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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2404845

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2404845

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2404845
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de la commune de Bordeaux à lui verser 4 990 euros en réparation du préjudice lié à l’implantation d’une antenne relais. Le juge a estimé que l’argumentation de M. B, fondée sur son hypersensibilité aux ondes électromagnétiques, n’était pas assortie des précisions suffisantes pour démontrer un préjudice réel et actuel ni un lien de causalité direct avec l’absence d’opposition de la commune à la déclaration préalable de travaux. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner la recevabilité de la demande indemnitaire préalable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 juillet 2024, M. A B demande au tribunal de condamner la commune de Bordeaux à lui verser la somme de 4990 euros en réparation du préjudice qu'il subirait en cas d'implantation d'une antenne relais, pour laquelle la commune ne s'est pas opposée à la demande de déclaration préalable.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. M. B soutient dans sa requête qu'il est hypersensible aux ondes électromagnétiques et que l'implantation d'une antenne téléphonique à proximité de son logement, pour laquelle la mairie de Bordeaux ne s'est pas opposée à déclaration préalable de travaux, nuirait à sa qualité de vie. Il demande au tribunal de condamner la commune à lui verser une somme de 4990 euros en réparation de son préjudice personnel et pour des travaux permettant de bloquer les ondes électromagnétiques dans son logement. Toutefois, et sans qu'il soit besoin d'établir s'il a adressé une demande indemnitaire préalable à la mairie de Bordeaux, l'argumentation sommaire de M. B n'est manifestement pas assortie des précisions nécessaires permettant d'une part, de démontrer qu'un préjudice réel et actuel serait constitué à ce jour ni d'autre part, d'établir le lien de causalité direct et certain entre l'absence d'opposition de la mairie à la déclaration préalable de travaux et son éventuel préjudice. Par suite, la requête de M. B, qui n'a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux, doit être rejetée, sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Bordeaux, le 3 octobre 2024.

Le président du tribunal,

G. CORNEVAUX

La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

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