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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2402901

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2402901
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Dordogne de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a convoqué l’intéressé pour procéder à la délivrance d’une carte de séjour, ce qui a implicitement retiré la décision attaquée. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande de frais irrépétibles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 mai 2024, M. B A, représenté par Me Landete, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler la décision implicite, née le 9 mars 2024, par laquelle le préfet de la Dordogne a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

3°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de la Dordogne de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " ;

4°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet de la Dordogne de réexaminer sa situation ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat à verser au requérant la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative, avec application du bénéfice des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 au profit de Me Landete.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 août 2024, le préfet de la Dordogne conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

3. Il ressort des écritures du préfet de la Dordogne que M. A a été convoqué le 22 août 2024 dans les services de la préfecture pour réaliser une prise d'empreinte afin de lui délivrer une carte de séjour en application de l'article 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui révèle implicitement mais nécessairement un retrait de la décision implicite attaquée. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. A ont perdu leur objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : M. A est admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. A.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée M. B A, au préfet de la Dordogne et à Me Landete.

Fait à Bordeaux, le 16 octobre 2024.

Le président de la 4ème chambre,

D. Katz

La République mande et ordonne au préfet de la Dordogne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,