vendredi 9 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2404718 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Eloignement 72 heures |
| Avocat requérant | CHAMBARET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 juillet 2024 et des pièces complémentaires enregistrées le 7 août 2024, M. A B, représenté par Me Chambaret, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le préfet de la Dordogne lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, a désigné un pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire pendant une durée de cinq ans ;
2°) d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le préfet de la Dordogne l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français :
- il méconnaît le principe du droit d'être entendu résultant de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivé, en méconnaissance de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnaît l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il justifie de la circonstance particulière tenant à ce qu'il réside depuis deux ans à la même adresse ; la décision entre en contradiction avec l'assignation à résidence sur ce point ;
- il est entaché d'une erreur de droit et de fait dès lors qu'il n'a jamais reçu notification d'une précédente obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne l'assignation à résidence d'une durée de 45 jours :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ; elle vise le 5° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui est inapplicable ;
- elle est disproportionnée, eu égard à la stabilité de sa résidence.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 août 2024, le préfet de la Dordogne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Josserand pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 août 2024 :
- le rapport de M. Josserand,
- les observations de Me Chambaret, représentant M. B, qui précise les moyens de la requête, et qui ajoute que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à défaut d'avoir tenu compte de la durée de présence de l'intéressé sur le territoire et de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France. Il ajoute également que le principe et la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français sont disproportionnés dès lors que M. B ne constitue pas une menace pour l'ordre public, qu'il n'a jamais été mis en mesure de contester l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été notifiée en 2021 faute de notification des voies et délais de recours, et qu'il travaille en France où il s'efforce de s'intégrer,
- et les observations de M. B, assisté d'un interprète en langue arabe. Il précise qu'il logeait initialement à Toulouse mais qu'il bénéficie d'un logement de son employeur à Bergerac depuis plus de deux ans. Il ajoute qu'il a commis un délit en 2021.
En l'absence du préfet de la Dordogne ou de son représentant, l'instruction a été close après ces observations.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant algérien, déclare être entré en France le 1er mai 2021. Par deux arrêtés du 19 juillet 2024, le préfet de la Dordogne, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans, et d'autre part, l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / 2. Cette droite comporte notamment : a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que cet article s'applique non aux États membres mais aux institutions, organes et organismes de l'Union. Par ailleurs, il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union européenne. Il appartient aux États membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.
3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal de la garde à vue de M. B rédigé par les services de la police nationale de Bergerac du 19 juillet 2024, que l'intéressé a été mis à même, par le truchement d'un interprète en langue arabe, de présenter ses observations sur la régularité de sa situation, sa durée de séjour en France, la présence de membres de sa famille en France, ses ressources et sur la circonstance qu'il peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit ".
5. Compte-tenu de ce qui a été dit au point 3, pour éloigner M. B, l'administration a été à même d'apprécier la durée de sa présence en France ainsi que la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit par suite être écarté.
En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire :
6. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité (), qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier, et en particulier de l'arrêté contesté, que pour refuser d'accorder à M. B un délai de départ volontaire, le préfet s'est fondé sur le 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vertu duquel le risque de soustraction à l'obligation de quitter le territoire français est établi si l'étranger entré irrégulièrement sur le territoire français n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Le requérant n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il ne rentrerait pas dans cette situation.
8. D'autre part, le préfet ajoute, reprenant les critères du 8° du même article, que l'intéressé ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, qu'il ne possède pas de document d'identité ou de voyage en cours de validité, ni d'adresse effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. Ainsi que le fait valoir M. B, l'indication selon laquelle il n'a pas d'adresse effective et permanente est erronée, dès lors qu'il réside depuis deux ans dans un logement fourni par son employeur à Bergerac, ce qui ressort notamment de la décision d'assignation à résidence avec laquelle la décision en litige entre donc en contradiction. Toutefois, le requérant ne saurait utilement soutenir que, ce faisant, le préfet a commis une erreur de fait entachant sa décision d'illégalité, dès lors que cette mention de l'arrêté ne constitue pas, par elle-même, un motif de la décision, mais seulement l'un des éléments pris en compte pour s'assurer que l'intéressé ne présente pas de garanties de représentation suffisantes. Dès lors que l'intéressé ne conteste pas qu'il serait démuni de document d'identité ou de voyage, il n'est ainsi pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation en estimant qu'il présenterait un risque de soustraction à l'obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait et celui tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () les décisions d'interdiction de retour () prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".
10. En outre, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ". Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
11. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué, après avoir cité l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se fonde sur le caractère récent de l'entrée en France du requérant, de la nature et l'ancienneté de ses liens en France, l'existence d'une précédente mesure d'éloignement non exécutée et d'un comportement troublant à l'ordre public, pour décider de prononcer une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans. Dans ces conditions, le préfet, qui a pris en compte les critères prévus par l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a suffisamment motivé sa décision en droit et en fait. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.
12. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et en particulier de la décision attaquée, que pour fixer à cinq ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre de l'intéressé, soit la durée maximale prévue par l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version en vigueur depuis le 28 janvier 2024, le préfet de la Dordogne estime notamment que le comportement de l'intéressé constitue un trouble pour l'ordre public. Toutefois, il n'apporte aucun élément en ce sens, se bornant à alléguer que le non-respect d'une obligation de quitter le territoire français constitue une menace pour l'ordre public. Si l'intéressé reconnaît à la barre avoir commis un délit en 2021, sans en préciser la nature ni les circonstances, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet ait eu connaissance de cet élément à la date de sa décision, et ce dernier n'établit pas que le comportement de l'intéressé constituerait encore un danger à la date d'adoption de la décision en litige. Dans ces conditions, bien que M. B ait fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 21 juillet 2021 par le préfet de la Haute-Garonne, le préfet de la Dordogne, en fixant à cinq ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation. Le moyen doit être accueilli, et la décision contestée, annulée.
Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté portant assignation à résidence :
13. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : () 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / 2° L'étranger doit être éloigné en exécution d'une interdiction de retour sur le territoire français prise en application des articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-8 ; () 5° L'étranger doit être éloigné en exécution d'une interdiction de circulation sur le territoire français prise en application de l'article L. 622-1 ; ".
14. Il ressort des pièces du dossier que, pour assigner à résidence M. B, le préfet de la Dordogne s'est fondé sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet à l'autorité administrative d'assigner à résidence un étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai prise moins de trois ans auparavant. M. B ne conteste pas sérieusement que ces conditions sont remplies en l'espèce. Si le préfet a également visé par erreur le 5° de l'article L. 731-1 du même code, qui concerne les étrangers éloignés en exécution d'une interdiction de circulation, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision contestée, qui n'en demeure pas moins suffisamment motivée, dès lors qu'il apparaît clairement, comme dit précédemment, que le préfet a seulement entendu se fonder sur le 1° de cet article. Le moyen tiré du défaut d'examen et de l'erreur de droit doit par suite être écarté.
15. En second lieu, le requérant n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il présenterait une quelconque vulnérabilité, ni que la décision portant assignation à résidence pour une durée de 45 jours serait disproportionnée. Le moyen en ce sens doit par suite être écarté.
Sur les frais d'instance :
16. M. B ne pouvant être regardé comme principalement gagnant dans la présente instance, les conclusions qu'il a présentées titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La décision portant interdiction de retour sur le territoire français est annulée.
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Chambaret et au préfet de la Dordogne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 août 2024.
Le magistrat désigné,
L. JOSSERANDLa greffière,
H. MALO
La République mande et ordonne au préfet de la Dordogne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026