LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2403584

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2403584

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2403584
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "saisonnier" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les dispositions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limitent à six mois par an la durée cumulée de séjour autorisée par ce titre. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. G, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 juin 2024, M. A G, représenté par Me Cesso, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 mai 2024 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " saisonnier " ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne le refus de délivrance d'un titre de séjour :

- la décision a été signée par une autorité incompétente pour ce faire ;

- le titre de séjour dont il avait bénéficié le 21 octobre 2022 était illégal car il n'était pas d'une durée pluriannuelle mais seulement valable 13 mois ; par suite, la date réelle de son expiration était le 20 octobre 2022 de sorte qu'il devait être regardé comme étant en réalité titulaire d'un droit au séjour jusqu'au 20 octobre 2024 ;

- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'a pas été être précédée d'une procédure contradictoire alors qu'elle retire le titre de séjour délivré le 21 octobre 2022 ;

- en refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " saisonnier " sur le fondement des dispositions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet a commis une erreur de droit ;

- l'administration est trop rigoureuse à son encontre et à l'égard de son employeur car tous deux étaient de bonne foi et ne connaissaient pas la règle de la limite des 6 mois ; ils n'ont méconnu autre législation ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences futures sur sa situation car elle compromet ses chances de trouver un emploi ainsi que sa situation économique alors même qu'en France le métier d'ouvrier agricole est en tension ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour entraîne, par la voie de l'exception d'illégalité, l'illégalité subséquente de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 juillet 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

Vu l'arrêté attaqué et les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les observations de Me Esseul, substituant Me Cesso, représentant de M. G.

Considérant ce qui suit :

1. M. A G, né le 15 février 1994 à Sfafaa (Maroc), de nationalité marocaine, est entré régulièrement en France le 27 juin 2022 sous couvert d'un visa long séjour portant la mention " saisonnier " et a obtenu le 21 octobre 2022 la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " saisonnier ". Il a sollicité le 20 novembre 2023 du préfet de la Gironde le renouvellement de son titre de séjour. Par une décision en date du 14 mai 2024, le préfet de la Gironde a opposé un refus à sa demande de renouvellement de son titre de séjour et a assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision contestée a été signée par Madame E D, adjointe à la cheffe du bureau du séjour qui, par un arrêté du 29 mars 2024, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de l'État n° 33-2024-080, mis en ligne sur le site internet des services de l'État en Gironde, a reçu du préfet de la Gironde délégation pour signer, comme le précise l'article trois de cet arrêté, " en cas d'absence ou d'empêchement de Mme F B, cheffe du bureau du séjour, toutes décisions () pris[es] en application des livres II, IV, VI et VIII (parties législative et réglementaire) du CESEDA ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce un emploi à caractère saisonnier, tel que défini au 3° de l'article L. 1242-2 du code du travail, et qui s'engage à maintenir sa résidence habituelle hors de France, se voit délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " d'une durée maximale de trois ans. Cette carte peut être délivrée dès la première admission au séjour de l'étranger. Elle autorise l'exercice d'une activité professionnelle et donne à son titulaire le droit de séjourner et de travailler en France pendant la ou les périodes qu'elle fixe et qui ne peuvent dépasser une durée cumulée de six mois par an. La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail ". Il résulte de ces dispositions que l'étranger qui exerce un emploi à caractère saisonnier et qui s'engage à maintenir sa résidence habituelle hors de France, se voit délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " qui autorise l'exercice d'une activité professionnelle et donne à son titulaire le droit de séjourner et de travailler en France pendant la ou les périodes qu'elle fixe et qui ne peuvent dépasser une durée cumulée de six mois par an.

4. Aux termes de l'article L. 432-2 du même code : " Le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à l'étranger qui cesse de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance de cette carte dont il est titulaire () ".

5. Tout d'abord, M. G n'est pas recevable à invoquer l'illégalité du titre de séjour qui lui avait été délivré le 21 octobre 2022 à l'appui du recours contre la décision attaquée qui n'a été prise ni sur son fondement ni pour en faire application et qui en tout état de cause faisait droit à sa demande de sorte qu'elle ne lui faisait pas grief.

6. Ensuite, la décision attaquée qui, contrairement à ce que soutient le requérant, ne procède pas au retrait du titre de séjour délivré le 21 octobre 2022, n'avait pas à être précédée de la procédure contradictoire préalable au retrait des décisions administratives créatrices de droit.

7. Enfin, il ressort des pièces du dossier que pour refuser à M. G le renouvellement de sa carte de séjour portant la mention " travailleur saisonnier ", le préfet de la Gironde a retenu que l'intéressé n'avait pas respecté la durée maximale annuelle de six mois de séjour en France autorisée par ce titre, méconnaissant ainsi son engagement de maintenir sa résidence hors de France. Il ressort des écritures du requérant qu'il reconnaît s'être maintenu en France au-delà du délai maximum de six mois. Dans ces conditions, le préfet de la Gironde a pu, à bon droit, considérer que le requérant n'avait pas respecté les conditions exigées pour la délivrance de la carte dont il était titulaire. Ce seul motif suffisait à fonder le refus de renouvellement de cette carte en application de l'article L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. En troisième lieu, si le requérant soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation future, notamment financière, car il est dans l'impossibilité de retrouver un emploi, il n'assortit ce moyen d'aucun élément permettant de l'établir. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

9. Il résulte de ce qui a été dit précédemment, que la décision par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à M. G n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. G ainsi que les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. G est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A G et au préfet de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024 où siégeaient :

- M. Ferrari, président,

- Mme H et Mme C, premières conseillères.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.

La rapporteure,

K. C

Le président,

D. Ferrari

Le greffier,

Y. Jameau

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions