LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2403293

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2403293

vendredi 15 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2403293
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème Chambre

Résumé IA

Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français – Tribunal Administratif de Bordeaux (6ème chambre) – Rejet de la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l’arrêté préfectoral du 9 juillet 2024. Le tribunal écarte le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation, faute pour le requérant de démontrer la réalité et l’ancienneté de sa vie commune avec son épouse française, l’exercice d’une activité professionnelle stable, ou l’impossibilité de solliciter un visa depuis l’Algérie. La décision s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 22 et 29 mai 2024, M. D B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 16 mai 2024 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Il soutient que le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 juillet 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Brouard-Lucas, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. D B, ressortissant algérien né le 10 décembre 2000, déclare être entré sur le territoire français irrégulièrement le 29 octobre 2019. Le 2 mai 2023, le préfet de la Gironde a pris à son encontre une mesure d'éloignement, qu'il n'a pas exécutée. Le 21 novembre 2023, M. B a sollicité son admission au séjour en qualité de conjoint de français sur le fondement des stipulations de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Par un arrêté du 9 juillet 2024, le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. B demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. M. B se prévaut de son mariage célébré le 20 juin 2022 avec Mme E A C, de nationalité française. S'il ne conteste pas qu'il est entré en France sans le visa exigé pour la délivrance aux ressortissants algériens d'un certificat de résident temporaire en qualité de conjoint de français, il fait valoir que sa relation avec son épouse a débuté en 2020, qu'il subvient aux besoins du foyer et que plusieurs de ses cousines, oncles et tantes résident en France depuis plusieurs années. Toutefois, les pièces qu'il produit ne sont pas de nature à établir la réalité de la vie commune avant mai 2022. Par ailleurs, si M. B indique travailler en qualité de coiffeur, il ne produit aucune preuve de l'exercice d'une quelconque activité professionnelle depuis son arrivée en France et sa déclaration de revenu ne comporte aucun salaire. Il ne justifie pas non plus de la réalité et de régularité du séjour des membres de sa famille en France. Dans ce contexte, au regard du caractère récent de sa vie commune et de son mariage avec Mme A C du fait que le couple n'a pas d'enfant et alors qu'il lui est possible de retourner en Algérie pour se procurer le visa exigé par les stipulations de l'accord bilatéral, pays dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de 19 ans et où résident toujours ses parents et l'ensemble de sa fratrie, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation qu'aurait commise le préfet de la Gironde doit être écarté.

3. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à solliciter l'annulation de l'arrêté du 9 juillet 2024.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Brouard-Lucas, présidente-rapporteure,

M. Bourdarie, premier conseiller,

Mme Passerieux, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 novembre 2024.

Le premier assesseur,

H. BOURDARIE La présidente-rapporteure,

C. BROUARD-LUCAS

La greffière,

A. JAMEAU

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2403293

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions