qui concerne le pays de destination :
17. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
18. Si M. A soutient qu'il encourt des risques de persécutions dans son pays d'origine en raison de son appartenance à la minorité kurde et de l'aide matérielle qu'il aurait apporté à des membres du parti " PKK ", les pièces qu'il produit ne suffisent pas à démontrer qu'il encourrait de tels risques en cas de retour en Turquie. En outre, il ressort des pièces du dossier que la demande d'asile de l'intéressé a été rejetée par l'autorité compétente. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Me Da Ros, à M. B A et au préfet de la Gironde.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.
La magistrate désignée,
F. ZUCCARELLOLa greffière,
M. E
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026